DOUBT VOLUME 1
Japon - 2008
Image de « Doubt Volume 1 »
Dessinateur : Yoshiki Tonogai
Scenariste : Yoshiki Tonogai
Nombre de pages : 204 pages
Distributeur : Ki-oon
Date de sortie : 27 août 2009
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Doubt Volume 1 »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Rabbit Doubt fait fureur au japon: dans ce jeu sur téléphone portable, un loup qui s’est introduit dans un groupe de lapins sème la terreur en les dévorant un par un. Les lapins, qui doivent trouver une solution, décide de chaque jour en exécuter un qu’ils soupçonnent d’être le loup. S’ils ont raison, le loup sera tué et ils sauveront le groupe. Dans le cas contraire, le loup gagnera et tous les lapins seront dévorés… Mais pour six fans du jeu. Rabbit Doubt ne tarde pas à v...
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Jeux interdits

Entre Saw, les 10 petits nègres ou même Battle Royale, Yoshiki Tonogai revisite le thriller gore et cruel où les protagonistes sont contraints de tuer pour se sauver eux-mêmes. Ce court manga de seulement 4 tomes, nous promet suspense, frissons mais surtout d'entrer dans l'esprit d'être humains normaux sombrant dans la folie qui ne pensent plus qu'à assassiner pour survivre.

Le manga s'ouvre sur un préambule qui nous donne tout de suite un aperçu de ce qui nous attend; première case: un groupe de gentils petits lapins mignons et innocents qui nous feraient adhérer à la secte de Brigitte Bardot. Puis, dès la deuxième case, des dents crochues et menaçantes, une corde, un lapin pendu, mais surtout du sang, du sang, et encore du sang.... (Seules pages en couleur dans le manga) qui nous feraient plutôt adhérer à la secte de Marylin Manson. Le groupe d'ados est attachant, et il semble même y avoir une petite histoire d'amour typique des shôjôs (ils s'aiment, mais semblent être les seuls à ne pas s'en rendre compte), et pour finaliser sur la touche émouvante et « au pays de Candy tout le monde est gentil », une fille absolument craquante aux yeux larmoyants et à la voix timide et hésitante, arrive en fauteuil roulant avec un gros lapin en peluche sur ses genoux. (Touchant n'est ce pas ?) Bref, de la fille à grosse poitrine, à l'étudiant en médecine en passant par le yakuza tendre, il y en a pour tous les goûts. Seulement l'un d'entre eux semble être un dangereux psychopathe qui reproduit le jeu avec une intelligence hors du commun pour assouvir ses pulsions criminelles. Impossible de ne pas soupçonner tout ce petit monde...oui, même la jeune fille en fauteuil roulant à qui on voulait offrir des sucettes chupa chups dans les premières pages.

Loup y es-tu ?

Et Tonogai joue dangereusement avec notre nerfs en ajoutant à l'histoire nombres de détails perturbants (un mystérieux texto, un code barre manquant, une 7e personne dans l'entrepôt...) avec un vrai sens de la manipulation. Pour démêler le tout, on en arrive même à utiliser la carte de l'entrepôt décrite dans les dernières pages et à la retourner dans tous les sens pour reconstituer la scène tel détective Conan. Flippant n'est ce pas ? Là est la victoire de Yoshiki Tonogai qui arrive créer un véritable sentiment de paranoïa. Malheureusement, le rythme ne suit pas forcément et on peut avoir tendance à guetter les quelques moments d'action et de nouveaux rebondissements. Le travail sur les personnages est carrément délaissé, et le semblant d'histoire d'amour qui ouvrait l'histoire est tout simplement jeté aux oubliettes ! Résultat, impossible de s'attacher durablement à la petite bande et leur éventuelle mort ne devrait pas arracher plus de larmes que  pour celle de C-15 dans Dragon Ball Z. Un manque de caractérisation pas vraiment aidé par un character design qui aurait pu être d'avantage soigné ou en tout cas afficher une plus grande variété de traits. Mais malgré ces défauts handicapants, la narration de Tonogai permet tout de même d'accoucher d'un thriller accrocheur ; difficile en effet de résister à un cliffhanger final qui paraît à même de pousser les plus sceptiques à vouloir dévorer le second.
Sugar






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