DEATH STRANDING 2 : ON THE BEACH

Japon – 2025
Support : Playstation 5
Genre : Aventure
Développeur : Kojima Productions
Musique : Ludvig Forssell, Woodkid
Durée de jeu : Longue
Langue : Anglais et Français
Éditeur :Sony Entertainment Interactive Europe
Date de sortie : 26 juin 2025
LE PITCH
Avec l’aide de ses nombreux compagnons, Sam entame un nouveau périple visant à empêcher l’extinction de l’humanité. Suivez leur aventure à travers un monde rempli d’obstacles et d’ennemis surnaturels, et répondez à cette question : aurions-nous dû établir tous ces liens dans le précédent épisode?
La Fedex Ultima Quest
Dans Death Stranding 2 : On the Beach, le réalisateur / scénariste / game designer / chef d’entreprise Hideo Kojima propose une suite directe au premier opus, avec le retour de la majorité du casting original et une mécanique de jeu globalement identique. À tel point qu’on pourrait parfaitement imaginer une compilation qui ne ferait pas la distinction entre les deux jeux. Présenté ainsi, on pourrait croire que le titre n’apporte rien de nouveau. Et pourtant…
Death Stranding 2 (DS2) est la suite directe de Death Stranding. On ne saurait faire plus simple. Aussi, pour se lancer dans le dernier épisode, il est préférable d’avoir une certaine connaissance de son univers. Car celui-ci est peuplé de termes particulièrement tordus pour un profane : « rapatriés », « néantisations », « dooms »… Bien que Kojima Productions ait intégré une aide contextuelle très fournie, les nouveaux venus devront tout de même se faire les dents par eux-mêmes, sur le tas. Le titre prend tout de même le temps de poser des bases solides en début d’aventure. Les initiés reconnaîtront dans ce nouvel épisode la structure globale du premier opus, que ce soit sur la progression scénaristique ou les séquences de jeu clés, le sentiment de solitude contemplative entre les livraisons, la gestion de son parcours en prenant en compte la nature du terrain et la météo, les interludes mémoriels et la gestion des infrastructures. Le gameplay évolue tout de même un peu, notamment grâce à l’ajout de nouveaux outils qui permettent d’enrichir les combats et l’exploration. Le concept du titre reste cependant principalement centré sur la livraison et la dévotion du bokka, le coursier traditionnel japonais, dans une formule qui peut parfois s’avérer routinière et répétitive mais qui procure aussi un fort sentiment de satisfaction. De toute évidence, DS2 ne cherche pas à séduire ceux qui avait rejeté la formule du premier épisode.
Échoué en terrain connu ?
Si tout semble identique, l’histoire est assez travaillée pour nous donner l’impression que les choses sont bien différentes. L’exposition scénaristique est bien moins verbeuse qu’auparavant et le jeu explique mieux son gameplay. Parallèlement à son univers SF à l’ambiance tantôt apaisée, tantôt horrifique, Kojima n’oublie pas de glisser dans sa mise en scène des situations absurdes, classes ou solennelles. DS2 propose une expérience visuelle très riche, avec une performance capture impeccable lors des phases cinématographiques. Ces scènes sont autant des étapes importantes de l’histoire que des friandises visuelles rompant une certaine monotonie. Il s’agit ici d’une monotonie positive, propice à la rêverie et invitant à la contemplation d’un univers d’une grande qualité technique et esthétique, avec une lumière travaillée et des effets météo dynamiques qui ont un impact sur l’environnement, qui sont assez variés. Cette fois encore, il faut développer son monde en construisant des infrastructures facilitant les livraisons. Certaines constructions sont automatiquement partagées en ligne et récoltent des « likes » qui unissent les joueurs dans un encouragement collectif poussant chacun à aller toujours plus loin. Enfin, pour finir, l’ensemble est doté un sound design travaillé, une ergonomie qui ne laisse rien au hasard et une maniabilité quasi sans faille. Bref : DS2 est un pur chef d’œuvre de mise en ambiance et de gameplay.
Livraisons, impression 3D, extinction de masse, réseaux sociaux… Death Stranding voulait raconter toute son époque. S’il a pu parfois se perdre dans ses propos, il les a présentés dans un concept si finement ciselé qu’il reste unique. Death Stranding 2 apporte juste quelques corrections. La livraison reste une activité répétitive mais gratifiante. L’aspect communautaire en ligne ajoute une dimension collective motivante. L’histoire est prenante. Les graphismes sont saisissants. Le jeu propose une esthétique de la monotonie et de l’errance qui en rebutera plus d’un. Mais ceux qui ne craignent pas de se perdre dans l’inconnu où de planifier leur quête au caillou près trouveront dans le titre une expérience rare et sans pareil. Death Stranding 2 est un titre unique qui demande une approche unique.







