[REC] – HISTOIRES INéDITES
REC: Historias Ineditas - Espagne - 2012
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Scenariste : Hernán Migoya
Nombre de pages : 96 pages
Distributeur : Glénat
Date de sortie : 13 novembre 2014
Bande dessinnée : note
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portoflio
LE PITCH
Un groupe de rescapés devant survivre face à une horde d'infectés sanguinaires... le thème n’est pas nouveau. Et pourtant à sa sortie sur les écrans, [REC] en a surpris plus d’un. Sa mise en scène très efficace au plus proche du spectateur – à la manière du Projet Blair Witch – et son réalisme en ont fait l’un des films les plus rentables au box-office espagnol. Son succès, public comme critique, a même traversé les frontières, mobilisant des centaines de milliers de fan...
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Tristana Medeiros presente...

Glénat profite de la sortie du quatrième, et dernier, volet de la saga [REC] pour proposer aux lecteurs français un recueil d'histoires inédites, prolongement sur papier de l'univers créé par Jaume Balaguero et Paco Plaza.

Alors que le troisième film volet de la saga cinématographique, [REC]³ Génésis, s'apprête à sortir en salle, les duettistes créateurs de cet univers se décident à en explorer un peu plus certaines facettes, en faisant appel à un scénariste (Hernan Migoya) et cinq illustrateurs, pour un recueil d'histoires inédites prolongeant les récits développés au cinéma. Cinq histoires, donc, pour un traitement à chaque fois différent, et qui ont au moins le mérite de l'originalité. Introduites à chaque fois par Tristana Medeiros (à l'origine de la contamination, et entraperçu à la fin du premier film), qui se la joue Gardien de la crypte pour l'occasion, les cinq récits vont brasser les genres, pour un résultat malheureusement bien inégal, et surtout assez peu intéressant. Car aussi jouissifs soient-ils, les [REC] ne bénéficiaient pas vraiment d'une écriture amenant à une véritable mythologie, se contentant de jouer, avec vigueur et fun, sur les codes du cinéma d'épouvante. Ouvrant le bal, ...Enfermés propose de revenir sur le destin des trois adolescents vus dans le second volet. Illustrée dans un style manga, par Andrea Jen, qui sied assez peu à l'univers de la saga, cette première histoire se révèle très vite grotesque (Ori et Mire commencent à se tripoter, alors que leur copain vient tout juste d'être contaminé), et ne vaut finalement que pour son langage bien ordurier et ses quelques saillies gores.

 

tales of (spanish) horror


La suite va un peu relever le niveau, puisque Tristana illustre, dans un noir et blanc gothique évoquant les Tales from the Crypt ou le style du grand Bernie Wrightson, comment la jeune Tristana, violée par une dizaine de prêtres dégénérés, finira possédée par le démon. Quasiment muet et particulièrement déviant, voilà une histoire (illustrée par le très doué Feliciano G. Zecchin qui fait honneur au genre. Se déroulant en parallèle du premier film, Zoombi! transmet l'infection aux animaux du zoo de Barcelone, dans un délire assez gore qui doit surtout au dessin particulièrement expressif (la charge finale des animaux contaminés) d'Álvaro Ruilova. Retour dans le passé pour L'Expérience, avant dernier récit du recueil, et qui s'attarde sur les événements menant au commencement de la saga. On y voit, dans un noir et blanc très sobre (que l'on doit à Salvador Sanz), le prêtre Albelda conduire de terrifiantes expériences sur la possédée Tristana et de pauvres enfants contaminés par le Mal. Une histoire pas particulièrement intéressante, mais qui a le mérite d'éclairer quelque peu les origines de l'infection. Enfin, clôturant le bouquin, L'Inconnu (illustré par Joan Marín) fait office de prologue au troisième long-métrage, en montrant l'un des invités du mariage se faire contaminer par un chien infecté. Une gaudriole inoffensive qui achève cette visite en compagnie de Tristana Medeiros dans un humour pas toujours très... amusant. Si l'on peut saluer l'initiative de Glénat de proposer du comic book espagnol, on retiendra surtout de cette édition décevante les superbes illustrations parcourant le recueil, en particuliers toutes celles du talentueux Colucci, auteur de la sublime couverture. C'est toujours ça de pris.

Frédéric Wullschleger


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