RUNE FACTORY : GUARDIANS OF AZUMA

龍の国 ルーンファクトリー – Japon – 2025
Support : Nintendo Switch, Switch 2, PC
Genre : Action, RPG
Développeur : Marvelous
Musique : Noriyuki Asakura
Durée : Longue
Langue : Français
Editeur : Marvelous
Date de sortie : 5 juin 2025
LE PITCH
Suite à l’effondrement céleste, la surface de la terre et les fonds marins sont ravagés. Ce cataclysme a même interrompu le flot énergétique des runes et fait disparaître les divinités de la nature. Mais le danseur tellurique va s’éveiller pour rendre au peuple l’espoir.
La danse des quatre saisons
Dérivée de la saga Harvest Moon / Story Of Seasons, la série Rune Factory a connu à son tour quelques spin-off. Néanmoins, si les deux précédents, Frontier paru en 2008 sur DS et Tides Of Destiny sorti en 2012 sur Wii et PS3, se déroulent dans le même univers que les épisodes principaux, Guardians Of Azuma emmène les joueurs dans un monde inspiré par le folklore japonais.
Ce dernier épisode s’appuie toutefois sur les mécaniques habituelles de la série, à savoir construction et gestion de ville, exploration et combat, le tout enrobé d’une couche de relations sociales. Dans la peau d’un jeune homme ou d’une jeune femme, le joueur doit donc redonner vie aux quatre villages des saisons, en éliminant la corruption répandu à la suite de l’effondrement céleste, puis en prenant part à diverses activités, à commencer par l’agriculture. Car il va bien falloir nourrir les survivants du grand désastre qui ont tout perdu en cette occasion. Mais il faut également les loger, et construire différentes installations afin que ces derniers puissent se lancer des activités aussi diverses que la forge ou les commerces en tous genres, entre autres. Et tout cela n’est que le début : il va également falloir explorer les alentours, des territoires hostiles, riches en créatures belliqueuses et, surtout, en précieuses ressources bien utiles pour le développement des villages. Pour l’aider dans cette ambitieuse mission, le protagoniste peut heureusement compter sur l’intervention des divinités qu’il réveille, puisque ces dernières lui prêtent leurs trésors sacrés, des armes liées à chaque élément de la nature ; mais ces divinités peuvent aussi directement l’accompagner lors des expéditions, tout comme certains des villageois.
L’amour est dans le pré
Que ce soit au cours de ces sorties en terrains hostiles ou dans l’environnement plus hospitalier de ces charmantes bourgades, les occasions de tisser des liens avec les nombreux camarades croisés en route ne manquent pas. Chaque interaction permet en effet d’améliorer l’affinité avec chacun d’eux. Combattre à leurs côtés, offrir des cadeaux ou simplement discuter avec eux permet ainsi de faire monter le niveau d’affinité, ce qui ouvre la porte à encore plus d’activités à partager tout en débloquant différents bonus tels que des améliorations de statistiques ou de nouvelles aptitudes. La relation peut même aller jusqu’à la romance, puis au mariage pour engendrer une descendance, à condition de s’unir avec un partenaire du genre opposé. Pour un joueur peu familier avec la saga, la somme d’activités, entre les tâches récurrentes, que l’on peut néanmoins partiellement déléguer, et les nombreuses quêtes qui s’accumulent, peut vite se montre intimidante, d’autant qu’il faut également penser à faire évoluer son personnage en s’occupant des nombreux arbres de compétences, un pour chaque arme et chaque secteur d’activité, tout en gardant un œil sur le calendrier et les événements ponctuels à ne pas manquer pour maintenir la bonne humeur de ses concitoyens. Le jeu évite toutefois de se montrer trop punitif et les premières heures laissent suffisamment de latitude pour que l’on puisse prendre ses marques. S’il fallait émettre quelques réserves, ce serait au niveau de l’interface qui ne permet pas un suivi précis de tous les éléments à gérer. On pourrait également trouver à redire sur la réalisation, notamment celle de la mouture Switch qui souffre de pas mal de faiblesses au niveau de la définition d’image et du frame rate ; les moutures Switch 2 et PC se montrent déjà plus solides à ce niveau, même si quelques ralentissements, peu gênant mais assez disgracieux, se manifestent occasionnellement.
Mais Guardians Of Azuma permet surtout de goûter à la recette Rune Factory dans un nouvel univers, offrant un once de dépaysement à une formule qui a déjà fait ses preuves et à laquelle on revient avec un vrai plaisir. En outre, le titre se montre finalement assez accueillant pour les nouveaux venus en évitant de rendre tous ces systèmes excessivement complexes.






