BATMAN & ROBIN ETERNAL T.1
Batman & Robin Eternal #1-12 - Etats-Unis - 2015
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portoflio
LE PITCH
Il y a cinq ans, Batman et Robin mettaient un terme aux agissements de Mother, une redoutable trafiquante. Aujourd'hui, les séquelles de cette affaire refont surface, mais les deux justiciers ont, depuis, bien changé. Dick Grayson est devenu Nightwing, puis l'Agent 37 de Spyral. Quant à Bruce Wayne, il a disparu suite au dernier assaut du Joker. Dick Grayson et les autres acolytes du justicier vont devoir se charger de reprendre le flambeau.
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oiseaux moqueurs

Après Batman Eternal censé fêter dignement le 75ème anniversaire de Batman, voici la maxi-série Batman & Robin Eternal, pseudo-suite, mais surtout occasion de rappeler que ce cher sidekick sera venu illuminer la vie du cape-crusader que l'année suivante. Mais depuis, les Robins, ce n'est pas ce qu'il a manqué le plus dans la vie de Batman...

Lancée avec tambours et trompettes lors d'un premier numéro évènement, la longue série Batman Eternal orchestrée par Scott Snyder aura finalement sur la durée accumulé les déceptions entre une trame artificiellement complexifiée, un final expédié et surtout cette sensation de plus en plus imposante que le scénariste use jusqu'à la corde les mêmes astuces narratives. Imaginé comme une suite « thématique », tout de même largement imprégnée des récents évènements de l'univers Batman (Grayson en agent secret, Bruce Wayne amnésique...), Batman & Robin Eternal donne d'ailleurs dans le même sensationnel lors du premier chapitre : une vision chaotique d'un futur où la bat-family combat aux quatre coins du monde, un flashback qui montre que Bat a encore quelques secrets pour ses amis et les retrouvailles immédiates entre les trois robins. En l'occurence, les premiers pas sont extrêmement efficaces, en particulier dans les dialogues entre la « fratrie » des Robin, tandis que les guest s'accumulent avec en point d'orgue la première apparition de Cassandra Cain en version post-52. Ca sent encore une fois le fan-service (et encore ce n'est pas fini), mais le duo Scott Snyder / James Tynion IV, qui ont entièrement charpenté l'histoire semble avoir appris de ses erreurs, installant immédiatement une menace parfaitement définie : Maman.

 

un pour tous


Une Bat-family qui ne cesse de s'étendre (avec quelques jeunes femmes comme Oracle ou Batgirl c'est toujours sympas), une organisation secrète dont le grand plan arrive à terme, et toujours en amorce ce secret tenace que Wayne aurait caché à ses protégés et qui aurait un lien avec une vieille affaire avec l'Epouvantail. Même si les scénaristes s'enchainent de numéro en numéro pour maintenir le rythme hebdomadaire, la ligne directrice tient franchement bien la route, aboutissant dans ce premier volume à un feuilleton bien rodé, efficace et rythmé, qui certes va encore malmener le passé du Dark Knight (depuis La Cour des hiboux, Snyder ne fait finalement que ça), mais qui sait surtout se concentrer, pour l'instant, sur l'aspect le plus fun : les relations fraternelles, mais parfois tendues, entre Dick Grayson (1er Robin devenu Nightwing), Jason Todd (second Robin devenu Red Hood) et Tim Drake (3eme Robin devenu Red Robin). Mais où est Damian Wayne, fils de et dernière incarnation du personnage ? Aux oubliettes, Scott Snyder n'ayant jamais fait de mystères sur son désintérêt total pour le personnage... Sauf que là on parle d'une aventure ayant justement au cœur de sa trame les relations ambigües de Batman avec ses Robins. Choix éditorial étrange, un peu dommageable, mais ce premier tome de Batman & Robin Eternal reste une bonne surprise, divertissante et bien menée, et qui affiche un défilé d'artistes spécialistes de cet univers, avec des talents assez équivalents, même si une fois encore Tony Daniel (Batman R.I.P.) s'impose facilement comme le meneur.

Nathanaël Bouton-Drouard




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