BAD BOYS : RIDE OR DIE

Etats-Unis – 2024
Support : UHD 4K & Bluray
Genre : Action
Réalisateur : Adil El Arbi et Billal Fallah
Acteurs : Will Smith, Martin Lawrence, Vanessa Hudgens, Alexander Ludwig, Paola Nunez, Eric Dane…
Musique : Lorne Balfe
Durée : 116 minutes
Image : 2.39 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, DTS HD Master Audio 5.1 Français, Anglais, Allemand…
Sous-titres : Français, Anglais, Allemand…
Editeur : Sony Pictures
Date de sortie : 9 octobre 2024
LE PITCH
Mike Lowrey et Marcus Burnett enquêtent sur la corruption qui règne au sein de la police de Miami car leur défunt capitaine, Conrad Howard, est accusé d’être lié à des mafieux d’un cartel mexicain.
2 flics à Miami
Et c’est reparti pour un tour ! Non pas que ce tour soit extraordinaire, mais plus dans l’esprit d’une franchise bien rodé dans l’esprit du spectateur qui dure déjà depuis un bon petit bout de temps. Semblant de rien, la saga des Bad boys alimente les écrans depuis trente ans et quatre films avec une belle pause en son milieu, c’est peu, mais des fois ça peut faire beaucoup.
Michael Bay a définitivement tourné la page pour se concentrer sur des robots se tapant dessus. Sony pour relancer la franchise, a eu la curieuse idée de faire venir les deux petits Belges que sont Adil El Arbi et Billal Fallah. Il faut dire que les gaillards s’en sont plutôt bien sortis en raccrochant les wagons avec le troisième opus dix-sept ans après le second épisode. On reprend la formule qui a fait ses preuves avec de l’action (mais moins) et de l’humour (mais plus).
Les réalisateurs remplissent le cahier des charges en se concentrant sur une mise en scène inventive et nerveuse. Il faut se faire remarquer pour marquer l’esprit des producteurs. Mais les stars, les vraies, sont bien évidemment les acteurs Martin Laurence et Will Smith. Premier gros film de l’acteur après l’histoire de la claque donnée à Chris Rock lors de la cérémonie des Oscars (baffe d’ailleurs parodiée dans le film). Will Smith nous revient en pleine forme tout en laissant son comparse Martin Laurence se mettre davantage en avant pour faire son come-back en douceur. On mise sur l’humour bien gras à l’américaine en faisant de Laurence, le sidekick comique de service, obnubilé par son poids. Les scénaristes trouvent ici un running gag dont ils abusent, aussi lourd que les talents du comédien. A en faire des tonnes, il en devient insupportable.
Bad trip
Comédie policière en mode cartoon, les réalisateurs ont définitivement quitté les décors des ghettos sombres de leurs premiers films Wallons, Gangsta et Black pour les lumières de Miami, véritable personnage de ce quatrième film où plans larges et néons contrastent avec leurs œuvres de jeunesse. Remis de leur déconvenue avec la Warner qui a préféré enterrer leur Batgirl plutôt que de le sortir, les cinéastes se rattrapent et prouvent qu’ils sont complètement bankables en relançant l’été hollywoodien, enchaînant déception sur déception financière, jusqu’alors en berne (Fall Guy, Blue et cie et Furiosa sont loin d’avoir rempli les caisses). Le scénario n’est que prétexte pour voir les acteurs s’amuser dans leur relation de copinage en mode amis pour la vie. En guide d’exemple, ce pauvre Martin Laurence en pleine crise cardiaque durant le mariage de son meilleur pote se retrouve à l’hôpital où seul son potos Will Smith le veille. La famille attendant tranquillement à la maison que les choses se fassent. On l’a bien compris, l’amitié vaut mieux que la famille. Bad Boys : Ride or die n’apporte rien de bien neuf à la franchise. Au contraire, l’histoire est autant en roue libre que les acteurs. La mise en scène quant à elle, fait ce qu’elle peut en innovant question technique à base de drone et de « SnorriCam », un appareillage de caméra directement fixé sur les acteurs pour mieux plonger le spectateur au cœur de l’action façon jeux vidéo à la première personne.
Le film se regarde sans déplaisir mais sans véritable bonheur non plus. Mais le public n’est pas prêt à abandonner nos deux lascars et pour répondre à la chanson « Bad boys, bad boys, Whatcha gonna do ? (Soit : qu’est-ce que tu vas faire ?), le studio a déjà la réponse et répondra : sûrement un cinquième volet !
Image
Du Dolby Vision qui fait encore des merveilles ! Son plein potentiel explose dans l’univers flashy et coloré de la ville de Miami. Les néons clignotants et les contrastes offrent une stabilité sans faille pleine de détails. La profondeur de champs en intérieur comme en extérieur est également parfaite avec un piqué et des contrastes précis. Exactement le genre d’image que l’on retrouvera en démo chez tous les revendeurs de télévision.
Son
Pas besoin de pousser le son pour apprécier tous les bienfaits de la piste son. Le moindre détail sonore est appréciable. Voix hors champs, poursuites, gunfights, le tout est homogène et le mixage aux petits oignons avec un caisson de basse fortement sollicité.
Interactivité
On ne va pas se mentir, rien de plus formaté que ce genre de bonus. Un retour sur les cascades, les acteurs et leur bêtisier auquel s’accompagnent les scènes coupées ; et pas forcément utiles. Le tour est joué en moins de trente minutes promotionnelles.
Liste des bonus
« L’Alchimie, l’héritage et les fous rires de Will et Martin » (3’), « Combat, camera, action » (4’), Prises alternatives et bêtisiers (3’), « L’Héritage Bruckheimer : Créer des Bad Boys et plus encore » (4’), « Partenaires dans le crime » (5’), Cinq scènes coupée (7’).