KINGDOM HEARTS : MELODY OF MEMORIES

Japon – 2020
Support : Xbox One, Playstation 4, Nintendo Switch
Genre : Musique, RPG
Développeurs : Square Enix, indieszero
Musique : Yoko Shimomura
Durée de jeu : Élevée
Langue : Français
Éditeur : Square Enix
Date de sortie : 13 novembre 2020
LE PITCH
Incarnez des héros emblématiques de la série KINGDOM HEARTS, dont des personnages Disney qui viendront vous prêter main-forte. Avec une collection de plus de 140 morceaux, profitez d’une immense sélection musicale tirée de la série KINGDOM HEARTS et de films Disney.
On connait la chanson
Saga pharamineuse d’Action-RPG faisant la gloire de Square-Enix depuis le début des années 2000, Kingdom Heart s’engouffre dans la voie du canonique Final Fantasy en proposant une visitation complète de ses nombreuses itérations par le biais d’un jeu musical aussi vaste qu’enchanté.
Sans détour ni dissimulation, et même si le titre même du jeu n’y fait pas allusion, ce Kingdom Hearts : Melody of Memory est bel et bien un descendant direct des deux Final Fantasy Theatrythm sur 3DS, qui revisitaient déjà les thèmes musicaux les plus célèbres par un jeu de rythme particulièrement précis et visuels, tout en préservant les petits à côtés du bon vieux RPG. Plus question d’une vue progressive latérale et de graphismes 2D joyeusement rétros (même si ces modèles SD réapparaissent dans les écrans de chargement), le pendant Kingdom Hearts développé à la fois pour Xbox One, PS4 et Nintendo Switch, opte pour une exploration musicale tout en profondeur et en 3D. Le rendu ne sera jamais aussi beau que le plus récents Kingdom Hearts III, puisque le soft utilise le moteur des compiles HD 1.5 et 2.5, mais le dispositif fonctionne à merveille lorsque le long de partition ondulantes les ennemis, au sol ou en vol, rapides ou lents, attaquent les trois héros alors que l’arrière-plan reproduit les décors enchanteurs d’un classique Disney. Une fois encore, les développeurs manient à la perfection le mélange de tempo et de lisibilité nécessaire à ce genre de proposition. Si l’écran en met souvent plein la vue et multiplie les petits trompes l’œil et mouvements déstabilisants, le gameplay est en lui-même relativement simple octroyant trois boutons pour les attaques simples, une pour la magie et une troisième pour le saut. Au joueur de les presser au bon moment (voir le cercle concentrique qui se rapproche de chaque cible), de planer langoureusement pour les lignes de notes vertes ou de les combiner lorsque les ennemis sont sur la même ligne.
Friends in my heart
Sobre, mais bien entendu la difficulté croissante (mais disponible en trois mode) permet de ne jamais lâcher l’attention. Sans ennemis mais avec les touches directionnelles qui s’ajoutent, les plus rares « plongées mémorielles » et ses scènes cinématiques réjouissantes, et les tendus « combats de boss », viennent là aussi renouveler à intervalle régulière une offre qui dépasse tout de même les 140 pistes musicales (dont quelques réorchestrations et inédits). Une célébration pour sûr du travail colossal et incroyablement diversifié de la compositrice Yoko Shimomura, capable de reprendre les plus grands thèmes Disney, de se lancer dans de grandes envolées lyriques ou épiques avant de bifurquer vers du rock ou de l’électro. C’est aussi une célébration bien entendu de la disparité et de la complexité de l’organigramme Kingdom Hearts puisque certaines escales libèrent des vidéos qui peu à peu retrace les grandes lignes de tous les jeux. Des opus principaux, au spinof et tie-in (Chain of Memories, Birth By Sleep…), la narratrice Kairi tente à nouveau d’en clarifier (difficilement) les méandres avant d’embrayer uniquement dans un dernier élan sur quelques voies plus inédites et faisant le lien avec les chapitres à venir. Imposant encore une fois, et bien plus complexe qu’un jeu de rythme classique, Melody of Memory démultiplie son offre en jouant au maximum la carte RPG (gestion de l’expérience, synthétisation d’objet grâce à un gentil Mog, quatre équipe différentes…), et en proposant quelques modes accrocheurs. Du Duel en ligne pour mesurer son sens de la musique avec les autres fans, un trop rare mode « Co-op » à deux joueurs sur le même écran et en exclue pour la Switch un « Chacun pour soi » aux airs de Battle royale pour huit euros possesseur de la machine réunis dans la même pièce. C’est d’ailleurs cette dernière, autant pour ses limitations techniques naturelle que pour sa portabilité qui semble la machine idéale pour plonger dans l’univers symphonique de Kingdom Hearts.
Conçu comme un nouveau cadeau pour les nombreux fans de la saga de Tetsuya Nomura et les amoureux de superbes soundtracks, le Kingdom Heart Theatrythm se montre aussi riche et envoûtant que ses deux ancêtres piochant dans le catalogue Final Fantasy. Après pour les départager, tout est question de génération et de sensibilités personnelles.







