CONTROL : ULTIMATE EDITION

Finlande – 2019 / 2021
Support : PC, Xbox Series, Playstation 5
Genre : Action, Metroidvania
Développeur : Remedy
Durée de jeu : Longue
Langue : Français disponible (audio et textes)
Éditeur : 505 Games
Date de sortie : 02 février 2021
LE PITCH
Depuis plusieurs années, Jesse Faden est à la recherche de son frère, Dylan. Elle finit par retrouver sa trace dans »la vieille maison », un massif bâtiment administratif New Yorkais qui reste pourtant invisible au commun des mortels. Vous trouvez cela étrange ? Vous n’avez encore rien vu… rien du tout !
Mulder on the dance floor
Depuis sa sortie initiale, en août 2019, tout ou presque a été dit sur Control : Beau, captivant et extrêmement agréable en main. Avec son Ultimate Edition, le titre (re) revient sur next gen dans un pack incluant ses deux DLC et une implémentation du fameux ray tracing. Comme coincé dans une boucle temporelle de la quatrième dimension, il nous faut (re) réexpliquer le contrôle que le jeu exerce sur / propose à son joueur. Nous l’approuvons.
Control est un métroidvania qui se distingue par la signature visuelle de son environnement principal singulièrement familier. Au lieu de faire évoluer le joueur dans un univers fantastique où il est naturel de croiser des loups garous ou des scarabées, le titre de Remedy vous invite à explorer les méandres d’un bâtiment administratifs à l’architecture ordinaire qui subit des manipulations extraordinaires. Dès lors que le jeu évolue dans un espace trivial, l’étrange a plus de prises pour attiser notre attention et construire notre immersion. Une idée simple qui, avec un talent fou et un travail d’orfèvre, donne un univers captivant. La fausse banalité des bureaux visités est par ailleurs le prétexte à la dissémination de toute une ribambelle de rapports, de notes et de dossiers confidentiels qui détaillent l’étrangeté d’un monde qui s’étend bien au-delà des murs froids qui nous entourent. Littéralement, le jeu se lit autant qu’il se regarde et se joue. Et quand au détour d’un mémo, on trouve des références à des héros d’un autre jeu Remedy, ce n’est plus l’espace qui s’étend, mais également le temps. Celui du jeu autant que du joueur.
Ça se longe sans fin
On se perd souvent mais on retrouve toujours son chemin. Le level design appelle notre curiosité avec une simplicité peu commune. Les environnements, étrangement variés, s’étalent dans une froide monotonie, bleutée par un éclairage artificiel appuyant notre sentiment d’isolement. L’histoire est sobre et parvient à présenter juste ce qu’il faut d’informations pour nous inciter à aller toujours plus de l’avant. La mise en scène suit la même tendance, sans grand spectacle mais travaillée au niveau du cadrage, de la composition et de l’éclairage. Le rythme est excellent. La jouabilité n’est pas en reste. L’évolution des possibilités d’actions du personnage principal donne de réelles impulsions à l’avancée du joueur. Comme dans tous bon metroidvania, chaque étape est une clé pour la suivante. Les combats sont finement équilibrés, servis par une mécanique de jeu aux petits oignons. Et le tout se joue avec un moteur physique particulièrement impressionnant. Si la mise en scène joue la carte d’une certaine sobriété, les combats sont autant d’occasions à la démesure.
DLC, RT, GOTY… over !
Dans cette Ultimate Edition, les deux DLC sont complètement intégrés à la trame principale et ne se rencontrent que tard dans le jeu, sous la forme de missions tout à fait »normales ». Ils ne casseront donc pas le rythme du jeu et bénéficient de la même qualité d’écriture. Les succès / trophées sont en revanche bien séparés. Enfin, pour terminer avec le principal argument graphique de ces versions PS5 / XBS, la partie ray tracing donne à voir le premier vrai benchmark pour la nextgen face au PC sur un titre multi support. Les amoureux de l’image noteront que la next gen se situe juste au niveau d’un PC moyen de gamme mais, globalement, la plupart des joueurs seront satisfaits. Les compromis faits pour proposer un rapport résolution / fréquence satisfaisant sont cohérents et quasiment invisibles sans comparatif. Pour ceux qui n’ont que faire du ray tracing, il est possible de désactiver l’effet au profit d’un gain substantiel en termes de fréquence d’images. Sous cette configuration, le jeu propose un confort jamais vu sur console. Un autre bon point à prendre.
Déjà exploré sur PC, nous avons retrouvé Control dans sa version Ultimate Edition sur console next gen avec un très grand plaisir. Le cœur a été conservé, l’essentiel inchangé : Beau, captivant et extrêmement agréable en main. Et, comme coincé dans une boucle temporelle de la quatrième dimension, nous avons (re) découvert le contrôle que le jeu exerce sur / propose à son joueur…