GOD OF WAR : SONS OF SPARTA

États-Unis – 2026
Support : Playstation 5
Genre : Action, Aventure
Développeur : Mega Cat Studios
Musique : Bear McCreary
Durée : courte
Langue : français
Éditeur : Sony
Date de sortie : 12 février 2026
LE PITCH
Parti en mission d’entraînement, le jeune spartiate Vasilis ne donne plus aucun signe de vie. Deimos, l’un de ses camarades, convainc alors son frère Kratos de partir à sa recherche, ce qui va les mener à découvrir une menace qui pèse sur tout Sparte.
Retour en Grèce…
Annoncé et distribué en ligne dans la foulée, Sons Of Sparta a été la surprise du State Of Play de février 2026. C’est, pour Sony, un bon moyen d’accompagner la nouvelle des remakes pour la trilogie originelle qui ne devraient pas voir le jour avant un bon moment.
Mais ce Sons Of Sparta se distingue tout d’abord par sa réalisation en 2D, qui contraste avec l’aspect spectaculaire de ses prédécesseurs. Un choix qui n’a d’ailleurs pas manqué de faire réagir (négativement) David Jaffe, le cerveau à l’origine de la saga. Mais, plus que le choix en lui-même, c’est l’exécution qui peut laisser un goût amer aux fans : sans être foncièrement laid, cet épisode manque clairement de finesse pour vraiment séduire. De la part d’un jeu qui porte l’étiquette God Of War, on attend un résultat flamboyant, impressionnant, et l’on se retrouve avec une production à l’allure seulement modeste. Une production que l’on doit, en l’occurrence, aux américains de Mega Cat Studios : ces derniers se sont notamment fait connaître en développant des jeux pour consoles 8 et 16 bits entre 2016 et 2020, ce qui explique sans doute le choix du pixel art d’inspiration rétro. Cela dit, c’est au niveau de la narration que les développeurs ont fait preuve d’une certaine ambition, même si ce n’est pas non plus pour le meilleur. La progression est, en effet, régulièrement interrompue par des dialogues sans grand intérêt et alourdi pour l’humour hollywoodien typique, souligné par l’effet à la mode du narrateur qui intervient de temps à autres pour commenter l’action, ici un Kratos adulte qui raconte sa jeunesse à une Calliope un peu trop curieuse.
Mais pas vraiment en grâce
Le jeu souffle également le chaud et le froid au niveau de ses mécaniques et gâche même le premier contact en imposant l’usage du stick analogique pour une maniabilité en 2D, sans laisser l’option de la croix directionnelle généralement plus précise dans ce genre de configuration. Puis, comme du côté des graphismes, Sons Of Sparta offre le service minimum au niveau des mécaniques de jeu : malgré l’exploration façon Metroid-like et le système de progression inspiré par les derniers God Of War, dont on retrouve l’interface, on ne ressent que très peu de montée en puissance. Il est techniquement possible de renforcer Kratos en forgeant de nouvelles pièces à fixer sur sa lance et son bouclier, mais les arbres de compétences offensif et défensif offrent peu de perspective en termes de techniques à utiliser en combat. Un manque regrettable face à certaines situations, contre les boss ou dans une arène plus chargée en ennemis, où l’on aimerait avoir sous le coude une technique un peu plus spectaculaire pour faire le ménage et ressentir un peu de frisson. Sans briller, le titre tombe même dans quelques écueils qui rendent les choses plus laborieuses qu’elles n’auraient dû l’être, à l’image de ces ennemis qui attendent le protagoniste au bord d’une corniche à monter (sachant que les contacts occasionnent des dégâts), ou de ces décors qui manquent de contraste, à tel point que l’on passe parfois à côté d’un élément utile, comme une plate-forme fondue dans le décor, par exemple.
Au final, sans être un mauvais jeu, Sons Of Sparta ressemble avant tout à un projet recyclé à la dernière minute pour remplir le calendrier et entretenir la flamme autour de la marque God Of War en attendant des sorties plus ambitieuses.







