ECHOES OF THE END

Islande – 2025
Support : Playstation 5, Xbox Series, PC
Genre : Action, Aventure
Développeur : Myrkur Games
Musique : Viktor Ingi Gudmundsson
Durée : moyenne
Langue : français
Éditeur : Plaion
Date de sortie : 12 août 2025
LE PITCH
Envoyée en mission aux côtés de son jeune frère, Ryn voit ce dernier être enlevé sous ses yeux par des émissaires de l’empire voisin. En partant à sa recherche, elle va découvrir un complot qui pourrait relancer la guerre entre les deux nations.
Des échos classe éco
Echoes Of The End est le fruit de la rencontre entre quatre étudiants de l’Université de Reykjavik. En 2016, ces derniers ont fondé leur propre studio, Myrkur Games, avec des ambitions sans doute trop élevées pour un premier titre.
L’équipe islandaise compte, en effet, faire d’Echoes Of The End une production AAA conçue avec la passion et la liberté d’une œuvre créée par des indépendants : le genre d’histoire qui tend à émouvoir les joueurs à une époque où l’on reproche aux gros éditeurs de minimiser les risques et, donc, de proposer des jeux aseptisés, plus ou moins similaires. Echoes Of The End se distingue alors en explorant le folklore nordique et fait voyager le joueur dans des environnements inspirés par les paysages sauvages de l’Islande. C’est d’ailleurs la plus grande qualité du jeu, qui offre souvent de magnifiques panoramas composés de plaines, de volcans ou encore de chutes d’eau étalés à perte de vue durant les séquences en extérieur. Seulement, malgré un contexte rarement exploité en jeu vidéo, le jeu n’a pas forcément été conçu pour réinventer la roue et les influences de gros blockbusters récents sautent rapidement aux yeux, que ce soit en termes de mise en scène ou de mécaniques. La comparaison avec les derniers volets de God Of War paraît ainsi inévitable. On retrouve, en effet, le même angle de vue lors des combats ancrés au sol, la même intégration d’éléments de RPG et le même partage entre affrontements, casse-tête et cinématiques.
La fin sans les moyens
On ne va pas reprocher à un jeune studio de s’inspirer de certains des plus gros succès de ces dernières années. Seulement, quand la super production de Santa Monica se montre solide au niveau de la maniabilité et ultra carrée du côté de la réalisation, le jeu de Myrkur Games trahit des moyens limités et un manque flagrant d’expérience dans tous ces compartiments. Les combats, pour commencer, sont tout simplement pénibles, à cause de la lourdeur du personnage. Une première mise à jour a bien été diffusée pour arranger cela en permettant au joueur d’interrompre certaines animations grâce à l’esquive. Mais le mal est bien plus profond, notamment à cause d’ennemis capables de répliquer en plein milieu d’un combo ou de boss qui abusent des attaques imblocables. Même l’exploration et la résolution des énigmes se montre souvent frustrantes : non seulement, les différents éléments interactifs, comme les murs à grimper, ressortent à peine du décor et sont donc difficiles à discerner, mais, en outre, le jeu sanctionne trop souvent la curiosité, sortir des sentiers battus entraînant généralement une chute dans le vide, avec points de vie perdus et retour au dernier point de contrôle. Enfin, le titre souffre globalement d’un certain manque de finition, avec l’héroïne qui a, par exemple, tendance à se coincer dans le décor quand, là encore, on ne suit pas rigoureusement le chemin prévu au départ.
Echoes Of The End rappelle ainsi à quel point sortir un jeu de grande envergure est difficile. Le choix de viser la qualité triple A pour une première production paraît d’autant plus déconcertant qu’il est tout à fait possible de proposer une expérience au moins recommandable sans ambition démesurée. Mais ce n’est que le début pour Myrkur Games qui aura sans doute tiré suffisamment de leçons pour proposer quelque chose de plus engageant à l’avenir.






