CASPER

Etats-Unis – 1995
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Fantastique
Réalisateur : Brad Silberling
Acteurs : Christina Ricci, Bill Pullman, Cathy Moriarty, Eric Idle, Devon Sawa, Don Novello…
Musique : James Horner
Image : 1.85 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, DTS Digital Surround 5.1 français, japonais, allemand, italien…
Sous-titres : Français, anglais, allemand, italien, espagnol…
Durée : 100 minutes
Editeur : Universal Pictures Home Entertainment
Date de sortie : 13 août 2025
LE PITCH
Le « thérapeute des fantômes » Docteur James Harvey et sa fille Kat parviennent au vieux Manoir Whipstaff. Son acariâtre propriétaire, Carrigan Crittendon, a embauché le docteur Harvey pour exorciser sa demeure des apparitions d’un jeune fantôme amical mais solitaire nommé Casper. Ce jeune fantôme cherche juste un ami. Si les plans marchent, Carrigan Crittendon et Dibs, son associé, pourront mettre la main sur le fabuleux trésor du manoir. En attendant, Casper et Kat deviennent inséparables, mais les trois oncles de Casper (Teigneux, Crado et Bouffi) ne toléreront pas de « vivants » dans leur maison.
C’est dur dur d’être un fantôme !
Joli petit divertissement familial apparu sur les écrans en 1995, Casper est bien entendu la première adaptation live du célèbre héros de cartoons, mais il reste aussi dans les mémoires pour être le premier long métrage où le personnage principal a été entièrement conçu en images de synthèse.
Fantôme certes mais de toute façon pas tout jeune, le gentil personnage est apparu dès 1945 sur les écrans de cinéma comme mascotte d’une longue série de cartoons produits par le Famous Studio de la Paramount. Rapidement devenu un chouchou des jeunes spectateurs, il fut alors dérivé en périodiques par Harvey Comics qui finira par en racheter les droits et le transformer en véritable star de la télévision avec pas moins de six séries animées à son effigie. Gargantuesque, et de quoi faire de lui une véritable icône de la pop culture, même si ces multiples productions avaient fini par largement édulcorer son univers quitte même à faire de celui-ci un fantôme… qui n’avait jamais été vivant. C’est pourtant cette question de la mort qui va revenir au centre de l’adaptation cinématographique lorsque les scénaristes Sherri Stone et Deanna Oliver (deux habituées des Tiny Toons et des Animaniacs) décident de redévelopper le personnage pour son adaptation live. Un angle qui va aussi séduire le réalisateur Brad Siberling, alors cantonné à la télévision, mais qui avait dû faire face à la disparition quelques années plus tôt de sa fiancée (des souvenirs qui reviendront au cœur de son futur Moonlight Mile). Cette notion du deuil et de la difficulté d’abandonner le souvenir des êtres aimés plane étonnement tout au long du long métrage. Par le besoin qu’a ce père (Bill Pullman toujours chouette) d’enquêter sur les apparitions de fantômes dans l’espoir de retrouver sa femme, dans le regard d’une pré-adolescente (Christina Ricci toute mignonne) qui culpabilise de l’effacer de sa mémoire et voit son père souffrir… Ou dans le passé quelque peu tragique de ce sympathique et très serviable fantôme qui redécouvrira qu’il était un petit garçon adoré par son inventeur de père.
Forever Young
On reconnait bien là la politique de la mythique Amblin, société de production de Steven Spielberg, qui certes mettait en boite des divertissements grand public mais très souvent avec une certaine ambition de profondeur et un respect évident pour son plus jeune auditoire. C’est certainement ce thème sous-jacent, et son traitement délicat mais sans mièvrerie, qui donne tout son charme et sa poésie au sympathique Casper, s’évertuant au-delà de ça à rejouer quelques cartes aventureuses habituelles (le trésor cachés sous la demeure abandonnée, le passage secret et sa machine infernale), une petite modernisation de circonstance (so nineties) et de nombreux hommage à l’esprit cartoonesque des origines à grand renfort de grimaces, de gags et de pitreries servies par les trois « oncles » Teigneux, Crado et Bouffi, plus esprits farceurs que véritablement effrayant. Pour le coup, les véritables méchants du film, joués par Cathy Moriarty et Eric Idle, bien entendu motivés par l’appât du gain n’apportent pas grand-chose malgré les efforts des comédiens et rappellent que Casper n’est pas exempt de facilités et de clichés typiques de ces films pour gamins… Les adultes eux s’amuseront surtout de quelques guest assez hallucinants (Eastwood, Mel Gibson, le gardien de la Crypte) et même d’un Dan Aykroyd s’enfuyant dans son costume de Ghostbuster. Ils avoueront aussi que mine de rien ces quatre personnages intégralement en images de synthèse et tous les petits effets qui les entourent concoctés par les équipes d’ILM n’ont pas si mal vieillis que cela.
Certes l’originalité et l’irrévérence des films popcorns des années 80 sont déjà passés, mais Casper reste un charmant moment à partager.
Image
Si le Bluray du film avait mis pas mal de temps avant d’arriver jusqu’à nous (c’était en fait l’année dernière), le disque UHD lui sort plus ou moins à la même période que son homologue américain. Un changement de format attendu puisque la copie HD était encore et toujours marqué par de nombreux petits soucis dus à une source vieillissante et un traitement trop léger. Le passage à la 4K arrange nettement le rendu avec des cadres bien plus propres mais surtout un piqué qui dessine enfin véritablement les personnages et les décors, creusant l’image et lui redonnant un bon coup de fouet. De la même façon, les teintes se montrent bien plus généreuses et variées et les noirs forts et profonds. Mais sans doute à cause de ses effets spéciaux numérique un peu datés, cette prestation est manifestement issue d’une restauration numérique reposant sans doute encore et toujours sur la même source (pas de scan 4K de la pellicule donc) et affiche encore une petite marge d’amélioration du coté de la définition ou du grain.
Son
Cette édition permet aussi de redécouvrir Casper avec l’apport, non négligeable, d’un nouveau mixage Dolby Atmos. Le mix n’est pas forcément le plus subtile ou le plus ample, mais il joue avec plaisir et énergie sur l’atmosphère gentiment effrayante et cartoon du film. La version française, assez réussie, est proposée en Dolby Audio 5.1 forcément un peu plus réduite et dotée de moins de volume, mais là encore le confort et la clarté sont notables.
Interactivité
Après un Bluray tristement sans aucun supplément, Universal rattrape un peu le coup en (re)proposant sur son disque UHD les bonus de l’édition collector DVD et Bluray US. Rien de neuf donc mais il faut reconnaitre que le making of de près d’une heure mélangeant petites scènes humoristiques (avec interview du gentil Casper), interviews promotionnelles, images de tournages et un arrêt pertinent sur les effets spéciaux se suit avec beaucoup de plaisir. Pour plus de détails on peut se tourner vers l’excellent commentaire audio de Brad Silberling (en vost) qui revient sur les nombreux défis du film, le support de Spielberg et de nombreuses questions techniques avec un sens didactique des plus agréables.
On peut aussi trouver sur le disque une scène coupée non finalisée qui aurait dû aboutir à une séquence musicale supplémentaire avec Bill Pullman et les vilains fantômes et une sélection de 7 cartoons des années 50, en HD, qui permettent de renouer avec l’esprit des premières aventures de Casper. Bien sympa.
Liste des bonus
Commentaire Audio du réalisateur, Making of (47′), Scène coupée (3′), 7 cartoons de Casper the Friendly Ghost (60′).






