SUICIDE SQUAD T.1 : TêTES BRûLéES
Suicide Squad #1-7 - Etats-Unis - 2011/2012
Image de « Suicide Squad T.1 : Têtes brûlées »
Scenariste : Adam Glass
Nombre de pages : 160 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 8 avril 2016
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Suicide Squad T.1 : Têtes brûlées »
portoflio
LE PITCH
Ils étaient condamnés à passer le restant de leurs jours derrières les barreaux, mais le gouvernement en a décidé autrement. Harley Quinn, Deadshot, King Shark et El Diablo font désormais partie d'un escadron suicide envoyé sur le terrain quand une mission s'avère trop dangereuse. Une équipe de super-criminels sacrifiables dont le premier objectif sera de venir à bout d'un stade peuplé de plusieurs milliers de spectateurs infectés. Par quoi ? Par qui ? La Suicide Squad est sur le co...
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crapules en laisse

Fébrilement attendu par beaucoup, le film Suicide Squad bardé de stars (acteurs et personnages) devrait débarquer en août prochain. Question de préparer le terrain, Urban Comics ressort de sa musette le revamp du titre lancé en 2011, une série qui est à la fois l'une des influences principales du film, mais qui fut aussi développée en parallèle des premières versions du script.

Dire qu'il risque d'y avoir une certaine ressemblance ne semble donc pas être une idée si saugrenue. Surtout lorsque l'on repense aux premières versions de cette équipe de vilains balancée de missions en missions, apparue dès 1959 dans les pages de The Brave and the Bold. Scénariste plutôt efficace assez à l'aise sur les trépidations délirantes de Deadpool, Adam Glass y apporte ici une ambiance plus mature, plus sombre, réunissant quelques psychopathes de service comme Harley Quinn ou King Shark, aux cotés de figures plus ambivalente comme Deadshot ou Dark Spider, en faisant de la chair à canon pour l'organisation gouvernementale dirigée par Amanda Waller (qui a perdu de sa carrure). D'une salle de torture qui servira de test à leur loyauté (plutôt à leur résistance) à un stade infecté par un virus techno-zombie, en passant par une émeute de super-vilains dans la prison de Belle Reve, l'équipe intervient sans conviction, mais prend un malin plaisir à massacrer tout ce qui bouge. Tout s'enchaine souvent bien vite, presque aussi vite d'ailleurs que l'équipe de dessinateurs qui heureusement restent dans un ton sombre et réaliste assez cohérent, enchainant les affrontements, les ennemis et les membres sacrifiables, comme une version bourrine de Expendables (c'est dire).

 

la reine des frelons


Glass s'efforce parfois, au détour d'un headshot ou lors d'une planque, de développer un peu sa galerie de méchants, donnant une sexualité plus affirmée que jamais à Harley Quinn, ou insistant sur la force morale et le besoin de rédemption d'El Diablo. C'est à chaque fois un peu court, mais permet quelque-peu à ces derniers d'exister, alors que King Shark lui, se contente de bouffer tout ce qui bouge. Clairement pas vendu comme une œuvre réflective sur la figure du super-vilain, Suicide Squad doit se prendre pour ce qu'il est : une longue suite de scènes d'actions violentes parsemée d'humour noir et de second couteaux interchangeables. Du coup la dernière partie de l'album, dans laquelle la fiancée du Joker perd encore plus pied en découvrant que ce dernier vient de mourir (voir le run de Scott Snyder) et s'échappe, le reste de la troupe sur ses talons, donne un peu de sel à l'ensemble bousculant un équilibre déjà précaire au milieu d'une petite relecture de ses origines. Un titre efficace et rythmé, mais dans lequel il manque clairement un plan d'ensemble apparent, un vrai souffle, là où la succession de missions ininterrompues provoque déjà une légère lassitude. Espérons pour le coup que, tout en gardant ce ton politiquement incorrect, le futur long métrage réussisse à justement dépasser le concept de base.

Nathanaël Bouton-Drouard




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