DOUBLE DRAGON

Etats-Unis – 1994
Support : Bluray
Genre : Fantastique
Réalisateur : James Yukich
Acteurs : Mark Dacascos, Scott Wolff, Robert Patrick, Alyssa Milano, Kristina Wagner, Julia Nickson…
Musique : Jay Fergusson
Durée : 93 minutes
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais DTS HD Master Audio 2.0 et Français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Editeur : Metropolitan Film & Video
Date de sortie : 14 novembre 2025
LE PITCH
Los Angeles 2007. Après le dernier tremblement de terre, « The Big One », la ville a été submergée et les tours du centre-ville sont au bord de l’océan. La nuit, la ville rebaptisée « New Angeles » devient le territoire de gangs qui s’affrontent. Le jour, elle est entre les mains du diabolique Koga Shuko. Riche et dangereux, il possède la moitié d’un antique médaillon chinois doté de pouvoirs surnaturels. Seuls Jimmy et Billy, deux adolescents orphelins, ont la possibilité de faire échouer Shuko car ils détiennent… le morceau manquant du Double Dragon.
Double peine
Certains producteurs pensent avoir des idées de génie. Les jeunes kiffent les salles d’arcade, ils passent leur temps à y mettre des pièces, alors, autant que leur argent de poche remplissent les caisses du studio. Alors quand Universal lance Street Fighter avec Jean-Claude Van Damme, eux misent sur Mark Dacascos en outsider et Double dragon en ligne de mire.
Il en faut peu, non pas pour être heureux mais pour réaliser un film. Les années 80 et 90 se révèlent être la période ultime pour ces productions décérébrées. De celles que l’on regarde avec nostalgie tel un plaisir coupable. Carton des bornes d’arcade dès l’année 1987, Double Dragon explose en même temps que la console Nes. La France ne lui échappe pas en accueillant à bras ouvert le jeu de chez Technos dès 1991. Le pitch voit deux frangins s’y castagner contre des boss et créatures en tout genre, à grands renforts de coup de pieds voltigeurs et de coups de coude critiques. Largement de quoi faire un scénario aux portes de la SF dans ce climat post-apocalyptique de 2007 (mouhaha) dans un new Angeles remplaçant la cité des anges, à la suite du terrible tremblement de terre qui a dévasté la Californie. Une vision digne de Mad Max. Comme on peut s’en douter, le réalisateur James Yukish n’est pas George Miller et son expérience terrain se compose d’une bonne centaine de clips. Son Double Dragon sera sa plongée dans le grand bain cinématographique avant de retourner la queue entre les jambes refaire une autre salve impressionnante de clips.
Too much production présente
On imagine aisément l’excitation du metteur en scène d’avoir enfin sa chance. Il y a fort à parier qu’on lui avait caché le budget du film. Contrairement aux 35 millions de dollars de Street fighter dont une bonne partie est sûrement dans le salaire du mégalo belge, Double dragon doit se contenter de ses 7.8M$. A ce prix là, l’équipe des effets spéciaux doit faire des choix. Ils s’arrangent la plupart du temps à transformer le pauvre Robert Patrick en sorte d’ombre à la Peter Pan. Lui qui avait bluffé son monde dans ses transformations de T-1000 dans le Terminator 2 de James Cameron a du mal à faire repartir sa carrière. Mauvais choix une fois de plus. Le reste se contente de costumes dignes des Tokusatsu (Kamen Rider, Bioman) où des acteurs gesticulent sans crainte du ridicule. Les véhicules « futuristes » sont des voitures customisées avec du carton-pâte. Dur d’y croire. Les jeunes acteurs, méritants, essaient de donner le change. Mark Dacascos et Scott Wolff sont les frères Billy et Jimmy Lee. Si le premier (sans être le nouveau JCVD rêvé par la production) a su rebondir notamment chez Christophe Gans avec Crying Freeman et Le pacte des loups, Wolff à part sa série La vie à cinq est tombé dans l’oubli de la petite lucarne. L’atout féminin est dédié à Alyssa Milano en blonde décolorée. Elle aussi est repartie vers la case TV et Michael Berryman (La colline a des yeux) s’amuse l’histoire d’une scène pour rappeler aux aficionados qu’il est toujours vivant. Quant à l’héritage du jeu vidéo, deux, trois plans sont là pour nous rappeler son existence.
Pris au millième degré, dans une soirée entre amis Double Dragon peut être vu comme un festin de fin de soirée. C’est con, pas réussi, mais ça peut être sacrement drôle !
Image
Mieux que le film, la copie trouve des couleurs pimpantes. Le kitch assumé ou non a de beaux atouts. Les décors sont voyants, les costumes brillent, les voitures scintillent, et la définition dans tout cela est plutôt correcte.
Son
La vo est plus homogène que la piste française. Celle-ci accentue davantage la voix centrale dédiée aux dialogues. Cependant, l’une comme l’autre s’harmonisent plutôt bien avec les ambiances générales du film.
Interactivité
Entre promo et instantanés de tournage, rien de formidable à se mettre sous la dent, exceptée une bande-annonce reprenant Carmina Burana de Carl Orff en électro. Drôle jusqu’au bout !
Liste des bonus
Autour du film (4′), Sur le tournage (5′), Bande annonce (2’).






