HYKE NORTHEN LIGHT(S)

Japon – 2025
Support : Playstation 5, Nintendo Switch, PC
Genre : Action-RPG
Développeur : Blast Edge Games
Musique : Yasuaki Iwata, Ryo Nagamatsu, Reo Uratani
Durée : courte
Langue : français
Éditeur : Aniplex
Date de sortie : 19 septembre 2025
LE PITCH
Alors que le monde a été dévasté par la guerre entre les humains et les sorcières, Hyke, elle-même l’une de ces prêtresses occultes, est à la recherche de sa mère disparue. Sa quête la mène à la Zone Interdite, où elle découvre des runes magiques qui pourraient lui apporter les réponses tant attendues.
L’Appel du camping
Après avoir collaboré avec différents studios sur de nombreux titres, tels que Oninaki, Wanted Dead ou la dernière adaptation de la série Samurai Jack, l’équipe de Blast Edge Games vient de sortir son premier jeu maison, une aventure cosy dans un monde post-apocalyptique.
Le jeu vidéo n’est pas à une contradiction près et celle-ci n’est peut-être même pas la plus choquante. Si HYKE plonge les joueurs dans un monde dévasté par la guerre, son style visuel tout en pixels dédramatise immédiatement l’atmosphère, comme souvent avec les graphismes d’inspiration rétro. C’est d’ailleurs toute la direction artistique qui vise à rendre le voyage aussi apaisant que possible : outre le design SD des personnages durant les phases de jeu, les portraits des protagonistes, signés par l’artiste orie, présentent, non pas des sorcières intimidantes, mais des jeunes filles à l’allure totalement inoffensive (si l’on omet leur capacité à lancer des sorts plus ou moins destructeurs). Même la très jolie bande-son suit suit cette tendance avec des thèmes envoûtants qui s’écoutent avec le plus grand plaisir. Tout cet enrobage habille presque idéalement cette grande escapade. En effet, l’aventure est ponctuée de séances de camping entre chaque donjon durant lesquelles l’héroïne et les camarades qu’elle rencontre reprennent leurs forces ; c’est parfois l’occasion de quelques scènes de vie quotidienne, mais c’est surtout le moment pour renforcer les personnages en améliorant leurs statistiques ainsi que leurs sorts et en préparant divers repas qui octroient des bonus temporaires.
Alors, on n’attend pas Patrick ?
Ces camarades qui combattent aux côtés de Hyke sont tout simplement les boss qu’elle parvient à vaincre à la fin de chaque expédition. Chacune d’elle dispose d’un style de combat différent, fondé sur le combat rapproché, les attaques à distance ou le pouvoir d’invoquer des créatures alliées. Il est alors possible de les envoyer dans l’arène à tour de rôle, quand l’une d’elle commence à voir sa santé atteindre un niveau critique ou simplement quand on estime que les capacités de l’une d’elles paraissent plus adaptées à la situation. Outre ses graphismes 2D et sa vue du dessus, HYKE s’appuie également sur une maniabilité à l’ancienne qui rappelle immanquablement des classiques des années 1990. Si l’ensemble est loin d’être désagréable, il manque d’un certain équilibre, entre des phases d’exploration parfois assez calmes durant lesquelles les ennemis n’opposent pas une grande résistance, et les combats de boss, où l’on en prend plein la tronche sans vraiment pouvoir se défendre comme on le voudrait, ceci à cause des sorts qui doivent se recharger avec le temps après chaque utilisation. Ce problème s’estompe une fois que l’on renforce les combattantes, mais les premières heures de jeu réservent tout de même quelques (mauvaises) surprises, notamment lorsqu’il faut reprendre tout un périple après un Game Over un peu abrupt. Il faut également noter de nombreux soucis de localisation, trahis par ce qui ressemble manifestement à des traductions mot à mot d’expressions anglophones. Sans être pénalisant ici, ce genre de souci fait toujours tâche.
HYKE Northern Light(s) est un bon petit jeu dans l’absolu et possède quelques arguments pour séduire les joueurs nostalgiques. Il risque cela dit de payer le hasard d’un calendrier extrêmement défavorable, la transition 2025 / 2026 enchaînant les grosses sorties à un rythme particulièrement affolant. Un titre à garder dans sa « wish-list » pour une période plus calme, en somme.






