BAMBI : LA VENGEANCE

Bambi : The Reckoning – Royaume-Uni, Etats-Unis – 2025
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Horreur
Réalisateur : Dan Allen
Acteurs : Roxanne McKee, Samira Mighty, Nicolas Wright, Tom Mulheron, Catherine Adams…
Musique : Greg Birkumshaw
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et Français DTS Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Durée : 81 minutes
Editeur : Arcadès Editions
Date de sortie : 6 janvier 2025
LE PITCH
Alors que Wendy et son fils sont en voiture, leur route croise celle de Bambi, un gigantesque cerf mutant. Ce dernier se met à les pourchasser, cherchant à se venger de la mort de sa mère !
L’ennemi de la forêt
Après Winnie et ses amis et le sémillant Peter Pan, c’est au tour du roi de la forêt, Bambi, crée en 1923 par Felix Salten et popularisé par Walt Disney en 1942, de devenir le sujet d’un film d’horreur bourrin. Ce n’est toujours pas du grand art, mais l’efficacité bis trouve enfin sa voie.
Les petits gars de Jagged Edge Production ont ferré le bon poisson : récupérer tous les personnages de conte célèbres affiliés dans la mémoire collective à la maison Disney et tombés dans le domaine public afin de les pervertir en figures de film d’horreur noirs et cradingues. Et tout cela avec des budgets minimes de petite boite de prod indépendante. Qualité mise à part Winnie The Pooh : Blood And Honey a tout de même réussi le petit miracle de transformer 100 mille dollars en un rendement plus que lucratif de 7 millions à travers le monde ! Joli coup et coup d’envoi pour un certain Twisted Childhood Universe déjà conforté par Blood and Honey 2 et Peter Pan’s Neverland Nightmare avant que Bambi n’entre dans la danse. Les budgets grossissant à chaque projet, on sent effectivement une certaine courbe de progression avec des entreprises légèrement plus léchées, des effets spéciaux de plus en plus convaincants et même des acteurs passés du limite amateur au on ne peut plus correct. Bambi La Vengeance vient tout à fait confirmer ces ambitions en délivrant une série B tout à fait honnête faisant la part belle au massacre forestier et au survival où le monstre terrifiant serait un pauvre Bambi passablement vénère.
Adieux printemps
Déjà marqué par le meurtre de sa mère par des chasseurs, et désormais mis en furie par l’exécution de sa femelle et le vol de son petit faon, il décide comme un Charles Bronson des bois de se faire justice lui-même. Un peu d’eau rendue radioactive par des déchets toxiques qui passaient par là, et le majestueux cerf devient une créature vorace et sanguinaire qui massacre, presque, tout sur son passage. La créature attaque les véhicules qui osent traverser les bois, détruit l’intérieur d’une maison, perfore les corps de ses victimes avec ses bois ou les piétine de ses sabots géants…. Et peut même faire appel à ses amis lapin devenus mutants eux aussi. On n’est jamais très loin du Z, en particulier dans un scénario qui mêle conte et pseudo science-fiction sans grande conviction ou logique, mais l’effort est louable tout comme les vagues réflexions écologiques (les chasseurs sont les vrais méchants) qui parsèment le carnage ou même le vague parallèle fait entre la famille humaine dysfonctionnelle et les blessures de Bambi, tueur et victime à la fois. Plutôt discret dans ses notes d’humour, noir, le film met en avant son sérieux et sa volonté de satisfaire les instincts cruels du spectateur. Quelques effets gores efficaces, une ambiance relativement tendue, un espace assez maitrisé font souvent oublier les nombreux petits défauts d’une production qui reste modeste et souvent bricolé avec un certain opportunisme. On notera surtout que l’arrivée de Dan Allen à la réalisation, monteur sur les trois opus précédents, apporte un professionnalisme certain dans l’habillage général, jusqu’à l’utilisation d’une photo sombre et d’un décor unique pour cacher, sobrement, la misère.
Certainement pour l’instant le meilleur film du Twisted Childhood Universe, Bambi la vengeance surprend positivement et ferait même naitre une petite curiosité envers les prochains Pinocchio : Unstrung et même le Poohniverse : Monsters Assemble dont le titre promet déjà un spectacle des plus… euh… héroïque ?
Image
Comme pour son prédécesseur Winnie, Bambi se la joue ultra HD avec une sortie double Bluray / 4K. Pas de gros soucis de ce côté-là, la source intégralement numérique est là pour ça et le transfert ne cache certainement pas sa légère artificialité ni sa propreté et sa définition creusée et pointue. Tout est propre et ferme et les nombreuses séquences nocturnes et sombres fonctionnent largement mieux sur le disque UHD plus solide pour délivrer le moindre détail caché dans la pénombre. Les créatures en images de synthèse se détachent toujours autant du reste du film, mais les textures trouvent sur ce format un meilleur soutien.
Son
Proposé dans certains cadres en Dolny Atmos, le film n’est proposé en vidéo que dans la formule DTS HD Master Audio 5.1, anglais et français. Dans les deux cas, on peut remarquer que la spatialisation générale est tout de même plutôt limitée creusant surtout les effets avant et latéraux, oubliant généralement les sensations arrières où plus enveloppantes. Assez efficace au demeurant.
Interactivité
Un tout petit making of promo mélangeant interviews de l’équipe du film et images de tournage. Rien de bien transcendant.
Liste des bonus
Making Of (9’).






