M.A.S.K. T.1 
M.A.S.K.: Mobile Armored Strike Kommand #1-5 - Etats-Unis - 2017
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Dessinateur : Tony Vargas, Juan Samu
Scenariste : Brandon Easton
Nombre de pages : 112 pages
Distributeur : Vestron
Date de sortie : 31 mai 2021
Bande dessinnée : note
Jaquette de « M.A.S.K. T.1  »
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LE PITCH
Après avoir sauvé le monde aux côtés de GI Joe et des Transformers; MASK se retrouve à l'écart. Son directeur Miles Manheim s'est révélé être un traître et a disparu sans laisser de traces. Matt Trakker est forcé d prendre en main ce qu'il reste de l'équipe. Forcé d'abandonner sa base, elle est un désormais un groupe de fugitif.
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Les voilà, ils sont prêts

Nouvelle retombée du crossover Revolution du Hasbro Comic Book Universe : le grand retour de la troupe mécanisée des MASK célèbres héros d'un dessin animé des années 80 et d'une gamme de jouets transformables que les gamins s'arrachaient. Et c'est bien entendu chez Vestron que ça se passe.

Réapparue dans les pages de Revolution donc, aux côtés des Transformers, des Micronauts, Action Man ou ROM, la licence M.A.S.K. (pour Mobile Armored Strike Kommand, oui avec un K) fut entièrement conçue, comme cela se faisait beaucoup à cette époque, en entrelaçant à la fois la confection d'une nouvelle gamme de jouets et la production d'une série animée. L'un permettant de mieux vendre l'autre et vice-versa. C'était encore une fois un logo Kenner qui ornait les cartons des superbes véhicules modifiables, mais du coté de la série ce furent les célèbres Bernard Deyriès, Bruno Bianchi et Jean Chalopin (Les Mystérieuse citée d'or, Ulysse 31, Jayce et les conquérants de la lumière...) qui confectionnèrent amoureusement ce mélange évident entre Transformers et G.I. Joe. Des héros courageux, pilotes hors pair et agents vaguement secrets, dont les masques possédaient des pouvoirs spectaculaires sur la matière, combattant inlassablement, épisode après épisode, la terrible troupe de VENOM dirigée par le méchant Miles Manheim.

 

Justiciers, justiciers...


25 ans après tout est bel et bien là, sauf l'insupportable gosse et son robot T-Bob, avec désormais les pistes entamées dans les pages de Revolution, reliant justement les origines de la Team à celles de leurs pires ennemis. Plus apprécié des amateurs pour son reboot de l'animé Cosmocats que son travail assez générique dans le petit monde des comics, Brandon Easton va exactement là où on l'attendait, retrouvant une équipe qui tente difficilement de se réorganiser et qui subit surtout le contre-coup du mauvais comportement de leurs ennemis. Si l'album prend parfois quelques cases pour explorer les sentiments des personnages, revenir brièvement sur leur passé, le comics retrouve surtout l'action simple et directe d'autrefois. Un piège cousu de fil blanc dans lequel s'engouffre volontairement les Mask ? C'est surtout l'occasion d'enchaîner les poursuites en voitures volantes, les duels de lasers, les projections de missiles et autres castagnes bien ciblées. C'est franc, direct, avec ce petit quelque-chose des 80's lorsque Manheim se lance dans un long monologue explicitant tout son plan, ou lorsque Easton fait apparaître de derrière un rideau la môman de Matt Tracker, le leader des gentils. Sans prétention et cela fonctionne parfaitement, une petite réussite véhiculée par les planches pétaradantes et énergiques des dessinateurs Tony Vargas et Juan Samu, retranscrivant à la perfection les célèbres design des véhicules / mécha et se montrant très efficace dans le découpage des nombreuses scènes d'action. On en demandait pas plus.

Nathanaël Bouton-Drouard


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