HYRULE WARRIORS : LES CHRONIQUES DU SCEAU

ゼルダ無双 封印戦記 – Japon – 2025
Support : Nintendo Switch 2
Genre : Action
Développeur : AAA Games Studio
Musique : Studio Monaca
Durée : Longue
Langue : Français
Éditeur : Nintendo
Date de sortie : 6 novembre 2025
LE PITCH
Accompagnée de son chevalier servant, la princesse Zelda part explorer les catacombes du palais d’Hyrule, en quête de connaissances sur ses ancêtres. Mais les choses tournent mal lorsque les deux aventuriers découvrent la dépouille d’un homme qui s’éveille soudainement sous leurs yeux.
Retour vers le futur
Tout comme Breath Of The Wild, Tears Of The Kingdom a droit à son complément estampillé Warriors. À la différence près que ce dernier s’inscrit directement dans sa continuité pour révéler certains de ses mystères.
Car, si l’Ère du Fléau, sorti en 2020, s’appuie sur une histoire alternative, une réalité bouleversée par le voyage temporel d’un robot gardien conçu par la princesse elle-même, les Chroniques du Sceau démarre exactement au même point que Tears Of The Kingdom : Zelda et Link sont brutalement séparés alors que Ganondorf réveille le pouvoir de ses miasmes. C’est alors l’occasion de vivre l’histoire cette fois à travers les yeux de la princesse, celle-ci ayant été mystérieusement envoyée plusieurs siècles dans le passé, à l’époque de la fondation d’Hyrule, et donc de faire plus ample connaissance avec les grandes figures d’alors. Ainsi, malgré une écriture trop classique, débordante de bons sentiments et des séquences cinématiques un peu trop bavardes, on prend un vrai plaisir à replonger dans ce monde et à le voir sous un nouveau jour, à travers ces événements qui se déroulaient, d’une certaine manière, en parallèle. On explore ainsi la même carte, non pas au cours d’un voyage où les contraintes tombent progressivement, mais en enchaînant des missions qui compensent cette liberté limitée par une action toujours très énergique.
Un passé lointain, très lointain
Le cocktail entre le système de combat à la Musô et les mécaniques inspirées de Zelda fait, en effet, toujours bon ménage, sachant que l’on bénéficie, en toute logique, des éléments propres à TOTK. Exit, donc, les pouvoirs Polaris, Cryonis et Cinetis dont chaque personnage pouvait faire usage grâce à la Tablette Sheikah : il faut désormais jongler avec les différents artefacts Soneaux pour lancer certaines techniques spéciales, dont des sorts élémentaires, et ainsi exploiter les faiblesses de chaque type d’ennemis. Les stars de l’histoire portent toutefois un élément spécifique, à l’image des sages Goron, Piaf, Zora et Gerudo, respectivement maîtres du feu, du vent, de l’eau et de la foudre, ou du roi Rauru et de Zelda qui portent tous deux les pouvoirs du temps et de la lumière. A ce cast s’ajoutent différents personnages secondaires, peut-être moins intéressant en termes de développement de l’univers, mais toujours utiles en cours de jeu, notamment lorsqu’il s’agit de monter une équipe spécifique : quand on veut quadriller un niveau rempli d’ennemi de feu avec des guerrier d’eau, ou envoyer une escouade de feu contre une armée de glace, par exemple. Sachant que les designers ont fait l’effort de proposer des styles de combat propres à chacun d’eux pour apporter un peu de variété, dans la mesure du possible.
Le sceau de la qualité
Si l’on doit exprimer un regret, c’est que l’aspect craft n’est pas exploité à son plein potentiel. La fonction Amalgame est bien disponible, et déblocable pour la plupart des personnages, mais elle se limite à utiliser les pièces de monstres comme de simples projectiles. C’était pourtant l’occasion d’enrichir le système d’amélioration des armes, qui demeure, à peu de choses près, identiques à ce que l’on trouvait dans l’Ère du Fléau : un système loin d’être sans intérêt, mais quelque peu contraignant à cause des sceaux à fusionner (ou à jeter sans être sûr de trouver mieux avant un nombre d’heures de jeu non négligeable). Mais cela ne reste que quelques détails triviaux face au plaisir que l’on prend sur le champ de bataille, dans ce véritable feu d’artifice plus jouissif à mesure que les héros montent en puissance en même temps que les ennemis. Il ne faut, cela dit, pas hésiter à relever d’un cran le niveau de difficulté pour ressentir un peu de frisson, le mode Normal n’opposant que très peu de résistance (moins que dans les volets précédents, à vue de nez). Mais ce nouvel épisode est d’autant plus prenant qu’il profite d’un support notablement plus performant pour offrir des conditions de jeu de jeu à la hauteur des attentes, grâce au frame rate stable qui faisait cruellement défaut à son prédécesseur. C’est, sans doute, le détail qui convaincra définitivement les connaisseurs de se lancer, même s’il paraît difficile de ne pas citer, comme autres qualités, la direction artistique toujours aussi séduisante, au niveau visuel, comme au niveau sonore, ce domaine ayant été assuré avec le soutien du studio Monaca. L’équipe menée par Keiichi Okabe (NiER) gratifie le jeu de pistes au style inimitable pour apporter le souffle épique supplémentaire qui couronne le tout.







