SONGBIRD

Etats-Unis – 2020
Support : Bluray
Genre : Science-fiction
Réalisateur : Adam Mason
Acteurs : K.J. Apa, Sofia Carson, Demi Moore, Peter Stormare, Alexandra Daddario, Bradley Whitford, Craig Robinson…
Musique : Lorne Balfe
Durée : 84 minutes
Image : 2.39 16/9
Son : Anglais et Français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Editeur : Metropolitan Film & Video
Date de sortie : 15 avril 2021
LE PITCH
2024. La population mondiale a finalement été balayée par le dernier variant du Covid. Ne subsistent que quelques individus cloîtrés chez eux et une poignée de personnes inexplicablement immunisées. Les autres, infectés ou en passe de l’être, sont parqués dans des camps où ils attendent la mort.
Dites 23 !
Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour qu’Hollywood s’empare de l’actuelle pandémie pour en faire le point de départ d’une nouvelle production. Bienvenue dans le cinéma du monde d’après ! Celui qui n’a définitivement plus d’idées et fond comme un diarrhéique en pénurie de PQ sur la moindre chance de faire un peu d’argent.
Projetons-nous donc trois ans dans le futur. Cela fait donc cinq ans que le monde est aux prises avec ce foutu Covid. Et sa 23ème version semble être la bonne : celle qui va remettre tous les compteurs à zéro. La fameuse 6ème extinction promise est bien là. Heureusement, quelques-uns d’entre nous restent totalement immunisés contre la « bête ». Comme Nico (K.J. Apa, un des héros de Riverdale), qui travaille comme coursier pour une compagnie dont les services permettent aux habitants encore épargnés par le virus de se faire livrer ce dont ils ont besoin pour survivre. Des sortes de super livreurs qui sillonnent les rues désertes et les ruines des villes dévastées. Dans ses clients, le jeune éphèbe tombe amoureux de la belle Sara (Sofia Carson, égérie Disney) qui vit avec sa tante dont la santé va se dégrader et révéler la fameuse infection. Leur appartement va alors être la cible d’une brigade commandée par le méchant pas beau de l’histoire (Peter Stormare dans un énième rôle de bad guy grimaçant) et chargée de les emmener dans les fameux camps où elles iront mourir à petits feux. Oui mais voilà, il s’avère que Sara ne tombe pas malade (le hasard fait quand même bien les choses !) et Nico va alors tout faire pour lui trouver un passe, précieux sésame pour s’enfuir de la ville. Ça tombe bien, certains de ses clients en vendent sous le manteau. Tout l’enjeu du film est donc là.
Le goût et l’odeur
Produit par Michael Bay, Songbird a effectivement l’apparence des productions à la Transformers. Soit une photo pas dégueu mais répondant aux critères de son époque (lisse et fade), un casting élevé au grain de la bogossitude et un scénario bête comme chou. Mais là où l’énervé de la caméra nous en met souvent plein la vue, Adam Mason (clippeur à qui on doit une poignée de films d’horreur) est lui beaucoup plus calme. Trop calme. Pas aidé il est vrai par un scénario qui ne promet pas grand-chose à ses personnages. Des personnages à peine écrits et peu intéressants. Que ce soit celui d’Alexandra Daddario, chanteuse proposant ses gammes sur la toile, ou celui de Bradley Whitford, en mari adultérin et pervers (mais hors cadre). Quant à Demi Moore, elle se contente de jouer les mamans raisonnables dans une poignée de scènes absolument sans intérêt. On se retrouve donc avec une belle poignée d’acteurs sous-employée, au rythme lent d’un scénario dont on connaît déjà la fin. A l’issue de son générique, Songbird rejoint donc la pile de productions formatées de son époque, inoffensives sur la forme, inintéressantes sur le fond. Avec si peu de goût et d’odeur au vu su sujet, on pourrait presque parler de film méta.
Image
Le tout numérique au service d’une image absolument parfaite, trop peut-être. Les noirs sont profonds, les blancs éblouissants, les contrastes saisissants.
Son
Comme l’image, savamment orchestré pour répondre au cahier des charges de ce genre de productions. Périodes calmes et tonitruantes se succèdent donc dans une piste DTS-HD de très belle tenue.
Liste des bonus
Une Bande annonce.