IN THE LOST LANDS

Allemagne, Canada, Etats-Unis – 2025
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Action, Aventure, Science-Fiction
Réalisateur : Paul W.S. Anderson
Acteurs : Dave Bautista, Milla Jovovich, Arly Jover, Amara Okereke, Fraser James, Simon Lööf…
Musique : Paul Haslinger
Image : 2.39 16/9
Son : Anglais et Français Dolby Atmos
Sous-titres : Français, Français pour sourds et malentendants
Durée : 101 minutes
Editeur : Metropolitan Film & Video
Date de sortie : 12 juillet 2025
LE PITCH
Une reine pactise avec la puissante et redoutée sorcière Gray Alys afin qu’elle lui rapporte un trésor capable de lui conférer un pouvoir immense. Alys et son guide, le vagabond Boyce, doivent s’aventurer dans les dangereuses Contrées Perdues. Là, ils devront déjouer et combattre hommes et démons pour honorer leur part du contrat…
Et après ?
Quoi ou qui pourra un jour arrêter la machine à nanars Paul W.S. Anderson ? Sans doute rien ni personne puisque même si la vague période de gloire est loin derrière lui et que la critique continue au mieux de pouffer au pire de vomir derrières les sièges, ses œuvres continuent de sortir en salles et de connaitre des carrières rentables en vidéos. Dernier en date, In The Lost Lands, est un neo western post-apolitique bidouillé de partout et qui manque tristement de fun.
Une anomalie en tout cas que ce réalisateur, quelques part entre le vieil artisan italien maladroit mais convaincu (oui c’est de toi qu’on parle Bruno Mattei) et le bourrinage d’un Renny Harlin en fin de vie. Si on écarte ses premières proposition Bis tout à fait honnêtes, de Event Horizon à Resident Evil premier du nom en passant par Mortal Kombat et Soldier, on ne rend vite compte que le bougre, finalement comme un véritable auteur, continue de faire inlassablement le même film à chaque fournée. D’autant plus frappant lorsque son épouse, Milla Jovovich est de la partie, filmée en gros plans, multipliant les poses iconiques comme quand elle avait 20 ans, sous le regard amoureux de celui-ci qui après en avoir fait une survivante, une guerrière puis une super-héroïne, la transforme ici, évolution logique, en médium / sorcière / déesse qui semble contrôler de bout en bout l’aventure, et qui n’a finalement désormais bien peu besoin de lever la jambe pour arriver à ses fins. Acoquinée avec un Dave Batista qui tient la chandelle, déguisé en chasseurs de primes de western, tous deux lancés aux trousses d’une créature métamorphe pour le compte d’une reine manipulatrice et amoureuse, ils sont les deux héros presque intouchables de ce post-apo autant inspiré comme il se doit par la mythologie Mad Max que par les inénarrables clichés dont ce sont nourris tous les rip-off depuis quarante ans … et les jeux vidéo en particulier.
Zombifié
Baignant jusqu’à la nausée dans une photographie huileuse, multipliant les lens flares comme chez J.J. Abrams, In The Lost Lands se contente de quelques bâtiments en ruines, de paysages arides aux reliefs décharnés, aux étendues de cranes empilés pour installer son monde d’après, y ajoutant simplement une bonne dose d’images de synthèses moches et désincarnées en guise de petites touches personnelles. Vaguement inspiré d’une nouvelle méconnue du George R.R. Martin de Games of Throne dont on ne peut que déceler quelques restes dans les rares échos d’un royaume presque Fantasy et les petites traitrises politiques vite expédiées, In The Lost Lands ressemble surtout essentiellement à un nouveau chapitre de la vision très personnelle, et décérébrée de la licence Resident Evil. Les morts-vivants s’apparentent ici plutôt à de curieux cadavres biomécaniques, la firme Umbrella a été remplacée par une secte religieuse totalitaire et Milla Jovovich ne s’appelle plus Alice mais… Alys. Troublant non ? Les rares fans ultra auraient alors pu y trouver leur compte si les scènes d’actions ne se faisaient pas aussi rares (et mal torchées), si les dialogues n’étaient pas aussi crétins, le scénario aussi lacunaire (personnages vides, épisodes désarticulés, ellipses constantes) et l’ensemble aussi ringard… jusqu’à cette énième chevauchée sur fond de soleil couchant où nos deux compères repartent vers de nouvelles aventures en se marrant.
Absurde, craignos et pas bien beau, le cinéma de Paul W.S. Anderson est définitivement une anomalie.
Image
Du numérique en veux-tu en voilà, des CGI dans tous les sens, des collages crados et une esthétique de cutscene de jeux vidéo… finalement In The Lost Lands ne s’en sort pas si mal sur sa galette 4K. Le film y ressemble exactement à ce qu’il est, un gros gloubi-boulga esthétique et factice, mais dont les techniciens ont réussi à extraire un master de très haute qualité, ultra pointu, ultra défini (sauf quand c’est blur… comme sur console) avec des textures brillantes, quelques humaines finement détaillés et des décors impeccablement retranscrits mais terriblement plats. Nettement au-dessus un Bluray qui bataille avec l’artificialité de l’image, L’UHD est effectivement un support de très hautefidélité, parfois très impressionnant dans son piqué et le maintien de ses contrastes poussés, mais il ne peut pas faire mieux que le film lui-même pour sûr.
Son
Rien à reprocher vraiment aux deux propositions Dolby Atmos, amples, puissantes, minutieuses et d’une clarté imparable, et qui s’efforcent constamment d’offrir une autre dimension à ce film épique et pauvre. Un joli coffre, généreux, mais lui aussi souvent bien artificiel, bêtement démonstratif, et écrasé sous les nappes bruitées de Paul Haslinger.
Liste des bonus
Bande-annonce.







