THE WRETCHED

Etats-Unis – 2020
Support : Bluray
Genre : Horreur
Réalisateur : The Pierce Brothers
Acteurs : John-Paul Howard, Piper Curda, Jamison Jones, Azie Tesfai…
Musique : Devin Burrows
Durée : 95 minutes
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et Français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Éditeur : Koba Films
Date de sortie : 02 décembre 2020
LE PITCH
Ben est un jeune homme dont les parents sont séparés. A peine arrivé chez son père, il est réveillé lors de sa première nuit, par un bruit étrange provenant de la maison de ses voisins.
Sea, sex and blood
Plus que jamais à la mode, le cinéma d’horreur, privé de victimes dans les salles pendant plusieurs mois cette année, continue de proposer à intervalles réguliers de nouveaux frissons à ses amateurs. The Wretched, un des derniers en date, arrive donc sur galette bleue. S’il plaira vraisemblablement aux plus jeunes d’entre eux, faut-il pour autant que les spectateurs les plus aguerris fasse l’impasse sur sa créature forestière ? Pas sûr…
Et une baby-sitter, une ! The Wretched démarre donc comme nombre de ses contemporains avec la rencontre sanglante entre une baby-sitter (qui voulait vraisemblablement juste rouler des palots à son boyfriend pendant que les mioches qu’elle est sensée garder jouent avec des allumettes) et une créature aux cheveux longs et sales qui entre deux borborygmes caverneux se cure les dents avec des petits os d’enfants. Ellipse.
35 ans plus tard, le jeune Ben (John-Paul Howard, vu dans le magnifique Comancheria) arrive par le train pour des vacances chez son father, où il l’aidera à s’occuper de sa marina. Il fait rapidement connaissance avec Mallory, sa jolie employée qui a aussi son âge et quelques gosses de riches du voisinage. Des vacances qui commencent à sentir bon le sexe donc. Sauf que la créature de l’intro va s’inviter chez ses voisins les plus proches et que Ben va devoir essayer de sauver sa vie et celles des autochtones avant de s’envoyer en l’air. Dur !
Promenade dans les bois
Une créature, des teenagers et une succession de scènes et de situations vues et revues sont donc tout d’abord ce que les frères Pierce, auteurs et réalisateurs déjà responsables d’un zombie flick passé totalement inaperçu, ont a nous proposer. On repassera pour l’originalité. Surtout que leur mise en scène est à l’avenant, leur écriture pas vraiment rythmée, généreuse en incohérence et que jump scares et artifices sonores (le pack habituel de bourdonnement de mouches et de sons craspecs des films d’horreur donc) viennent parfaire le tableau. Clairement pensé et représenté pour et par les ados, le film est même plutôt timide en matière d’horreur et préfère suggérer hors cadre plutôt que montrer frontalement. Avec autant de déconvenues et de frustrations, les paupières finissent par se faire sentir un peu lourdes et on lutte pour ne pas appuyer rageusement sur le bouton stop de la télécommande. Heureusement, un twist plutôt bien amené vient recentrer l’histoire et donner une nouvelle vision d’ensemble qui donne un relief certain à un film fadasse qui n’en avait aucun jusque-là. Une bonne idée qui s’ajoute à un climax centré autour de l’antre de la créature (sorte de dryade maléfique réussie sans plus) qui renvoie, toutes proportions gardées bien sûr, à La Nurse de William Friedkin. On n’en attendait pas tant !
Pour finir, même s’il n’invente ni même ne réinvente rien, The Wretched mérite étonnamment le coup d’œil et réussit sa sortie, sur le fil, grâce à quelques bonnes idées sorties de la bonne façon au bon moment. Jusqu’à un dernier plan à la noirceur plutôt réussie et qui rend directement hommage aux films qui érigèrent le genre. Bien vu.
Image
Film récent donc master impeccable, qui sert des noirs à la profondeur abyssale le long de nombreuses scènes nocturnes et/ou sombres. Ce qui n’empêche pas, lors de scènes plus rares, de proposer un très bon niveau de luminosité et de contraste.
Son
Le DTS-HD Master audio, parfaitement équilibré, fait le taf et réussit aussi bien ses passages intimistes (la conversation nocturne entre le père et son fils), chauds et enveloppants, que ses moments les plus stressants, à base de jump scares qui feront hurler les enceintes. Pour plus de réalisme et de relief, la VO est comme toujours à privilégier.
Liste des bonus
Aucun.







