SHADOW LABYRINTH

Japon – 2025
Support : Playstation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, Xbox Series, PC
Genre : Action, Aventure
Développeur : Bandai Namco Studio
Musique : Katsuro Tajima
Durée : moyenne
Langue : Français
Editeur : Bandai Namco
Date de sortie : 18 juillet 2025
LE PITCH
Plongé dans un profond sommeil, un épéiste amnésique est finalement réveillé par Puck, un orbe jaune flottant qui compte exploiter ses compétences pour réaliser ses propres desseins.
La face cachée de Pac-Man
Révélé durant la cérémonie 2024 des Game Awards, Shadow Labyrinth a fait son petit effet. Car les gamers de longue date ne s’attendaient pas forcément à ce que Pac-Man, l’une des plus anciennes figures du jeu vidéo, célèbre ses 45 ans de cette manière.
En effet, l’équipe de Bandai Namco a mis de côté les couloirs néon des versions arcade, sans complètement les abandonner, pour envoyer un lointain cousin de la sympathique boule jaune dans un Metroid-like étonnamment sombre. Ce fameux Puck, d’après le titre prévu à l’origine pour le tout premier jeu (modifié pour des raisons assez évidentes), ne joue ici que le second rôle, cela dit : celui d’un maître d’œuvre aux plans plus que douteux. Le joueur incarne ici N°8, un épéiste tiré d’un profond sommeil pour prêter main forte à Puck. C’est lui qui va devoir explorer chaque recoin d’un monde particulièrement hostile, rempli, non pas de fantômes taquins, mais de créatures variées, toutes plus belliqueuses les unes que les autres. Heureusement, au fur et à mesure de sa progression, N°8 peut obtenir différentes capacités qui l’aideront non seulement à surmonter les nombreux obstacles sur sa route, qu’il s’agisse de fossés infranchissables ou de barrières apparemment indestructible, mais aussi à tirer son épingle du jeu lors de combats toujours plus disputés.
Il envoie des Watts, le Puck
Mais que reste-t-il de Pac-Man dans tout ça ? Pas son ambiance colorée et bon enfant, en tous cas, comme le démontre ces combats de boss à l’issue desquels Puck prend une allure monstrueuse pour dévorer ces derniers d’une seule bouchée. Mais les références sont bel et bien là, à commencer par des séquences sur rail quelque peu déroutantes. Lorsque le joueur tombe sur l’un de ces rails bleus, le personnage se transforme en effet en petite balle jaune, ce qui permet notamment de se faufiler dans certains passages étroits et même de monter une paroi verticale. Différents défis cachés dans le monde permettent également de prendre part à des niveaux qui rappellent plus ou moins les Pac-Man Championship Edition. Mais ce Shadow Labyrinth s’adresse avant tout aux fans de Metroid-like et de Metroidvania plutôt qu’aux amateurs de trips arcade à l’ancienne. Il faut tout de même savoir que le titre ne se montre pas forcément des plus accessibles durant les premières heures, notamment à cause de la jauge d’endurance dans laquelle on puise à la fois pour l’esquive et les attaques spéciales ; et les différentes cartes interconnectées ne facilitent pas l’exploration, si bien que l’on peut vite perdre le fil et se retrouver à tourner en rond pour pas grand-chose. Quand on sait à quel point le genre est sur-représenté depuis plusieurs années, Shadow Labyrinth risque de rester dans l’ombre de la concurrence. Mais son aspect expérimental, fondée sur son atmosphère et une direction artistique décalées, en fait tout de même une curiosité à garder à l’œil, ne serait-ce que pour sa culture personnelle.







