KILLING FLOOR III

Etats-Unis – 2025
Support : Playstation 5, Xbox Series, PC
Genre : Action, FPS
Développeur : Tripwire Interactive
Musique : Divers
Durée de jeu : Moyenne
Langue : Anglais (voix), Français (textes)
Editeur : Tripwire Interactive
Date de sortie : 24 juillet 2025
LE PITCH
Désir, ambition, vengeance. Se battre pour ses idéaux et prouver qu’ils valent la peine d’être défendus : c’est l’appel auquel chaque Screamer doit répondre pour tenter de dévoiler la vérité cachée derrière la course la plus brutale jamais orchestrée et sur son maître du jeu énigmatique.
Lâchez la horde !
Repoussé de quelque-mois pour fignoler la copie suite aux conseils des bêta-testeurs investis, Killing Floor III débarque enfin au cœur de l’été promettant des hordes de zed à trucider et des assauts en collaboration jusqu’à six joueurs mêlant puissance de feu et stratégies meurtrières. Chacun se rafraichit comme il peut.
Imaginé au départ comme un mod du célèbre Unreal Tournament, Killing Floor a finalement fait son petit bonhomme de chemin en solo, s’imposant en seulement deux épisodes comme l’un des nouveaux petits classiques des assauts façon Left4Dead, développant très efficacement son petit univers bourrin et futuriste (les nouveaux zombies sont des armes expérimentales devenues incontrôlables) mais aussi ses mécaniques de jeu propres. Pas loin de dix ans après la sortie initiale du second opus, Killing Floor 3 a la lourde tache de reprendre le flambeau et de satisfaire des milliers de joueurs rompus à l’exercice, ayant éprouvés toutes les cartes et les modes précédents mais aussi ayant essuyés les nombreuses mises à jours et améliorations dans le temps. Killing Floor III, malgré un développement plutôt étendu et effectivement une implication remarquée de nombreux joueurs testeurs, n’a forcément pas le même historique et affiche une copie certes soignée, mais qui déjà annonce de nombreux peaufinages à venir. Ainsi Tripwire avait imaginé pour cet opus que comme dans un jeu de plateau chaque classe serait représenté par un unique personnage, permettant une visualisation directe de ses capacités sur le terrain. Pas aux goûts des vétérans du jeu qui demandent que les deux soient séparés et les développeurs œuvrent déjà sur ce changement. Plein de détails techniques ou ergonomiques sont ainsi questionnés, poussés dans leurs retranchements et Killing Floor III sera sans doute à son tour un work in progress constant.
De A à Zeds
Mais à cet instant T, il faut reconnaitre que le studio ne s’est pas contenté de juste revoir l’habillage de son soft. Certes le jeu repose désormais sur un Unreal Engine 5 bien plus costaud et généreux et les modélisations des persos et des créatures, la profondeur des décors et la finesse des textures n’ont plus rien à voir avec l’apparence des deux premiers opus, mais c’est bien entendu les sensations de jeu qui restent le plus important pour ce type de proposition. Se déroulant 70 ans plus tard, le troisième du nom propose d’emblée des Zeds qui ont méchamment évolués, capables d’attaques bien plus brutales et pernicieuses et dont surtout la masse n’a fait que croitre en parallèle de leurs dangerosités. Pour l’instant limité à six vagues successives, ils trouvent face à eux six nouvelles classes de suicidaires (euh héros) comprenant un Commando (spécialiste dans les fusils d’assaut), le Pyromane (roi du lance-flamme), un Ingénieur (grosse artillerie avec fusils à pompe et lance-grenades), la Tireuse d’élite (comme son nom l’indique), le Ninja (corps à corps usant de katanas mais aussi d’un arc) et le Médecin (aka, le sauveur). Une bonne répartition des fonctions et des potentiels complétée par quelques options plus personnalisables (le choix des gadgets, la réparation initiale du budget de fonctionnement…) qui, associée à de nouvelles cartes bien plus touffues, jouant plus volontiers sur les étages, les passes cachées et les éléments destructibles, pousse plus que jamais à travailler constamment sa coordination d’équipe, l’entraide et à mettre des stratégies d’attaque et de défenses en place. S’il faut reconnaitre que constamment plongée dans des atmosphères sombres et des structures assez interchangeables les environnements n’ont pas le même charme que le Paris ravagés ou la campagne enneigée de Killing Floor 2, leur level design est solidement réfléchis.
Diablement efficace, constamment prenant et très souvent méchamment nerveux, Killing Floor III boost aussi considérablement son système d’amélioration des personnages en ajoutant de nombreux palier de personnalisation des capacités actives et passives, en proposant une vaste collection de mods aux effets divers et variés pour chacune des armes disponibles. Les modes de jeux en eux-mêmes sont encore très limités (on attend encore les batailles en PvP par exemple) mais Tripwire assure avoir encore quelques atouts dans sa manche. Perfectible donc, mais en l’état Killing Floor 3 reste une proposition multijoueur tout à fait convaincante dotée d’une ambiance survoltée et joyeusement glauque qui assure quelques bonnes heures de massacres en règle.







