AEROBIC KILLER

Killer Workout / Aerobicide – États-Unis – 1987
Support : DVD
Genre : Horreur
Réalisateur : David A. Prior
Acteurs : Marcia Karr, David Campbell, Teresa Van der Woude, Trevor Prior…
Musique : Todd Hayen
Durée : 83 minutes
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et Français Stéréo
Sous-titres : Français
Editeur : Bzz Video
Date de sortie : 16 juin 2020
LE PITCH
Meurtres à la salle de gym : les cours d’aérobic dispensés au club de Rhonda semblent attirer un serial killer fanatique de leggings et de bandanas.
Crime Tonic
Que celui qui après avoir visionné de force une vidéo de Fitness de Jane Fonda sur fond de disco et boite à rythmes n’a pas souhaiter voire disparaitre toutes ces greluches en enfer me jette la première pierre ! Où épingle à nourrisse. Il parait que ça fait mal aussi.
Dans le petit monde joyeux et coloré du sémillant slasher, ce genre bucolique et si codifié du massacre de teenagers, il y a forcément l’éclosion de petits sous-genres, de niches dont se repaissent quelques amateurs éclairés. On trouve ainsi une petite poignée de slashers sportifs où la question n’est pas de savoir qui court le plus vite entre la blonde à forte poitrine et le tueur, mais bien de surfer sur les pratiques à la mode de nos contemporains et leurs obsessions pas du tout maladives pour leur silhouette. Le cinéma populaire des années 80 fut ainsi le témoin de l’apparition de la gymnastique en salle, de l’aérobic, transformé de nos jours en séance de steps et autres zumba pour ne pas faire ringard. Spécificité cependant, dans ces 80’s aux goûts si délicats et à la célébration de la gagne et de la thune, les tenues des pratiquants oscillaient entre le short bien trop court pour les messieurs, et des combinaisons trop serrées, dangereusement échancrées et violemment fluo pour mesdames.
Boing boing
A la limite du documentaire ethnologique, Aerobic Killer (ou Killer Workout, ou Aerobicide… dans tous les cas ça fait rêver) scrute donc cette grande époque avec beaucoup de mesure et d’élégance, ne cadrant les popotins et les boobs que lorsque cela est vraiment nécessaire. Soit à chaque scène d’aérobic, chaque scène de douche et parfois même pendant les dialogues. Il faut dire qu’il faut bien préserver l’attention du spectateur, pas intensément impliqué dans un whodunnit aussi haletant qu’un téléfilm est allemand. Le féru de slasher aura bien entendu tôt fait d’identifier le coupable de ces meurtres successifs de membres du club de gym, sans doute trop athlétiques, trop exhibitionnistes, trop choucroutés, pour ne pas provoquer l’ire d’un meurtrier qui avance dans l’ombre. Un bon petit bodycount avec au passage quelques emprunts à Psychose avec une scène de douche en mode nudies mou et Vendredi 13… mais avec une épingle à nourrisse de la mort. Oui, le tueur élimine ses cibles en les piquant à mort, et plusieurs fois même. Tant de violence ne laissera personne insensible, tout comme ces grands échanges de bourre-pif virils aux lever de jambes aussi impudiques que les maillots en lycra. Voilà un vaste et superbe programme imaginé par le spécialiste de la série B, euh Z, et du DTV pour fond de tiroir David A. Prior dont le plus grand fait d’arme reste le sous-Rambo Ultime Combat célébrant l’absence de charisme de son frangin Ted Prior et une débrouillardise aussi honorable qu’inutile. Second chef d’œuvre de son palmarès Aerobic Killer est une autre démonstration de ses prouesses : scénario faiblard, acteurs catastrophiques, mise en scène tristement plate et humour totalement involontaire. Oui c’est nul, mais dans le genre nanar ça se pose là.
Image
Les habitués de David A. Prior (les fans… euh il en a ?) ne seront sans doute pas étonnés de découvrir une copie bien datée récupérée d’un master vidéo d’époque. La seule copie existante à l’heure existante pour ce DTV baveux et qui forcément est trèèèès loin de tenir la dragée haute aux productions récentes. Bourrée de défauts en tout genre, vaguement défini, l’ensemble achève de redonner à l’objet un aspect fond de vidéoclub qui lui correspond bien.
Son
Comme souvent avec ce genre de produit la nostalgie nous poussera à opter pour le bon vieux doublage bien de chez nous. Surtout qu’ici nos acteurs français sont largement plus convaincants que les originaux et que le mixage stéréo plat et daté est largement plus clair et mieux posé.
Interactivité
Programme léger pour Aerobic Killer avec un travelling amusé sur la carrière oh combien inoubliable de David A. Prior, suivie d’une sélection de quelques bandes annonces dans le ton dont Graduation Day (dispo chez Uncut) et le prometteur Death Spa qu’on aurait adoré découvrir en double programme.
Liste des bonus
Retour sur la filmographie de David Prior (5’), Bandes-annonces de « slashers sportifs » (9’).






