LES BAD GUYS 2

The Bad Guys 2– Etats-Unis – 2025
Support : Bluray
Genre : Comédie, Aventure, Animation
Réalisateur : Pierre Perifel, Juan Pablo Sans
Acteurs : Sam Rockwell, Marc Maron, Craig Robinson, Anthony Ramos, Awkwafina, Zazie Beetz…
Musique : Daniel Pemberton
Durée : 103 minutes
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais Dolby Atmos, Français Dolby digital 7.1
Sous-titres : Français
Editeur : Universal Pictures Home Entertainment
Date de sortie : 10 décembre 2025
LE PITCH
Nos Bad Guys, désormais amendés en dépit de leurs efforts acharnés pour faire le bien, vont se retrouver entraînés dans un braquage international de haut vol, finement orchestré par une équipe aussi redoutable qu’insoupçonnée : les Bad Girls.
Rock’n Roll Attitude
Le retour des Bad Guys serait-il indispensable ? Sans avoir explosé le box-office d’une façon astronomique, le premier film a fait bien plus que de se rentabiliser en comparaison de son budget. Récolter 250m$ reste un beau score, mais on est bien loin des mastodontes Pixar/Disney, néanmoins son budget de 70M$ le situe dans la catégorie des bonnes affaires. Si le film mérite une suite, ce n’est pas forcément pour le point de vue pécuniaire mais plus par plaisir de retrouver l’univers de cette bande de bandits au grand cœur.
Il est facile de penser que le succès réclame automatiquement une suite. Si dans la majorité des cas, les billets verts donnent raison à la théorie, Les Bad guys ne foit pas forcément dans la norme. Avant de braquer le box-office à leur échelle, la bande de Dreamworks est tombée amoureuse de leur propre film. Ça fait plaisir car pour une fois ce n’est pas les actionnaires qui ont validé le projet. La mise en chantier de ce Bad Guys 2 débute pas moins de cinq mois avant la sortie du premier opus. Autant dire bien avant que la version définitive ne soit entièrement élaborée. Un nez fin et optimiste de la part de la production qui n’a à priori aucun mal à convaincre le studio de trublions de remettre le couvert avant l’heure. Cette bande de braqueurs en mode animal vole les suffrages par leur attitude enlevée où la camaraderie surpasse le concept du dessin animé.
Good Guys
Toujours à la tête de la réalisation, le lyonnais Pierre Perifel, transfuge de la célèbre école parisienne Gobelins, s’adjoint l’aide du chef du service animation du premier film. En même temps, autant bien s’entourer car il s’agit de son copain Juan Pablo Sans, avec qui il collabore depuis 14 ans.
Nos bad guys, après avoir atteint une nouvelle notoriété en arrêtant un super méchant dans le premier opus se sont rangés. Adieu les rêves de casseurs de génie, à eux d’assumer leur nouvelle vie ordonnée et de trouver du boulot. Compliqué avec leur passif. Il est plus facile de rentrer dans une banque pour la braquer que pour s’y faire engager. Heureusement, leur passé donnera envie à des bad girls de les recruter à nouveau pour le casse du siècle. Et c’est parti pour un scénario qui file à cent à l’heure. Ici pas question de faire de l’histoire aseptisée pour des gosses. Si le premier Bad guys est un pur film de casse, on lorgne ici davantage sur les films d’espionnage, tendance Mission : impossible avec de savoureux clins d’œil au Silence des agneaux et Moonraker pour une séquence spatiale anthologique de perfection visuelle et sonore. La mise en scène brise régulièrement le quatrième mur et utilise toutes les techniques d’animation mises à leur disposition. Loin d’être académique, elle reprend le style du premier avec son animation mélangeant 3D et crayonné. Elle pousse ici le concept encore plus loin, le personnage du commissaire rappelle le manga tendance Nicky Larson, les flashbacks prennent des allures de dessin animé old school faisant carrément oublier que nous sommes devant un film d’animation 3D. Ces animaux ont de la personnalité, un esprit de camaraderie les unit et va au-delà des coups de crayons, on arrive sans mal à y croire.
Les bad guys ont créé leurs propres trajectoires, un humour mâtiné de fantaisie qui leur est propre, une belle alternative au cinéma d’animation de plus en plus formaté.
Image
Un bonheur de toutes les images. Le film a du pep’s à revendre. Chaque couleur brille de nuances, et éclabousse nos mirettes. Les différents formats d’animation ont leur propre identité (3D, traditionnelle, cartoon) et s’incorporent au film avec énormément de réussite. Et on ne vous a pas parlé des contrastes qui eux aussi élèvent le master vers l’excellence. Mention spéciale à la séquence spatiale documentée auprès de la Nasa et Space X pour plus de réalisme.
Son
Vous voulez en avoir plein les oreilles, c’est parfait, véritable film d’action version dessin animé, Les Bad Guys envoit du lourd, du très très lourd ! Oui, ça pète sur toutes les enceintes, mais ça sait aussi se faire plus discret quand il le faut, voire nous surprendre. La séquence dans le vide spatial avec ses intonations sourdes arrive à s’imposer avec une acoustique assez élaborée. Rien à reprocher si ce n’est la Dolby Atmos de la VO.
Interactivité
Histoire de continuer l’aventure pour les petits (et grands) enfants, un court métrage accompagne le film ainsi que deux scènes coupées ou rallongées non finalisées. Pour le reste un petit cours de dessin accompagne des modules sur le doublage et autres joyeusetés dispensables.
Liste des bonus
Petits mensonges et alibis (5’), scènes coupées (6’), En roue libre (2’), les récidivistes : le making-of des Bad guys 2 (4’), la bande (7’), doubles peines : les animaux des bad guys (9’), tous azimuts (5’), l’orchestration du braquage (10’), dessiner les Bad girls (11’), Commentaire audio du film.





