SPINAL TAP 2

Spinal Tap 2 : The End Continues – Etats-Unis – 2025
Support : UHD 4K
Genre : Comédie, Musique
Réalisateur : Rob Reiner
Acteurs : Michael McKean, Harry Shearer, Christopher Guest, Rob Reiner, Valerie Franco, Fran Drescher, Jude Chadwick, Paul MacCartney, Elton John…
Musique : Spinal Tap
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, DTS Master Audio 5.1 Anglais, Français, Allemand…
Sous-titres : Français, Anglais, Allemand…
Durée : 82 minutes
Editeur : Sony Pictures
Date de sortie : 3 décembre 2025
LE PITCH
Le Groupe Spinal Tap se réunit après une rupture de quinze ans à l’occasion d’un gigantesque concert d’adieux.
Tournée d’adieux
Quarante ans après leurs adieux spectaculaires dans le documentaire This Is Spinal Tap, l’un des groupes de rocks les plus improbables de l’histoire fait son grand retour pour un ultime concert évènement. Les papys du métal sont toujours autant à coté de la plaque, mais ont aussi pris un bon petit coup de vieux.
Se basant sur un sketch à succès pour la télévision américaine, le regretté réalisateur Rob Reiner (Quand Harry rencontre Sally, Misery, Stand By Me…) livrait en 1984 un faux documentaire sur les dernières heures de gloire d’un group de hard rock comme on en fait plus : Spinal Tap. Une parodie du genre et une charge évidente contre l’industrie du disque et le stardom, dont le ton pince sans rire, les longues séquences ubuesques et les regards caméras gênés mirent un peu de temps à véritablement prendre avec le public. Passé une sortie salles sans étincelles, c’est véritablement la vidéo qui va transformer l’essai en film culte et ouvrir la voie à une nouvelle école de la comédie, particulièrement prolifique à la télévision avec ses séries comme The Office ou What We Do In the Shadows. Bien des années après, les fans rêvent encore et toujours de monter leur ampli jusqu’au niveau 11 et de danser comme des fous autour d’une maquette de Stonhenge. A tel point d’ailleurs que les Spinal Tap eurent réellement, comme les Blues Brothers, une carrière musicale dans la foulée. Longtemps demandé, presque aussi longuement envisagé, Spinal Tap 2, The End Continues, est finalement sorti dans les salles en 2025 dans une certaine indifférence. Arrivé trop tard certainement, le premier film n’étant pas forcément bien connu des nouvelles générations, Spinal Tap 2 retrouve pourtant très fidèlement tout son dispositif et son esprit initial.
Tonight I’m Gonna Rock You Tonight
Prenant comme prétexte un contrat repris à la fille de l’ancien impresario obligeant le groupe (à nouveau brouillé et chacun reconvertis de leurs côtés) à livrer une dernière performance scénique, le métrage repart aux coté du réalisateur Marty DiBergi (soit Rob Reiner) dans les coulisses d’un trio toujours autant animé par leur foi dans la musique, mais aussi leur mauvaise foi tout court, et définitivement hors sol. Pour Michael McKean, Christopher Guest (également coscénaristes) et Harry Shearer c’est une nouvelle fois l’improvisation qui prédomine, le film multipliant les errances décalées (Nigel et sa pédale à rallonge…), les échanges ubuesques autour des accords de guitares, les caricatures de petits commerciaux imbouffable, les références à foison au premier film, mais avec des gags qui font bien moins souvent mouche que par le passé. Ne reposant que sur une seule date en préparation, là où le premier opus suivait une longue tournée marquée de nombreuses séparations et de pseudo-renaissances, Spinal Tap 2 joue essentiellement sur le parallèle avec les inlassables retours d’autres papy-rockers, moquant Bruce Springsteen, les Rolling Stones et s’offrant même Paul McCartney pour un jam inattendu tout en ironie. Mieux encore, la bande se paye un duo mémorable avec un Elton John en grande forme pour la reprise terminale du mythique Stonhenge. Les fans nostalgiques retrouveront d’ailleurs des nouvelles versions arrangées des tubes aussi imagées que Big Bottom, Cups and Cakes ou Gimme Some Money, rappelant que ces trois là sont aussi de très bons musiciens.
Mais gageons que ce qui sauve véritablement ce Spinal Tap 2, un peu trop arthritique, reste cette complicité évidente qui persiste entre les acteurs et leur metteur en scène, ces derniers prenant un plaisir évident à retrouver leurs vieilles dégaines de chevelus et de poètes métalliques. Un petit film, pas nécessaire, mais qui prolonge modestement la grande histoire de l’un des plus grand groupe (dans leurs rêves) de l’histoire du Hard Rock : Spinal Tap.
Image
Spinal Tap 2 fait le choix, comme tous les documentaires modernes, de délaisser malheureusement l’aspect vraiment brut de la pellicule pour un tournage numérique bien moins couteux. L’idée aussi ici est de ne pas développer une photographie trop léchée, trop visible, afin de préserver l’aspect naturel et dans le vif du film. Quelques séquences plus chaudes et profondes apparaissent lors des séances d’enregistrement / répétitions, le concert final envoie plus volontiers du bleu électrique, mais l’ensemble reste relativement sobre, toujours fluide, lumineux et intensément propre.
Son
Bonne surprise du coté du Dolby Atmos de la version originale qui réussit à marier les aspects calmes des témoignages et des longues discussions entre les personnages, et une restitution nettement plus ample dès que ces derniers empoignent leurs instruments. Plein de finesse, de coffre et d’intensité, les séquences musicales sont particulièrement marquantes. La version française s’impose dans son mixage avec un DTS HD Master Audio 5.1 moins ample mais efficace, mais peine surtout avec son doublage à convaincre du reste.
Interactivité
Curieusement la partie suppléments de l’édition internationale n’a rien à voir avec l’américaine. Là où cette dernière proposait une vingtaine de minutes de scènes coupées (dont une séance de fitness bien plus drôle), celle en présence ici dispose de deux featurettes promo seulement. L’une revient sur l’impact du film avec quelques grands noms de l’humour US et le second sur la dynamique du second film. C’est très court et franchement oubliable. Un vrai making of complet était pourtant tout à fait possible.
Liste des bonus
La légende continue (5’), L’Histoire du groupe (4’).






