STAR TREK PICARD SAISON 1

Etats-Unis – 2020
Support : Bluray
Genre : Science-Fiction, Série TV
Réalisateurs : Hanelle M. Culpepper, Jonathan Frakes, Maja Vrvilo, Douglas Aarniokoski, Akiva Goldsman
Acteurs : Patrick Stewart, Isa Briones, Alison Pill, Michelle Hurd, Santiago Cabrera, Harry Treadaway, Evan Evagora, Brent Spiner, Jonathan Frakes, Marina Sirtis…
Musique : Jeff Russo
Durée : 480 minutes
Image : 2.35 16/9
Son : DTS-HD Master Audio 5.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 Français, Japonais, Italien, Allemand, Espagnol.
Sous-titres : Français, Italien, Finnois, Japonais, Allemand, Suédois, Néerlandais…
Editeur : Paramount Pictures France
Date de sortie : 20 janvier 2021
LE PITCH
Quatorze ans après avoir pris sa retraite de Starfleet, Jean-Luc Picard, toujours hanté par la mort de Data, mène une vie tranquille dans le vignoble familial lorsqu’une jeune femme vient lui demander de l’aide…
Le retour de Jean-Louc
18 ans après le film Star Trek Nemesis, le charismatique Capitaine Jean-Luc Picard revient pour une nouvelle série TV qui lui est entièrement dédiée. Mais avec lui ce n’est pas que Patrick Stewart qui signe son grand retour, mais bien tout l’univers Star Trek des années 80/90. Le plus riche sans doute.
C’est à la sortie du long métrage Logan que Patrick Stewart, galvanisé par sa réinterprétation du Professeur Xavier, a affirmé envisager de revenir à l’univers Star Trek, celui qui lui offrit une grande part de sa notoriété grâce au succès colossal de Star Trek Next Generation et qui s’acheva sur une déception en 2002 avec le long métrage Nemesis. Un regain d’intérêt qui a tout de suite trouvé un écho dans les oreilles des créateurs de Star Trek Discovery, nouvel horizon excitant de la licence, qui justement planchait sur des spin-of à venir. Du très contemporain Discovery au show de 1987, le delta est large mais la nouvelle série s’en sort assez bien, ne commettant jamais l’erreur du fan service lourdaud ou de la suite trop tardive. Si d’autres membres de cet Enterprise-là apparaissent effectivement au détour d’épisodes (Number One et la conseillère Deanna Troi pour les nommer), ils servent tout d’abord de havre de paix temporaire et de marchepied pour l’émancipation en cours. Quant à Data, devenu versant d’une même pièce que Picard aux longs des années, son sacrifice est effectivement et naturellement le moteur premier de toute la saison. Logique, Star Trek Picard est une nouvelle histoire de filiation, de transmission entre les générations sur fond de remous politiques, entre monté de l’isolationnisme et de la xénophobie, qui donne à une Fédération confinée des airs d’une Europe post Brexit.
Engage !
Dommage que tous ces élans démontrant une approche toujours aussi mature de la science-fiction (oui ça parle beaucoup et c’est bien !) et de son potentiel, ne cessent de trébucher sur des scénarios d’épisodes un peu trop prévisibles, voir redondants, dont les arcs narratifs s’effritent rapidement au cours de la saison. Un petit quelque-chose des travers de Star Trek Discovery donc, mais en plus prononcé, heureusement largement rattrapés par le soin apporté à la résurrection de cet univers (la métamorphose des Borgs..), par l’ambition visuelle constante du programme (la bataille spatiale finale…) et à ses personnages. Rien à voir avec l’équipage de l’Enterprise, Picard est désormais presque un renégat, en tout cas un électron libre porté par une mission toute personnelle et qui va devoir se recréer un équipage à sa nouvelle image : une scientifique paumée (Alison Pill, excellente comme toujours), un pilote tête brûlée, une ancienne collègue légèrement suicidaire, un jeune guerrier romulien échappé du Seigneur des anneaux, une adolescente synthétique sur la trace de ses clones… et Seven of Nine (Jeri Ryan aux airs de Sarah Connors) ex borg ultra badass qui avait réussi à sauver elle toute seule Star Trek Voyager de l’ennui.
Une bande hétéroclite, une famille bancale mais d’autant plus attachante, où Patrick Stewart fait office de patriarche bienveillant, le visage creusé par les années, la fatigue perceptible, mais la classe et le flegme britannique absolument intacte. Plus charismatique que jamais, l’acteur porte parfois la série à bout de bras, mais avec une élégance rare.
Image
Comme pour les Bluray de Star Trek Discovery, Picard nous parvient en HD avec une ferme intention de concurrencer les derniers opus cinéma sur leur propre terrain. Outre les effets spéciaux et rendus des paysages spatiaux, toujours incroyablement riches et détaillés, la série se montre très généreuse dans sa définition avec des visages creusés, des textures toujours présentes et une profondeur remarquable. Les teintes, moins pétantes que pour Discovery, n’en sont pas moins impeccablement contrastées et insistent constamment sur les contours space opera cinéma de la série. Malheureusement quelques effets de « banding » viennent parfois atténuer la perfection de l’ensemble, ainsi que quelques curieux fourmillements de compression qui peuvent gêner à quelques occasions.
Son
Là encore légèrement en dessous de Discovery, la pistes DTS HD Master Audio 5.1 se montre peut-être un poil plus sèche (mais la série l’est aussi) mais n’en est pas moins des plus efficaces lorsque cela est nécessaire. Les dogfights spatiaux virevoltent d’une enceinte à l’autre et les atmosphères futuristes sont parfaitement rendues.
Interactivité
Un peu dommage de ne pas retrouver ici de long documentaire sur la production de l’ensemble de la saison. Il faut ainsi, comme c’est souvent de coutume sur ce type de production, aller chercher des infos du côtés du commentaire audio du premier épisode (très complet) ou les grappiller de featurettes en featurettes. Un segment sur le premier élan de la série (le retour de Picard) et l’implication de Patrick Stewart, d’autres sur les nouveaux designs des Borg et leurs maquillages, les décors, les accessoires et les nouveaux personnages… Du grand classique mais toujours porté par un plaisir d’être là assez communicatif. La bonne surprise provient surtout du court métrage Les Enfants de Mars, sorte de préquelle à la saison joliment réalisé et plein d’émotion qui donne un aperçu de ce qu’est Short Treks, série de court-métrages parait-ils assez fameux et inventifs, toujours inédits chez nous.
Liste des bonus
Commentaires audio/vidéo de Alex Kurtzman, Akiva Goldsman, Michael Chabon, Hanelle M. Culpepper et Kirsten Beyer sur l’épisode 1.01, Scène coupée de l’épisode 1.01 (3’), « Star Trek : Short Treks : Les Enfants de Mars » (8’), Commentaire audio de Alex Kurtzman, Jenny Lumet et Kirsten Beyer sur « Les Enfants de Mars » (VO), « Qu’il en soit ainsi » : la genèse de la série (10’), « Les Aliens vivants : les ex-Borgs » (13’), « Les accessoires de Picard » (13’), « Mise en place » (14’), « Drôle de bande » (19’), Bêtisier (8’).