ROMANCE INACHEVÉE

The Glenn Miller Story – Etats-Unis – 1954
Support : Bluray
Genre : Biopic
Réalisateur : Anthony Mann
Acteurs : James Stewart, June Allyson, Harry Morgan, Charles Drake, Louis Armstrong…
Musique : Henry Mancini
Durée : 116 minutes
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et Français PCM Stéréo
Sous-titres : Français
Editeur : BQHL Editions
Date de sortie : 31 mars 2021
LE PITCH
La vie du tromboniste et chef d’orchestre Glenn Miller, de son long chemin de croix vers le succès à la reconnaissance mondiale et la disparition soudaine.
Les Coulisses du succès
Si le réalisateur Anthony Mann et l’acteur James Stewart collaborèrent ensemble sur pas moins de cinq westerns, ils furent aussi réunis à l’occasion d’un film célébrant un des grands noms du blues américain : Glenn Miller, musicien de génie à qui l’ont doit une poignée de ritournelles rentrée depuis longtemps dans l’inconscient collectif. L’exemple parfait de la réussite artistique totale à force de persévérance et de travail et, par la même, celui aussi du fameux American Dream.
James Stewart, avec sa classe habituelle, incarne donc le musicien à l’aube de sa carrière. Sans le sou, obligé de mettre de temps en temps son trombone en gages pour pouvoir vivre, Glenn Miller connaît donc des moments difficiles à New York. De petits contrats en petits contrats, de participations dans plusieurs formations à quelques arrangements qu’il a du mal à imposer, le musicien va progressivement se faire un nom, tout en cherchant ce fameux son qu’il pense ne pas avoir encore trouvé. A force d’obstination, et avec l’aide de sa femme (incarnée par la délicieuse June Allyson qui jouera la même année sous la direction de Robert Wise) il va enfin capturer une mélodie imparable, le fameux Moonlight Serenade, qui va lui ouvrir les voies du succès. A partir de là tout s’enchaîne, la vie devient plus douce mais la guerre est déclarée. Miller s’engage pour diriger un orchestre militaire et disparaîtra peu de temps après lors d’un vol vers la France.
Feel Good Blues
Si les héros mis précédemment en scène par Mann pour Stewart ont une tendance plutôt ambigüe (comme dans Les Affameurs ou Winchester 73) il en est tout autrement pour son rôle de Glenn Miller. Ici, le personnage du musicien est on ne peut plus classique (lisse diront les plus chafouins) et à travers lui c’est bien tout un pan de l’American Way of Life de l’époque qui est représenté. Accentué par une dernière partie qui revient sur l’engagement de Miller dans l’armée et sa participation à l’effort de guerre. Les sourires se reflètent sur les cuivres de l’orchestre et tout ce petit monde de danser en faisant tournoyer les robes immaculées des jeunes filles en fleur. Mais trêve d’ironie, car derrière les apparences il est vrai un peu trop parfaites, Mann rend bien un vibrant hommage à la musique de Glenn Miller et aux grands noms du blues de l’époque. Dont Louis Arsmtrong himself, qui nous gratifie d’un numéro dont lui seul a le secret. La musique rythme donc le film de bout en bout et laisse derrière elle, en simple toile de fond, tous les thèmes effleurés (dont la romance du couple Miller, qui donne son titre français au film). Une musique adaptée pour les besoins de la mise en scène par le grand Henry Mancini, qui n’est même pas crédité au générique.
Malgré sa fin dramatique difficilement évitable, Romance Inachevée reste donc un authentique feel good movie de l’époque aux atours formels d’un classicisme absolu. On est en droit de le déplorer ou bien d’épouser sa légèreté surannée.
Image
Un bruit persistant accompagne le moindre des gros plans sur les visages et la dernière partie du film souffre d’un léger décalage de couleurs sur les rouges et les bleus. Voilà pour le négatif. Côté positif, la pellicule profite d’une somme de détails impressionnante et certaines scènes de spectacles, qu’elles soient à l’extérieur ou à l’intérieur font vraiment revivre l’époque.
Son
Une seule piste stéréo au format PCM non compressé qui donne une qualité sonore réellement audible au métrage. On pourrait déplorer l’absence de canaux supplémentaires, mais en fait il n’en est rien.
Interactivité
L’éditeur propose une seconde version du film (avec quatre minutes de moins) datant de sa ressortie dans les années 80. Intéressant pour l’archive.
Liste des bonus
Version alternative destinée à la reprise du film en 1985 (112’).