9 MONKEYS OF SHAOLIN

Russie – 2020
Support : Xbox One, Playstation 4, PC, Nintendo Switch
Genre : Action, Beat’em All
Développeur : Sobaka
Musique : Inconnu
Durée de jeu : Faible
Langue : Voix anglais, Textes Français
Éditeur : Buka Entertainment
Date de sortie : 16 octobre 2020
LE PITCH
Dans la peau d’un simple pêcheur chinois, Wei Cheng, vous devez venger vos amis et votre famille, assassinés par des pirates venus piller votre paisible village.
36eme Chambre et des brouettes
Le Beat’em all des salles d’arcades revient en force. Après un Street of Rage 4 inespéré qui retourne l’abdomen, c’est la Russie qui se jette dans la mêlée avec des moines Shaolin bien vénères.
Après avoir exploré la quête vengeresse d’une masse de muscle étripant à tout va dans le méchamment bourrin Redeemer (traitant déjà de quelques philosophies bonzes en arrière-plan), la petite team Sobaka calme légèrement ses ardeurs en s’épanchant vers un nouveau beat them all mais cette fois-ci plus gentiment pénétré par la science shaolin. De la photographie mordorée aux musiques orientalisantes en passant par des cutscenes pleines de références, 9 Monkey of Shaolin est certainement sous l’influence des grandes productions kung-fu de l’ancestrale Shaw Brother. Même le scénario, limité mais présent, et son gentil pécheur obligé d’apprendre en accéléré l’art des arts-martiaux pour venger son village d’une horde de terrible pirates, semble invoquer constamment les mouvements acérés d’un Jet Li débutant. Une ambiance plutôt accrocheuse pour les cinéphiles, et un cadre parfait pour renouer avec les bonnes valeurs perdues du Beat’em All arcade avec progression latérale. Une exploration en 2.5D pour faire plus moderne où le combattant traverse des paysages assez variés (village sous la pluie, campagne au crépuscule, montagne frappée par le vent…) accueillant les nombreuses vagues ennemis son bâton en main.
Les disciples de Shaolin
Le gameplay est de prime abord assez simpliste laissant le choix au coup d’estoc, coups de pieds, saut et surtout esquive rapide, permettant d’enquiller les ennemis dans un même combos avant d’assener un coup chargé du meilleur effet. Si les ennemis ne changent pas franchement de visages (et c’est bien dommage), leurs capacités augmentent graduellement alors que le joueur s’efforce d’engranger des points d’expérience pour débloquer de nouvelles capacités dans un arbre de compétence à trois embranchements majeurs. De quoi accéder à de nouveaux mouvements (effets tourbillons, projections violentes…), de nouvelles capacités et enchaînements plus spectaculaires, mais aussi quelques magies ralentissant le temps ou attirant les ennemis comme un aimant qui iront vider la jauge de Qi du héros. A cela s’ajoute aussi quelques accessoires améliorés (armes, vêtements…) offrant là aussi quelques boosts qui pourront faire la différence. Du grand classique en somme, mais très honnêtement fagoté et doté d’un bon sens du rythme malgré un habillage souvent à l’économie avec des modélisations sobres mais qui manquent d’un peu de fantaisie, une masse d’ennemie qui tourne en rond (même les boss n’ont pas la puissance ou le grain de folie nécessaire) et quelques petits bugs de collision un peu ridicules. Avec une durée de vie limitée au canon du Beat Them All (5 heures à la louche) et une rejouabilité assez limitée 9 Monkeys of Shaolin gagne surtout des points en proposant un mode deux joueurs en ligne ou sur la même machine, ajoutant une bonne dose de fun et de boxon à l’ensemble. Sympatôche comme dirait l’autre.







