DAEMON X MACHINA : TITANIC SCION

Japon – 2025
Support : Nintendo Switch 2, Playstation 5, Xbox Series, PC
Genre : Action, Aventure
Développeur : Marvelous First Studio
Musique : Bandai Namco Sound Team
Durée : moyenne
Langue : français
Éditeur : Marvelous
Date de sortie : 5 septembre 2025
LE PITCH
Les Outers, population dotée de pouvoirs spéciaux suite à l’exposition à la matière appelée Femto, sont oppressés par les colons réunis sous la bannière de l’Axe. Mais le conflit prend une nouvelle tournure lorsque l’un de ces Outers s’échappe d’un satellite contrôlé par cette organisation.
L’esprit et la machine
Paru en 2019, à l’origine, en exclusivité sur la première Switch (avant d’être porté quelques mois plus tard sur PC), Daemon X Machina s’est attiré la sympathie des fans de mechas à la japonaise : il faut dire que la promesse de piloter des robots géants designé par Shôji Kawamori a forcément émoustillé toute une génération d’otaku.
L’artiste japonais est notamment l’un des piliers d’univers comme ceux de Macross ou d’Escaflowne, pour ne citer qu’une toute petite fraction d’un impressionnant CV qui couvre le domaine de l’animation, mais aussi du jeu vidéo, avec Armored Core, par exemple. Comme ce dernier, Daemon X Machina propose aux joueurs de combattre aux commandes de machines personnalisables de la tête au pied, via d’innombrables pièces d’équipement, qu’il s’agisse des différents membres (tête, bras, jambe, torse) aux capacités de résistance et de mobilité propre, et des armes pour le combat rapproché ou à distance. Il est même possible d’y ajouter sa touche personnelle en choisissant les couleurs de son choix, voire des décalcos plus ou moins fantaisistes pour se sentir comme chez soi. Mais le but, c’est naturellement d’emmener son mecha sur le champ de bataille pour remplir diverses missions en tant que mercenaire ; missions qui consistent généralement à abattre les escouades du camp adverse ou à défendre un point stratégique. Si le premier Daemon X Machina ne manque pas d’un certain charme, il manque tout de même un peu de pêche, à cause d’une maniabilité un peu lourde, d’où la tentation de vite le mettre de côté au profit d’un jeu plus stimulant. C’est d’ailleurs un point que l’équipe de Marvelous a voulu corriger avec cette suite.
Cette fois, c’est la bonne
Titanic Scion reprend ainsi la formule de son prédécesseur, mais la transpose, d’une part, dans un monde plus vaste. Si le premier épisode propose une succession de missions cloisonnés, cette suite est construite en monde ouvert. Bien qu’il faille revenir à intervalles réguliers à la base pour valider ses opérations, la carte peut être explorée plus librement afin de remplir les objectifs principaux et des quêtes secondaires. L’impression de liberté qui se dégage est, en outre, appuyée par l’immensité des environnements qui ne devraient pas laisser indifférents les fans de Xenoblade Chronicles X. Autre changement, le joueur ne pilote plus de mécha géant, mais ce qui s’apparente plus à une armure de combat appelée Arsenal. Celle-ci a le mérite de se montrer plus véloce que la machine du précédent volet, et donc, d’offrir de bien meilleures sensations. Sachant que les nombreuses options offertes auparavant sont toujours disponibles, on prend d’autant plus de plaisir à expérimenter les différentes configurations au cours de phases d’exploration, puisqu’il est possible de porter une arme différente dans chaque bras, entre les épées, lances, fusils d’assaut, arc et bien d’autres encore, auxquelles on peut ajouter une arme d’épaule, comme un lance-missile, et les différents types de grenades et de mines.
De chair et de métal
Et ce n’est pas tout, puisque, outre l’équipement trouvé en cours de route ou obtenu à la validation d’une mission, il est encore possible d’améliorer tout cela en récupérant différents matériaux ou en récupérant des modules offrant différentes capacités, comme une précision accrue pour les armes à feu ou une gestion plus efficace de la jauge d’endurance pour les membres de l’armure. Mais la plus grande nouveauté réside dans la fusion, qui permet d’améliorer les capacités du pilote lui-même, en modifiant directement son ADN à partir de données récupérées auprès des créatures vaincues. Cela a un prix, puisque ces modifications génétiques impactent l’apparence du personnage. Pour devenir plus fort, il faut alors accepter de ressembler physiquement à ses ennemis ; il est bien possible de subir une opération pour retrouver ses traits d’origine, mais celle-ci s’avère extrêmement coûteuse… Quoiqu’il arrive, cette course à la puissance dans un jeu d’action très plaisant à jouer est cette fois plus convaincante. On peut éventuellement reprocher à Titanic Scion une interface qui n’est pas toujours intuitive : si les nombreuses options font tout le sel du jeu et devraient tenir en haleine les experts de l’optimisation, des joueurs moins expérimentés risquent de passer à côté de certains éléments et donc de connaître une progression moins fluide. L’aventure peut toutefois être jouée en coopération, par équipe de trois au maximum, ce qui pourrait combler cet écueil dans une certaine mesure.






