TRANSFORMERS T1 : LE RèGNE DE STARSCREAM
Transformers : The Reign of Starscream - Etats-Unis - 2008
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Dessinateur : Alex Mine
Scenariste : Chris Mowry, Chris Ryall
Nombre de pages : 124 pages
Distributeur : Fusion Comics
Date de sortie : 27 mai 2009
Bande dessinnée : note
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LE PITCH
Le bien a triomphé ! Les cruels Decepticans sont terrassés et Megaton et l’AllSpark ont été détruits. Le monde est à l’abri du danger sous la protection bienveillante des Autobots, et de leur chef héroïque, Optimus Prime. Mais le mal ne s’avoue jamais vaincu et une nouvelle menace plane déjà sur la Terre. Le règne de Starscream est prêt à s’accomplir.
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Machinal

Produit conçu dès son origine comme du pur marketing, les Transformers sont passés de média en média (dessin animé, jeux vidéo, BD)  avec un résultat aléatoire, mais une identité propre et indéfectible... jusqu'à ce qu'Hollywood s'y intéresse. Les jeux sont faits, rien ne va plus.

 

Comme si la purge cinématographique de monsieur Michael « j'aurais voulu être un artiste » Bay ne suffisait pas, il a fallu que ces deux heures de martyr rencontrent un succès incompréhensible (et s'il vous plaît ne nous parlez plus jamais de « plaisir coupable »). Du coup, si la licence avait déjà une solide longévité, le coup de fouet du blockbuster estival a relancé la mode des robots transformables. Détenteur des droits pour l'adaptation en comics de la série, l'éditeur IDW (Angel, Star Trek...) ne pouvait pas passer à côté et s'efforce même de créer un lien entre le premier opus et le trop proche La Revanche (moins classe que Revenge of the Fallen) avec une série d'extensions se présentant comme des prequels de Transformers 2 ou des sequels de Transformers 1. Faire un joli tableau peut aider à comprendre. Le Règne de Starscream, donc, est bien une suite directe au premier essai cinéma. On y découvre un nouveau leader pour les Decepticans et surtout la planète des hommes de métal et les remous qui la plongent dans le chaos.

 

Caisse à savon

 

Loin des humains et donc des scénettes purement teenage, on se dit que cet univers parallèle au bon vieux gros camion que l'on a connu va enfin prendre forme. Il faut pourtant se rendre à l'évidence, les designs voulus plus réalistes paraissent toujours largement moins cool et esthétiques que les antiques caisses de tôle, en particulier sous le pinceau fouilli et japonisant d'Alex Mine, pas vraiment aidé par une colorisation monochrome et tristement digitale. Bizarrement, même le duo de scénaristes Chris Mowry et Chris Ryall, pourtant souvent associés à la série classique, peine à donner le moindre souffle à ce portrait qui se voudrait shakespearien. Franchement mou, le récit s'étire difficilement de page en page, handicapé par des dialogues verbeux... ah oui, parce que dans ce comics, les Transformers parlent... beaucoup. Pas sûr que même les fans hardcore du film et de la gamme de jouets Hasbro trouvent ici leur compte. On n'attendait certes pas beaucoup d'une suite d'un film de Michael Bay, mais on attendait beaucoup plus de l'équipe d'IDW.

Nathanaël Bouton-Drouard

 

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