CLOCKWERX TOME 1 - GENèSE
France - 2008
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Dessinateur : Jean-Baptiste Hostache
Nombre de pages : 48 pages
Distributeur : Les Humanoïdes associés
Date de sortie : 13 novembre 2008
Bande dessinnée : note
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portoflio
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LE PITCH
Londres, XIXe siècle. Les Clockwerx sont des robots issus d'un projet top secret à l'échelle mondiale, qui tirent leur énergie de fragments de météorite. Molly Vane était ingénieur sur le projet Clockwerx, avant de découvrir que son travail doit être utilisé à des fins militaires. Elle décide alors de contrecarrer les plans de ses anciens employeurs. Ayant dérobé des Clockwerx avec l'aide d'une bande d'aventuriers, il lui faut récupérer des fragments de météorites enfouis sous...
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Rusty Mecha

La BD aime l'Angleterre du XIXème siècle, en particulier lorsqu'elle peut y amener un soupçon de SF à la Jules Verne. C'est le cas de Clockwerx qui se permet aussi quelques emprunts au manga pour un résultat rafraîchissant.


Souvent synonyme de délais de production beaucoup plus lents, d'une liberté plus marquée et de la promesse d'une sortie directe en album, le monde de la BD franco-belge est devenu l'Eldorado pour de nombreux auteurs de comics. Une demande qui n'est pas sans séduire les éditeurs français qui font de plus en plus appel à ces « stars » venues d'outre-Atlantique. A l'instar des Humanoïdes Associés qui lancent à grand renfort de promotion la dernière création du duo Tony Salvaggio / Jason Henderson, déjà habitués à brouiller les pistes avec le manga US Psy-Comm. De son côté, le scénariste Jason Henderson est sans doute plus connu dans sa carrière solo pour l'étrange Sword of Dracula, comics populaire décrivant les vampires comme une métaphore des groupuscules terroristes. Une ambiance de suspicion sur fond de crise mondiale que l'on retrouve dans leur dernière création commune, Clockwerx, qui se déroule, elle, dans une uchronie victorienne façon steampunk. Sur les docks du Londres de 1897, il n'est donc pas rare de croiser de nouvelles machines ultrasophistiquées et stylées usant d'un matériel étrange pour fonctionner.

New way to London

Deux groupes vont alors s'affronter, le bien d'un côté sous les traits d'une jolie aventurière, les méchants de l'autre, un groupuscule d'industriels voulant jouer la carte de la suprématie énergétique. Une allusion évidente au monde actuel qui se présente comme un grand récit d'aventure et de science-fiction, avec un léger soupon d'enquête à la Sherlock Holmes personnifié par un détective en pleine quête vengeresse. Ce premier tome s'avère touffu, et met l'accent sur l'action et le grand spectacle. Une vision rendue assez efficace grâce au débutant (il se balade dans l'animation depuis un moment) Jean-Baptiste Hostache dessinant les personnages façon Frank Quitely (New X-Men, Les Invisibles). Son trait manque encore d'un brin de maturité, mais se montre bien plus convaincant dans l'exploration de très beaux décors et le design de machines vraiment impressionnantes. Devant se dérouler sur seulement deux petits tomes, Clockwerx fait montre d'une belle énergie, même si celle-ci ne paraît pas toujours bien canalisée, et séduit par son immédiateté et son côté « populaire » parfaitement assumé. De là à dire que cela pourrait faire la différence face à la proposition gargantuesque de nouveaux titres au rayon BD...
Nathanaël Bouton-Drouard


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