STAR TREK THE NEXT GENERATION : LES 4 FILMS

Star Trek : Generations, Star Trek : First Contact, Star Trek : Insurrection, Star Trek : Nemesis – Etats-Unis – 1994, 1996, 1998, 2002
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Space Opera, Science-Fiction
Réalisateur : David Carson, Jonathan Frakes
Acteurs : Patrick Stewart, William Shatner, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Brent Spiner, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, James Doohan, Walter Koening, Malcolm McDowell, Whoopi Goldberg, F. Murray Abrahams, Tom Hardy, Ron Perlman, Dina Meyer
Musique : Dennis McCarthy, Jerry Goldsmith
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby TrueHD 7.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 français, espagnol, japonais…
Sous-titres : Français, anglais, espagnol, allemand…
Durée : 118, 111, 103 et 116 minutes
Editeur : Paramount Pictures
Date de sortie : 25 mai 2023
LE PITCH
Star Trek : Générations (1994)
Les officiers en retraite de Starfleet, James T. Kirk, Montgomery Scott et Pavel Chekov sont les invités d’honneur au voyage inaugural de l’Enterprise-B. Le vol d’essai prend un tour inattendu quand le vaisseau rencontre deux transporteurs perdus dans le Nexus, un mystérieux « ruban énergétique ». Kirk, qui tentait une manœuvre désespérée pour sauver le vaisseau, est aspiré dans le vide…
Star Trek : Premier contact (1996)
24ème siècle. Alors que l’Enterprise patrouille au fond de la galaxie, le capitaine Picard et ses hommes reçoivent un SOS : les terribles Borg, mi-hommes mi-machines, sont en train d’attaquer la terre afin de changer l’histoire de l’univers. Pour les contrer, une seule solution : les suivre et remonter trois siècles plus tôt, à l’heure du premier contact.
Star Trek : Insurrection (1998)
Depuis les débuts de la Fédération, la Première Directive indique qu’aucune expédition spatiale ne doit interférer dans l’évolution des civilisations. Aujourd’hui pourtant, Picard reçoit des ordres qui bafouent ce décret.
Star Trek : Nemesis (2002)
Jean-Luc Picard, en route pour négocier la paix avec les Romuliens, voit sa mission diplomatique compromise par le nouvel homme fort de Romulus, qui a déjà décimé une partie du Sénat. Cet infâme personnage n’est autre que le résultat du clonage de Picard lui-même…
Nouvelles frontières
Après le coffret évènement Star Trek Les 6 Films Originaux centré autour des aventures de l’équipage historique sur grand écran, rien de plus logique que de voir apparaitre un nouveau coffret réservé cette fois-ci aux quatre longs métrages mettant en avant Jean-Luc Picard et ses collègues. Quatre opus un peu moins plébiscités, peinant en effet à s’extirper du modèle télévisé, mais offrant un baroud d’honneur plus luxueux à une team inoubliable à une époque où personne ne se doutait qu’il y aurait un match retour avec les trois saisons de Star Trek Picard.
Après trente ans de bons et loyaux services, il était effectivement temps que les héros de la série Star Trek tirent définitivement leur révérence. Car pendant que la série Star Trek La Nouvelle Génération caracolait en tête des audiences, au cinéma c’était encore et toujours un Kirk de plus en plus bedonnant et une troupe d’icônes de moins en moins dynamiques qui faisaient les stars dans The Final Frontier et The Undiscovered Country. La nouvelle série prenant définitivement fin en 1994 (tandis que l’excellent Deep Space Nine et la plus anecdotique Voyager continuent leur petit bout de chemin) une véritable passation de relais est imaginée par le biais du projet Star Trek Generations. Une aventure spectaculaire qui permettrait de croiser les deux époques, les deux mythiques capitaines, pour enfer laisser à la troupe de STNG toute la place qu’elle mérite. Un bel évènement pour les fans de Star Trek emballé par l’ouverture qui montrent une mission de sauvetage qui tourne court pour James T. Kirk, se sacrifiant, disparaissant dans une faille dimensionnelle. Presque cent ans plus tard, la même menace réapparait et va amener Jean-Luc Picard à se retrouver nez à nez avec le fameux héros, seul à même de sauver une dernière fois l’univers, alors bien occupé à faire des promenades à cheval et à cuisiner dans son petit paradis personnel. Son ultime sacrifice, après une bagarre type 3ème âge aux cotés de Patrick Stewart contre un Malcolm McDowell pas très frais, ne rend pas vraiment hommage au parcourt du personnage. Du spectacle épique attendu, il ne restera finalement qu’un impressionnant crash meurtrier de l’Enterprise et un vague face-à-face avec un oiseau de proie Klingon (mais vite expédié), tout le métrage hésitant constamment entre une certaine nostalgie, une installation définitive des nouveaux personnages et des rappels à leur propre série, illustrés par une forme de nonchalance pépère qui tente vainement de se faire passer pour de la science-fiction adulte et métaphysique.
Retour aux sources
D’emblée Generations souligne le souci qui va constamment poursuivre les films « Next Generation » : un certain manque d’ampleur dans les enjeux et cette sensation plus ou moins prégnante d’être de simples téléfilms de luxe, des épisodes spéciaux de la série. Et c’est peut-être encore plus pesant dans l’assez pauvre Star Trek Insurrection sortie en 98, presque entièrement concentré sur le sol d’une planète (la même que dans des dizaines d’épisodes) ou Picard, Data, Worf, Riker et les autres, protègent une colonie d’une centaine de personnes à peine contre les intérêts de la Fédération, toute de même réduite ici à un Amiral malhonnête. Un pitch qui aurait fonctionné en 45 minutes dans la lucarne, mais qui peine à passionner en cinémascope surtout quand les moyens semblent aussi réduits et la mise en scène si proprette et factuelle. Là où les premiers films Star Trek eurent droits à des metteurs en scènes du niveau de Robert Wise (retranscrivant à merveille l’aspect réflectif de la licence dans Star Trek The Movie) ou de Nicholas Meyer (plus porté sur l’aspect bataille maritime dans Star Trek II et VI) pour donner de véritables impulsions cinématographiques, David Carson et Jonathan Frakes (interprète aussi du fameux number 1 à la cool) viennent directement de la télévision et cela se voit.
Pourtant le même Jonathan Frakes s’était montré beaucoup plus inspiré avec le précédent Star Trek First Contact considéré à raison comme le meilleur film de cette période… et l’un des meilleurs opus tout court. Il faut dire que le scénario joue sur deux cordes sensibles à la fois. D’un coté un voyage dans le temps (oui comme dans Star Trek IV) qui renvoit les protagonistes à l’époque du fameux premier contact avec les vulcains qu’ils doivent s’efforcer de maintenir sous peine de voir leur futur disparaitre, de l’autre le retour des inquiétants Borgs, leurs ennemis jurés (et à l’origine des meilleurs épisodes de la série) et aliens biomécaniques particulièrement flippants. Alors que Picard, Data et Worf combattent l’assimilation retranchée dans un Enterprise envahie, Riker, Georgi, Troy et Beverly aident le héros historique Zefram Cochrane (James Crowell toujours sympathique) à reconstruire sa fusée tout en l’empêchant de se carapater, écrasé par le poids de l’Histoire. Entre pures scènes de comédies, vraies émotions, tensions, batailles spatiales tendues, assauts rapprochés, et concepts SF maitrisés, First Contact retrouve effectivement tous les ingrédients du programmes TV mais réussit aussi à leur offrir une échelle plus considérable.
Le dernier voyage
On retrouve d’ailleurs a peu de choses près les mêmes ambitions sur l’ultime Star Trek Nemesis, pour le coup confié au réalisateur d’Ultime Decision et U.S. Marshals, habitué donc aux divertissements musclés. L’esthétique générale se fait effectivement plus léchées, l’atmosphère plus lourde et même les effets spéciaux plus réussi que jamais, pour un résultat assez divertissant et sans grand temps morts. Déjà bien présent sur les deux films précédents, le génial Jerry Goldsmith se fend même de sa meilleure partition sur la licence, plus martial que jamais, depuis le somptueux Star Trek The Movie. Le souci de l’opus reste cependant son scénario qui en voulant régler plus ou moins le conflit qui oppose la Fédération aux Romuliens (comme le faisait Star Trek VI avec les Klingons), imagine un nouveau tyran qui se révèle être… le clone de Picard ! Un concept un poil bisseux, même si Tom Hardy y va avec conviction, et qui semble écraser toutes les autres trames mises en place dans le film. Un récit qui devient limité et parfois tristement lacunaire et qui s’explique sans doute par la cinquantaine de minutes coupées (seules 17 minutes sont visibles sur le Bluray) et qui venaient explorer plus avant autant la dynamique diplomatique du film, mais aussi et surtout la dynamique du groupe le métrage se resserrant totalement sur le duo Picard / Data aux détriments des autres qui devront se satisfaire d’un mariage bien sympathique en ouverture et basta. Pas totalement à la hauteur donc, et plus faible résultat au box-office de la saga, Star Trek Nemesis conclut un peu tristement (et pas que pour l’ultime sacrifice assez prévisible) une grande aventure débutée 15 ans plus tôt.
Heureusement il faut l’avouer que cette belle brochette de personnages et que cet esprit plein de camaraderie et de décontraction aura finalement obtenu une sortie de scène beaucoup plus chaleureuse et mémorable avec la troisième et dernière saison de la série Star Trek Picard découverte récemment avec un certain bonheur sur Amazon Prime. Les légendes ne meurent jamais vraiment il parait.
Image
Paramount fait toujours des merveilles avec la licence Star Strek et après la première fournée de films en UHD, ces quatre opus consacrés à Next Generation viennent affirmer cette dynamique. Comme toujours la restauration est absolument impeccable avec des copies d’une propreté et d’une stabilité imperturbable, lumineuses et pointues, mais profitant pleinement de la source 4K pour retrouver dans le même mouvements toutes les subtilités de la matière filmique. Les argentiques, le léger grain de pellicules, la profondeur du piqué, s’imprègnent à merveilles sur les écrans assurant une définition riche, voir exceptionnelle dans sa manière rigoureuse de faire cohabiter naturellement éléments réels, maquettes et images de synthèse. Et le Dolby Vision n’est pas pour rien dans cette réussite, appuyant une colorimétrie autrefois un peu juste et terne (on pense à Generations et Insurrection) par des teintes beaucoup plus puissantes et subtiles, raffermies par des noirs intenses et profonds. A ce petit jeu là, Nemesis se refait presque une santé.
Son
On met comme trop souvent de côté le petit Dolby Digital 5.1 français entendable depuis le premier DVD des films, pour profiter pleinement des tous nouveaux Dolby TrueHD 7.1 de la version originale (contre des Dolby TrueHD 5.1 en Bluray) venant encore une fois raffermir un univers sonore inimitable. Même si les quatre films ne sont pas toujours des modèles de spectacles épiques, leurs pistes sonores reconstituent avec une minutie savante l’atmosphère si particulière de l’intérieur des différents vaisseaux (en particulier l’Enterprise), des batailles spatiales, ou des tirs de phasers, avec une dynamique constante et des ambiances enveloppantes généreuses et naturelles. Constamment claires et équilibrés, les pistes permettent aussi d’offrir plus de coffre encore aux trois superbes BO de Jerry Goldsmith.
Interactivité
Ce coffret UHD / Bluray conçu à l’image de celui déjà existant regroupant les six premiers films de la série, ne comprend aucun supplément inédit. Une honte ? Pas vraiment puisque le contenu des blurays est identique à celui des sorties de 2009 qui elles même débordaient de suppléments en tous genres entre nouveautés et archives récupérées sur les DVD déjà bien collector. Pour chaque métrage c’est donc entre deux et trois commentaires audios, plus les commentaires textuels informatifs, qui sont proposés (et pour le coup eux présents sur les UHD) et des heures de documentaires retraçant les tournages des films, les recherches conceptuelles, la confection des effets spéciaux, la compositions des musiques, les personnages centraux et leurs interprètes, les univers aliens ou les liens avec les différentes séries. C’est toujours extrêmement informatif, passionné et bourré d’interviews des producteurs, réalisateurs, acteurs ou artistes divers ayant travaillé sur ces opus. On y trouve aussi quelques scènes coupées, des galeries de photos et d’images bien chargées, ainsi que des tables rondes animées par des journalistes et des fans (pas le plus pertinent cela dit) et un portrait en quatre parties de l’acteur Brent Spinner. Rien de neuf donc, mais que pouvaient-ils ajouter de plus ?
Liste des bonus
Star Trek Generations :
Commentaires audio de David Carson et Manny Coto, commentaires audio de Brannon Braga et Ronald D. Moore, « LCARS : Système informatique des données » : accès à des informations contextuelles pendant le film (anglais uniquement), « La fusion de deux légendes » (25’40”), « Carte stellaire : créer l’illusion » (9’23”), « D’étranges nouveaux mondes : la vallée de feu » (22’42”), « La musique de Star Trek » (8’57”), « Une visite d’ILM : les maquettes » (9’39”), « Le crash de l’Enterprise » (10’44”), Titre principal (3’32”), Le ruban du Nexus (7’08”), La soucoupe s’écrase (4’50”), Hommage à Matt Jefferies (19’38”), « La lignée de l’Enterprise » (12’49”), « Photos de famille du Capitaine Picard » (7’05”), « Inventer les armes du 24ème siècle » (13’48”), Flashback du designer de « Next Generation » : Andrew Probert (5’04”), « Carte stellaire : la Terre » (7’39”), « Brent Spiner : Data et plus encore – Partie 1 » (10’21”), « Table ronde : Generations » (12’23”), « Brief SCISEC 007 de Starfleet : Trilithium » (3’06”), 4 scènes inédites (HD – VOST – 33’10”), 3 storyboards (79 planches), Photos de tournage (40 photos), Bandes annonces.
Star Trek First Contact :
Commentaires audio de Jonathan Frakes, Commentaires audio de Brannon Braga et Ronald D. Moore, Commentaire audio de Damon Lindelof et Anthoy Pascale, Commentaire écrit par Michael et Denise Okuda, « LCARS : Système informatique des données » : accès à des informations contextuelles pendant le film (anglais uniquement)
« Premier contact : le tournage » (20’19”), « Premier contact : tout un art » (16’34”), « L’histoire » (15’29”), « Le silo à missiles » (14’04”), « Le déflecteur » (10’30”), « De « A » à « E » » (6’38”), « L’assemblage de la reine des Borgs » (11’10”), « Les modules de secours » (4’58”), « La disparition de la reine des Borgs » (3’12”), « Hommage à Jerry Goldsmith » (19’46”), « L’héritage de Zefram Cochrane » (12’19”), « Premier contact : les possibilités » (19’31”), « Industrial Light & Magic (ILM) : The Next Generation » (12’17”), « Salutations de la station spatiale internationale » (8’31”), « Le vol historique de SpaceShipOne » (4’41”), « Brent Spiner : Data et plus encore – Partie 2 » (7’30”), « Table ronde : Premier contact » (12’51”), « Brief SCISEC 008 de Starfleet : Vortex temporel » (2’36”), « L’unimatrice 1 » (14’15”), « La reine » (8’31”), « Design de le matrice » (18’10”), 4 storyboards (135 planches), Galerie de photos (48 photos), Bandes annonces.
Star Trek Insurrection :
Commentaires audio de Jonathan Frakes et Marina Sirtis (VOST),
Commentaire écrit par Michael et Denise Okuda, « LCARS : Système informatique des données » : accès à des informations contextuelles pendant le film (anglais uniquement), « Un village » (16’41”), « Cadre, décors, paysage » (19’56”), « Insurrection : tout un art » (14’53”), « Anatomie d’une cascade » (6’33”), « L’histoire » (17’19”), « Insurrection : le tournage » (25’07”), « Notes du réalisateur » (18’56”), « Les extraterrestres de Westmore » (17’43”), « L’héritage de Westmore » (12’45”), « Les belles extraterrestres de Star Trek » (12’40”), « Marina Sirtis : place à la conseillère » (8’26”), « Brent Spiner : Data et plus encore – Partie 3 » (8’17”), « Table ronde : Insurrection » (10’50”), « Brief SCISEC 009 de Starfleet : Les origines du conflit entre Baku et Son’a » (3’), Poursuite de navettes (9’36”), Les drones (4’43”), Aveugle (4’38”), 7 scènes inédites (HD – 12’56” – VOST), Storyboard : protocoles secondaires (49 planches), Galerie de photos (40 photos), Bandes annonces.
Star Trek Nemesis :
Commentaires audio de Stuart Baird, commentaires audio de Rick Berman, Commentaires écrits par Michael et Denise Okuda, « LCARS : Système informatique des données » : accès à des informations contextuelles pendant le film (anglais uniquement), « Nemesis : un nouveau regard » (25’45”), « Nouvelles frontières : Stuart Baird réalise Nemesis » (8’42”), « L’action sur storyboards » (3’37”), « Alerte rouge : au coeur de l’action dans Nemesis » (10’08”), « Construire et reconstruire » (7’44”), « Les quatre alternatives de l’ultime frontière » (10’14”), « Essais : Shinzon » (6’29”), « L’ultime voyage de la famille Star Trek » (16’17”), « Une vision audacieuse de l’ultime frontière » (10’17”), « L’Enterprise E » (11’37”), « Retrouvailles avec les Rikers » (10’47”), « La technologie d’aujourd’hui et les données de demain » (4’23”), « Le Robot Hall of Fame » (4’34”), « Brent Spiner : Data et plus encore – Partie 4 » (9’18”), « Table ronde : Nemesis » (10’26”), « Brief SCISEC 010 de Starfleet : Radiation Thalaron » (2’27”), « Le savoir Romulien » (11’51”), « Shinzon et le Vice-Roi » (10’), « Le design Romulien » (9’05”), « Le Sénat Romulien » (8’57”), « Le Cimeterre » (13’14”), 13 scènes inédites avec introduction de Rick Berman (HD – 27’13” – VOST), 4 storyboards (180 planches), production (58 dessins et photos), accessoires (21 photos), Bandes annonces.