CRIMINAL SQUAD : PANTERA

Den of thieves 2 : Pantera – Etats-Unis – 2024
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Policier, Action
Réalisateur : Christian Gudegast
Acteurs : Gerard Butler, O’Shea Jackson jr, Bob Jennings, Jordan Bridges, Evin Ahmad, Meadow Williams…
Musique : Kevin Matley
Durée : 144 minutes
Image : 2.39 16/9
Son : Français et Anglais DTS HD Master Audio 7.1
Sous-titres : Français
Éditeur : Metropolitan Film & Video
Date de sortie : 19 mai 2025
LE PITCH
La suite des aventures de « Big Nick » O’Brien qui traque les méchants dans les rues d’Europe et se rapproche de la capture de Donnie. Pendant ce temps, ce dernier s’est laissé entraîner dans le monde dangereux des voleurs de diamants et de la mafia des Panthères.
Tu braque ou tu raques
Au vu du beau petit succès public du premier Criminal squad il y avait fort à parier que Gérard Butler endosserait les habits de Big Nick O’Brian une seconde fois. C’est chose faite ; mais le film ne remplit pas les mêmes cases du contrat.
Il faut dire que dès le départ Criminal Squad n’était pas prévu pour être un film unique. A l’origine, les ambitions de la production étaient autres, les rêves d’une licence hantaient les esprits avec cette thématique un cambriolage = un film. Réalisé en 2018, le premier opus ne devait pas attendre autant d’années avant de voir le jour. Malheureusement, l’épisode Covid est passé par là laissant largement le temps aux producteurs de discourir entre eux sur la suite de l’aventure.
Sérieuse série B, le premier volet a surpris son monde. En mode bourrin, cet énième film de braquage aux personnages bruts de décoffrage était relevé par une mise en scène efficace avec des scènes d’action particulièrement bien torchées. L’histoire tourne autour d’un hold-up impossible que des surdoués en la matière vont rendre possible. Rien de bien original là-dedans, mais le réalisateur Christian Gudegast mène son scénario sans aucun temps mort en offrant des moments de bravoure épiques. Le film avec audace, ose même une séquence de fusillade spectaculaire et viscérale que nous n’avions pas vue depuis le Heat de Michael Mann. Si l’hommage est revendiqué, il n’a pas à rougir devant son efficacité que nous n’attendions pas sur ce genre de production. Au sortir de la salle, le spectateur, heureux, en avait largement pour son argent.
La foudre ne frappe pas deux fois au même endroit
C’est logiquement qu’une grande partie de l’équipe gagnante se réunit pour la suite. Ice-T reste à la production, associé à Gérard Butler qui reprend également son rôle au côté de O’Shea Jackson Jr. Le film, malheureusement n’atteint pas le niveau de son prédécesseur. S’il nous offre une ouverture efficace et un final de poursuite motorisée aussi acrobatique que nerveuse, l’action est moins présente. Ces scènes font office de parenthèses dans un film au ventre sacrément mou. Entre ces deux séquences, le scénario tente de développer les relations entre ces personnages qu’il n’avait pas forcément approfondies lors du premier volet. Gégé continue de jouer au fauve à la poursuite des criminels. Mais cette fois il nous la joue en mode infiltration en s’approchant du personnage joué par O’Shea Jackson (Ice Cube dans NWA) qui prend ici le doux nom de Jean-Jacques (la tête et le nom ne vont vraiment pas ensemble. Ça donne encore plus envie aux flics de le contrôler !) pour revêtir sa nouvelle identité française. Un nouvel hommage à l’incontournable Heat est à nouveau de la fête. Les deux protagonistes s’offrent un premier face à face dans un bar à l’instar de DeNiro/Pacino dans le film de Mann. Le réalisateur, suite au succès du premier Criminal Squad, préfère creuser ses personnages qu’il considère comme acquis à leur cause par le spectateur. Il ose l’humour complice en s’amusant avec eux au détriment de l’action. Même le braquage attendu comme point d’orgue du film souffre de la comparaison avec le premier tome. Tourné à Ténérife, les lieux donnent l’illusion de la Côte d’Azur où l’action est censée se situer avec tous les clichés francophones disponibles (les croissants, matchs de foot, café, bouffe…) Cette bonne idée touristique de départ aurait gagné en exploitant davantage ces décors (si ce n’est dans la course poursuite finale). Ce côté dépaysement n’est pas si exploité dans les productions hollywoodiennes récentes.
L’un dans l’autre, Criminal Squad : Pantera n’est pas un mauvais film. Mais suite au bon niveau du premier volet, le spectateur était en droit d’attendre un film tout aussi efficace, surtout pour un film qui s’étale sur plus de 2h20. Pas grave, car vu les propos de la production, des suites sont déjà à l’étude. Clooney et sa clique ont abandonné la série des Ocean’s en mode champagne, Butler et ses potes arrivent, eux, avec la bière.
Image
Tourné forcément en numérique, il n’y a pas grand-chose à reprocher à la qualité visuelle de ce Pantera. Le moindre détail est mis en valeur pour une immersion totale. Les paysages azuriens éclatent de couleurs, renforcés par un HDR optimum. Beaucoup de scènes nocturnes brillent également par leurs contrastes de noir. Pour mieux les apprécier, il est largement recommandé de visionner le film dans une pièce sombre au risque de passer à côté du travail technique.
Son
Dès le départ, le format DTS-HD 7.1 fait saliver. En effet la scène d’ouverture montre que le film en a sous le capot avec sa gestion de l’espace sonore d’une grande efficacité. Dommage qu’il faille attendre la course poursuite finale pour retrouver le même frisson. Bruits de moteur, coups de feu, ambiance sonore, tout est fait pour la démo.
Interactivité
On y va du fidèle making of mélangeant cascades et interviews, insistant largement sur l’effet licence souhaité dès le premier volet. Pas mal de scènes coupées, voire alternatives, sont proposées en bonus. Bien que pas inintéressantes, leurs évictions du montage finale auraient ralenti davantage le rythme du film. Enfin, un festival de bandes annonces spécial Gerard Butler complète cette édition.
Liste des bonus
Commentaire audio de Christian Gudegast avec le producteur, le directeur photo et le monteur du film (VO), Making of (21’), Scènes coupées (18’), Bandes-annonces.






