MONSTER HUNTER RISE

Japon – 2021
Support : Nintendo Switch
Genre : Action, RPG
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Musique : Capcom Sound Team
Durée de jeu : Elevée
Langue : Français
Date de sortie : 26 mars 2021
LE PITCH
La réapparition d’une bête légendaire signe le retour d’une catastrophe qui menace le village Kamura. Avec l’aide de l’ancien du village et de tous ses habitants, vous allez devoir perfectionner votre art de la chasse et protéger le village d’une nouvelle invasion de monstres.
Le lâché de Yokai
Après une première apparition qui tenait plus du menu best of ultra chargé que de l’expérience nouvelle, la Switch devient le terrain de chasse d’un Monster Hunter dernière génération. Un chapitre inédit, et orientalisant, qui s’engouffre généreusement dans les nouvelles pistes débroussaillées par le blockbuster Monster Hunter World en 2018.
Mine de rien, l’arrivée de la licence sur XboxOne et PS4 a clairement ouvert la chasse virtuelle et mastodonte à un public bien plus large grâce à une offre plus libre et impressionnante que jamais, mais aussi et surtout par un assouplissement bienvenu de ses mécaniques. Sans en passer par une « casualisation » de son expérience, Monster Hunter World jouait la case de l’accessibilité dans ses déplacements d’une zone à l’autre, ses opérations de cueillettes et farming, sa gestion aisée de son équipement, mais aussi dans une approche de l’action beaucoup plus fluide et rapide. Que du bon en sommes, dont on retrouve toutes les qualités dans ce nouveau Monster Hunter Rise, lui aussi bien plus flexible, en particulier lorsque la bête est débusquée. Les différentes armes répondent toujours présent, avec leurs poids uniques et leurs techniques adaptées, mais s’ajoute désormais un accessoire qui bouscule les habitudes : Le filoptère. Plus qu’un simple gadget, ce curieux accessoire aux airs de grappin de Link, permet de se déplacer très rapidement d’un lieu à l’autre, d’esquiver en un éclair une attaque massive, mais aussi de riposter avec nervosité… voire même d’effectuer une attaque sautée et le cas échéant de sauter sur le dos de la cible. Amusant soit, mais aussi particulièrement stratégique lorsqu’on dirige sa monture récalcitrante vers un rocher bien dur ou vers un autre prédateur qui ne se fera pas prier pour lui sauter à la gorge. Le filoptère insère ainsi du même temps une certaine verticalité dans le gameplay et le level design de Monster Hunter Rise, soulignant la encore l’ambition de plus en plus croissante de Capcom de tirer ses opus vers de l’exploration plus libre et ample. L’accessoire se montre aussi très pratique pour capturer illico quelques bestioles volantes et rampantes, offrant chacune quelques petits bonus de stats, ou pouvant se transformer en attaques élémentaires, appâts ou pièges.
Assaut sur le Yamato
Comme toujours beaucoup à faire, beaucoup à découvrir dans cet épisode, avec un bon équilibrage entre l’aventure solo, qui sert essentiellement de tutorial, et une offre multijoueur démultipliée par la nature même de la console. Les hubs onlines sont bel et bien présents avec jusqu’à quatre joueurs traquant en collaboratif, mais aussi en multi local permettant à l’épisode de retrouver les sensations des touts premiers chapitres sur Vita et 3DS en se connectant via sa console en mode portable. L’amélioration notée sur la stabilité et l’efficacité des serveur pour Monster Hunter World répond présent, tout comme la possibilité de rejoindre une quête à la volée ou d’appeler d’autres joueurs à l’aide. Dommage en revanche que les échanges entre joueurs ne se limite encore qu’à quelques phrases prédéfinies et autres émoticônes, limitant drastiquement les tactiques multi. Des échanges pourtant au cœur des nouvelles quêtes Calamités, se donnant les contours de Tower Defense avec vies illimités mais où il faut protéger une forteresse des assauts incessants de monstres de plus en plus nombreux et surdimensionnés. Beaucoup de bonus alléchants à récolter ici, un frais challenge prenant et stratégique, qui vient rappeler discrètement les bribes de scénarios mis en place dans l’épisode et surtout un environnement très inspiré par le Japon féodal et ses mythologies. De quoi donner un joli petit coup de neuf sur l’esthétique du soft et intégrer dans la bonne trentaine de grands monstres à chasser, quelques bestioles plus exotiques, comme cette araignée géante, Rakna-Kadaki ou le primate Bishaten fameux lanceur de fruits pourris.
Un peu d’exotisme pour un Monster Hunter Rise qui n’a pas encore montré tout son potentiel puisque le bestiaire général, les niveaux de missions et les quêtes ne demandent qu’à être étoffés dans de futurs DLC et mises à jour à venir.