KUNG FU PANDA 4

Etats-Unis, Chine – 2024
Support : Bluray
Genre : Aventure, Comédie, Animation
Réalisateur : Mike Mitchell
Acteurs : Jack Black, Awkwafina, Viola Davis, Dustin Hoffman, Bryan Cranston, James Hong, Ke Huy Quan…
Musique : Hans Zimmer, Steve Mazzaro
Durée : 94 minutes
Image : 1.85 16/9
Son : Dolby Atmos TrueHD 7.1 Anglais, Dolby Digital Plus 7.1 Français, Néerlandais, Flamand…
Sous-titres : Anglais, Français, Néerlandais…
Editeur : Dreamworks Animation SKG
Date de sortie : 07 août 2024
LE PITCH
Choisit pour devenir le nouveau guide spirituel, Po doit maintenant trouver son successeur et en faire le nouveau guerrier dragon. Alors que la tâche s’avère difficile, Po apprend que Tai Lung, son vieil ennemi, serait revenu à la vie et aurait décimé un village.
Pandi Panda
Il y a un temps où animation rimait majestueusement, magiquement même, avec création et imagination. Souvenons-nous des premiers Pixar, des premiers Dreamworks, des premiers Universal même. Chaque studio était mû par une émulation concurrentielle qui l’invitait à faire mieux que le voisin, inventer de nouvelles histoires, de nouveaux personnages. Bon Pixar était loin devant, c’est entendu, mais parfois de belles choses émergeaient du néant. Aujourd’hui, ce temps est clairement révolu.
Les studios peinent à se renouveler, et préfèrent miser sur des franchises qui ont fait leurs preuves et ramènent à coup sûr leur lot de billets verts. C’est dans ce contexte, à quelques mois de Moi, Moche et Méchant 4 et Vice Versa 2 que sort Kung Fu Panda 4. Alors ? Alors pas grand-chose. Po, Guerrier Dragon respecté et (presque) respectable doit grandir. Spirituellement s’entend. Il doit devenir le nouveau guide spirituel, en lieu et place de Maître Oogway, vieille tortue centenaire partie rejoindre le monde des morts dans le premier opus. Le Maître Shifu confie donc à Po la difficile mission de trouver son successeur en tant que Guerrier Dragon. Et tout ça en l’absence des Cinq Cyclones partis on ne sait où (mais loin pour les besoins du scénario) et alors qu’une ennemi redoutable, capable de prendre l’apparence de n’importe quel animal, décide de conquérir le monde.
Kung pas fou
A la réalisation de ce quatrième opus, Mike Mitchell, un yes-man lambda déjà responsable de quelques suites pour les studios (Shrek 4, Alvin et les Chipmunks 3, La Grande Aventure Lego 2). Alors oui c’est beau (manquerait plus que ça), virevoltant et toujours aussi frénétique, mais les séquences s’enchaînent sans jamais vraiment accrocher l’oeil. Le summum étant atteint lors d’un climax sans saveur où le méchant du film est expédié en un tournemain. Un méchant polymorphe qui est d’ailleurs la meilleure idée du film mais que le script se contente d’utiliser à des fins de recyclage (le retour de Tai Lung), comme un aveu de ne pas pouvoir proposer du neuf à son héros et, par la même, au spectateur. Le pire se trouvant probablement dans l’enjeu principal du film, qui demande à Po de trouver le nouveau Guerrier Dragon pour faire de lui le successeur du vénérable Maître Oogway et auquel on ne croit pas une seconde. Et passons sur une sous-intrigue sans intérêt où l’on suit les pérégrinations des deux pères de Po, l’adoptif et le naturel, partis à la poursuite de leur fils.
En voulant absolument faire évoluer son héros, alors même que le monde autour de lui semble figer dans un passé qui refuse de passer la main, Kung Fu Panda 4 passe complètement à côté de sa chance d’inventer une suite intéressante à ses aventures. Mieux vaut donc se refaire les trois premiers, en espérant que la série s’arrêtera définitivement là. Rien n’est moins sûr.
Image
En tout point splendide. Un piqué d’image d’une netteté époustouflante qui offre une somme de détails folle et un contraste vertigineux. Les noirs sont abyssaux, les blancs éblouissants. Rien à redire.
Son
Dreamworks nous offre des pistes anglaise et française en 7.1. Autant dire que, sur une installation ad hoc, et au vu du nombre de scènes donnant du grain à moudre aux enceintes, le résultat vaut le déplacement. Le tout avec un mixage parfait entre effets sonores, musique et dialogues. Un pur bonheur. D’autant que la version française, dans laquelle on retrouve les habitués des précédents films (Manu Payet en tête dans le rôle de Po), est très bien.
Interactivité
L’éditeur a mis le paquet mais, hormis un commentaire audio qui ravira les aficionados de l’exercice, il faut avouer que la très grande majorité des bonus est presque exclusivement à destination de nos chères têtes blondes et, évidemment, très axés autour des pitreries de Jack Black. On a donc droit à Jack Black au studio d’enregistrement, un making of avec pas mal de Jack Black et même Jack Black qui prépare des raviolis (oui oui!). Reste un petit court métrage de quelques minutes, quelques scènes coupées restées à l’état de storyboards et un cours de dessin pour dessiner… Po.
Liste des bonus
Bataille de raviolis (3’13), Scènes coupées (1’51), Les voix du Kung Fu (2’26), L’équipe (13’46), Kung Fu Panda pour tous ! (8’05), Préparer des raviolis (6’16), Dessiner (25’03), Théâtres d’ombres (8’06), commentaire audio.