NOBODY 2

Etats-Unis – 2025
Support : 4K UHD & Bluray
Genre : Action
Réalisateur : Timon Tjahjanto
Acteurs : Bob Odenkirk, Connie Nielsen, Christopher Lloyd, Sharon Stone…
Musique : Dominic Lewis
Durée : 89 minutes
Image : 1.85 16/9
Son : Dolby Atmos et Dolby True HD 7.1 Anglais, Dolby Digital Plus 7.1 Français et Espagnol
Sous-titres : Français, Anglais, Espagnol…
Editeur : Universal Pictures Home Entertainment
Date de sortie : 17 décembre 2025
LE PITCH
Bob Odenkirk revient à l’écran dans ce film d’action pour interpréter Hutch, un assassin surmené qui a besoin de vacances. Après avoir décidé d’emmener sa famille dans une ville touristique pour se détendre au soleil, une rencontre fortuite avec des brutes du coin le place, lui et sa famille, dans la ligne de mire d’un parrain du crime assoiffé de sang, déterminé à faire capoter ses vacances.
Métro, Boulot, Dézinguage
Alternative pour se vider la tête en période post-Covid, Nobody premier du nom a su surprendre. Bob Odenkirk n’est pas étranger à la chose. Son rôle de tueur à gage vieillissant et blasé lui va comme un gant. Le voir rempiler une seconde fois n’est donc pas pour nous déplaire.
La surprise étant passée, on se demande bien ce qu’une suite pouvait nous offrir. Nobody prenait ses aises grâce à la nonchalance de son acteur et ses explosions d’action mixant humour, cartoon et violence en mode John Wick. Voir David Leitch derrière la production explique forcément cela. Voir celui de Tobey Maguire moins. Regarder de plus près la filmo de l’acteur de Spider-Man est assez surprenant. Sa face plus obscure du grand public l’a vu produire aussi bien Spike Lee sur La 25éme heure que Damien Chazelle sur Babylon soit un vrai grand écart qui n’a finalement pas grand-chose à voir ici contrairement à Bob Odenkirk. Producteur à son tour, il porte le film sur ses épaules. Pari audacieux car mise à part les fans de Breaking Bad, son nom ne rime qu’avec son personnage de Saul, avocat borderline qui a eu droit à son spin-off. L’acteur s’investit corps et âme dans son rôle de nettoyeur rêvant d’une vie de famille rangée. Il y trouve matière à jubilation et la communique facilement au spectateur avec sa tête de punching-ball.
Son nom est personne
Cette suite cherche à reprendre les codes du premier opus, la surprise en moins. L’envie de faire un break pousse Mister Nobody à prendre des vacances en famille. Comme on s’y attend, rien ne se passera comme prévu et le loup sera obligé de ressortir de sa tanière. Si les décors changent, le fond reste le même. Ilya Naishuller laisse sa place au profit de Timo Tjahanto, cinéaste indonésien spécialiste du cinéma d’action signant ici son premier film américain. Nobody 2 n’offre malheureusement que peu de surprises. Attendues, les scènes d’action s’enchaînent avec plus ou moins de réussite. Le casting originel rempile à nouveau. Le plaisir de revoir Christopher Lloyd en (grand-) père complètement décalqué est contrairement au premier, sous-exploité. Dommage, voir ce vieux briscard millénaire est toujours jubilatoire. Diamétralement opposé, nous avons Sharon Stone de retour sur le devant de la scène en louve vénère qui en fait des tonnes. Reste Bob Odenkirk. Après sa crise cardiaque sur la dernière saison de Better Call Saul, son entraînement et sa musculature ne laissent rien paraître. Exactement ce qu’il fallait pour ce tournage marathon de 35 jours à Winnipeg transformé pour l’occasion en station balnéaire ensoleillée. L’acteur garde cette rage latente qui sommeille en chacun d’entre nous. Il la laisse s’exprimer avec ses poings et tout objet passant à portée de main ; une catharsis pour le spectateur.
Nobody 2 restera une suite comme tant d’autres. Un plat réchauffé au micro-ondes pour une consommation rapide. Le repas épicé du premier film a perdu de sa saveur.
Image
Une grande partie du film se déroule dans un parc d’attractions. Idéal pour tester la 4K. Les contrastes avec les néons sont aussi souvent sollicités que sans bavure. Ensoleillée par la station balnéaire où se situe l’action du film, l’image profite du Dolby Vison pour jouer sur les couleurs et la surexposition visuelle. Techniquement sans reproche.
Son
On les attend avec joie ! Les bruits d’os fracturés, de coups de feu et de castagnes nous propulsent au cœur de l’action, sans surprise. Le Dolby Atmos, une fois de plus uniquement sur la VO, tabasse encore plus vivement. Dommage pour les francophones une fois de plus délaissés du format.
Interactivité
Il faut bien compléter un minimum la galette. Hormis une poignée de scènes coupées, un détour vite fait entre un court making-of et un documentaire sur les cascades fera l’affaire une fois de plus.
Liste des bonus
Scènes coupées (8’), Nobody 2 le combat continue (11’), Pas mieux que nous pour les cascades (12’).







