SCREAM 7

Etats-Unis – 2026
Genre : Horreur
Réalisateur : Kevin Williamson
Acteurs : Neve Campbell, Isabel May, Courteney Cox, Jasmin Savoy Brown, Mason Gooding, Roger Jackson, Anna Camp, Joel McHale, Celeste O’Connor, Sam Rechner, Mckenna Grace, Asa Germann, Matthew Lillard…
Musique : Marco Beltrami
Durée : 114 minutes
Distributeur : Paramount France
Date de sortie : 25 février 2026
LE PITCH
Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Quand sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat. Déterminée à protéger les siens, elle devra affronter les démons de son passé pour tenter de mettre fin une bonne fois pour toutes au bain de sang.
Bas les masques
Déjà affirmé comme le meilleur démarrage de toute la franchise aux Etats-Unis, et ce malgré un retour critique sans pitié, Scream 7 ne sera donc pas le point final de la saga, mais bien une nouvelle marche supplémentaire à cette saga de slashers méta aussi adulée que conspuée. Marqué par le retour de son icône initiale, Neve Campbel, et de son créateur, Kevin Williamson, l’épisode confirme pourtant après Scream 6 que la formule peine à retrouver un second souffle.
C’était pourtant l’inverse que nous avait laissé espérer la découverte du Scream de 2022, faux reboot et Legacy-flick qui s’avait comme dans la trilogie originale jouer de sa propre nature en multipliant les parallèles, les hommages, les clins d’œil tout en offrant la voie à un nouvel arc consacré à de nouvelles héroïnes : les sœurs Carpenter. Le film suivant se perdait malheureusement déjà dans la redite et surtout dans des codes bien basiques du slasher de série, mais suite au renvoi de l’actrice Melissa Barrera pour ses positions politiques, et le soutien immédiat de sa partenaire Jenna Ortega, le Scream 7 prévu sous la direction de Christopher Landon (Happy Birthdead, Freaky…) se voit obligé de revoir totalement sa copie, et son orientation. Ne reste plus alors qu’a revenir aux fondamentaux, convaincre Neve Campbell, l’ultime scream-girl de revenir en échange d’un gros chèque, et même d’embarquer Kevin Williamson, scénariste historique des deux premiers films, poste de réalisateur à la clef. Le créateur des séries Dawson et Following, et réalisateur de Mrs. Tingle (qui date de 1999 tout de même) semble d’ailleurs vouloir reprendre intelligemment la main sur son univers horrifique, recentrant la trame sur le devenir de Sidney Prescott, avec son mari et ses enfants, ou en particulier la plus grande Tatum, adolescente pas toujours facile et qui ne vit pas toujours très bien avec les traumas de sa mère.
Murder Party
L’ouverture plutôt amusante annonce fièrement un adieu à Woodsboro et la suite recentre la narration autour de ce passage de relais intergénérationnel tendant constamment vers un thriller plus épuré, limite psychologique. Neve Campbell rappelle qu’elle a toujours eu une vraie profondeur d’actrice et Isabel May impose une belle personnalité à cette gamine qui a tout, elle aussi, d’une survivante. Malheureusement, Scream 7 se fait rapidement rattraper par son cahier des charges, multipliant les personnages secondaires basiques et inutiles (dommage pour les frangins Mindy et Chad) et surtout se débattant avec des attributs référentiels de plus en plus encombrants. Il semble en effet évident que les deux derniers Scream n’ont plus rien à dire, ou si peu, sur l’histoire et les évolutions du cinéma d’horreur, confondant désormais la déconstruction post-moderne des débuts avec le simple clin d’œil lourdement signalé ou le name-dropping sans conséquence. L’utilisation du deep-fake par celui ou ceux dissimulés derrières le ghostface, ne raconte rien et permet simplement de faire revenir artificiellement l’excellent Matthew Lillard sous les traits d’un Stu Macher censé être mort dans le premier film, suivi dans une séquence assez gênante par quelques autres vieux guest. De ce côté-là, la pauvre Courteney Cox, figée et livrée avec les meubles, est plus triste que jamais et l’interview enfin acceptée par Sidney se dégonfle au bout de deux questions, ajoutant une déception de plus au tableau.
Scream ressemble de plus en plus à ce dont il se moquait initialement, ne se réveillant véritablement que pour deux trois exécutions dont la brutalité frontale (une pauvre fée clochette éventrée en plein vol, un ado empalé sur un distributeur de bière…) rappelle quelques bons souvenirs. Faut-il préciser que Wes Craven nous manque plus que jamais ?







