DRAGON BALL SUPER T.1: LES GUERRIERS DE L’UNIVERS 6
Japon - 2015
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Dessinateur : Toyotaro
Scenariste : Akira Toriyama
Nombre de pages : 192 pages
Distributeur : Glénat
Date de sortie : 5 avril 2017
Bande dessinnée : note
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LE PITCH
Les mois ont passé depuis le terrible affrontement entre Goku et Majin Boo… Mais après une période de paix, une nouvelle menace s’abat encore sur la Terre !! Et cette fois, les ennemis viennent de “l’univers 6”… Qu’est-ce que ça signifie ?!
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Cha-la head cha-la

En parallèle de la série animée, assez décriée dans un premier temps, diffusée en France sur Toonami, voici la version manga du revival Dragon Ball Super, signée Akira Toriyama et Toyotaro qui pourrait presque parfois avoir l'outrecuidance de s'appeler Dragon Ball Tome 43.

Parmi les grands retours improbables récents en provenance du Japon, il y a celui de Dragon Ball. Une série culte, transformée en Dragon Ball Z à la télévision pour sa grande partie axée bastons, qui effectivement n'avait jamais vraiment disparu des radars, entre la multitude de jeux vidéos dérivés, les quelques films spéciaux et bien entendu la pseudo-suite Dragon Ball GT imaginée par la Toei, sans vraiment convaincre les fans, loin de là. Non, ce qui fait de Dragon Ball Super le grand retour des aventures de Son Goku et ses copains, c'est la présence d'Akira Toriyama en personne à la production générale. Lui qui finalement n'a pas fait grand-chose depuis l'arrêt de son manga phare en 1995, avait entamé son comeback en lançant Dragon Ball Kai, remontage bien plus nerveux de DBZ, et surtout en écrivant les deux longs métrages Battle of Gods et La Résurrection de F. premier regards sur les évènements qui font suite justement au dernier volume de la BD. Sans doute un bout d'essai pour voir si les fans répondent toujours présent, et qui ouvre alors la voie à un Dragon Ball Super multi supports, la série animée et le manga étant produits en parallèle. Et si la version télévisée a pris son temps avant de trouver son rythme de croisière et une apparence esthétique honorable (parce que certains épisodes, houlà !), le manga prépublié comme il se doit dans les pages de Shonen Jump, se montre immédiatement plus convaincant.

 

la quête finale bis


Pourtant, lui aussi reprend curieusement en ouverture les trames déjà exploitées dans les deux métrages cités, mais les traite avec une bien plus grande liberté. L'humour est très présent, les clins d'œil aux lecteurs aussi, et ce combat des dieux ressemble clairement à une chamaillerie de sales gosses, alors que le retour de Freezer est carrément expédiée en deux cases ! Non sans petit coup de coude dans les côtes d'ailleurs. Crédité ici aussi comme scénariste, Toriyama ne cache pas dans sa narration qu'il essaye, parfois un peu maladroitement, de retrouver la formule magique d'autrefois. Mais il le fait ouvertement en particulier lorsqu'il se lance dès la moitié de ce volume dans un grand tournoi à l'ancienne alternant entre déflagration de puissance, retournement de situations à foison et comportement à la masse de ce sacré Son Goku, sous le regard atterré de Vegeta. Même les successions de transformations (« super saiyan de l'état super saiyan divin ») des combattants, sont clairement tournées en ridicule. Toriyama s'amuse, mais trouve aussi une nouvelle voie pour sa série, en allant piocher une nouvelle fois du coté des comics avec l'apparition des terres parallèles. Un multivers à portée de main avec de nombreux personnages inédits ou variations d'anciennes figures connues, permettant d'ailleurs le retour dès le volume suivant d'un personnage très prisé par les fans, le Trunks du futur, mais avec une approche totalement inédite. Dans tous les cas, même s'il n'atteint jamais la vigueur et l'efficacité des tous premiers volumes du manga d'origine, Dragon Ball Super s'en sort finalement plutôt bien, surtout que même si l'auteur n'est plus à la planche à dessins, son anciens élève / assistant Toyotaro, ne manque pas de savoir-faire. Les designs fins et légèrement anguleux, les postures, les cadrages tranchants lors des combats ou les intermèdes comiques, sont joliment rendus avec un trait carrément précis et fluide... Franchement, seul les plus « ultras » verront la différence.

Nathanaël Bouton-Drouard




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