CLA$$WAR
Cla$$war Season One - Etats-Unis - 2003
Image de « Cla$$war »
Dessinateur : Divers
Scenariste : Rob Williams
Nombre de pages : 160 pages
Distributeur : Delcourt
Date de sortie : 1 juillet 2005
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Cla$$war »
portoflio
site officiel
LE PITCH
American est le plus grand modèle de la nouvelle Amérique. Modifié génétiquement par et pour le gouvernement, il a de nombreuses années réglé tout les conflits du monde moderne. Mais aujourd’hui American a ouvert les yeux et avec Isaac, un ancien barbouze, il a décidé de faire éclater la vérité sur le comportement du gouvernement américain. Mais s’attaquer ainsi à la première puissance mondiale n’est pas facile : le président envoie à sa poursuite ses anciens co-équipie...
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En mal de drapeau

Nouveau venu dans la grande industrie du comics, Rob Williams s'est vite fait remarquer grâce à une histoire de super héros hors norme : Cla$$war. Un titre que l'on retrouve désormais en français grâce à la pertinence des éditions Delcourt et qui nous permet de jeter un premier coup d'œil  sur un scénariste qui va sûrement devenir essentiel, comme le prouve l'annonce de son engagement dans une nouvelle minisérie Star Wars.

 

Faisant partie des premiers titres du jeune éditeur Com.X, Cla$$war a tout les qualités d'une première œuvre et aucun de ses défauts. Une jolie petite réussite pleine d'énergie et surtout d'une irrévérence salutaire en ces temps de retour à la censure et de politiquement correct. C'est que pour un galon d'essai, Rob Williams s'attaque à un gros morceau : les politiques américains, les dérives du capitalisme et surtout le comportement limite psychopathe d'un certain président des Etats-Unis (ouf personne n'est visé directement... on l'a échappée belle). Celui-ci n'est pas clairement illustré mais l'on ne peut que rire en voyant ce petit nerveux avide de pouvoir (allant même jusqu'à se masturber en pensant à ces gentils américains obéissants), se faire écrire « menteur » sur le front par American (le héros, vous suivez ?) à l'aide des rayons laser qui sortent de ses yeux.

 

Money, Money, Money

 

En détournant les poses iconiques des héros costumés les plus imposants, Williams fustige clairement l'idée d'une certaine Amérique instaurée par des patrons omnipotents et des dirigeants à leur botte. Finalement, Cla$$war c'est un peu Superman contre la politique moderne. Comme si celui-ci se rendait enfin compte qu'il n'était utilisé que comme outil de propagande et arme de destruction massive. Cla$$war n'est pas antipatriotique, mais s'impose plus sainement comme un brûlot contre les dérives du gouvernement, bien trop éloignées du modèle du « pays de la liberté ». Très drôle, violent, souvent juste, ce premier volume de Cla$$war (qui comporte une vrai fin temporaire) rejoint directement les grands classiques du genre, presque à la portée de Watchmen ou Authority (les références de Alan Moore et Mark Millar). Dommage en revanche que les sublimes dessins de Trevor Hairsine, disparu avant la fin de la série, délaissent les deux dernières parties au profit de ceux d'un Travel Foreman au style bien plus classique.

Nathanaël Bouton-Drouard

 

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