STAR WARS LE POUVOIR DE LA FORCE II
Star Wars - The Force Unleashed II - Etats-Unis - 2010
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Image de « Star Wars Le Pouvoir de la Force II »
Genre : Space Opera
Musique : Mark Griskey
Développeur : LucasArts
Durée : faible
Langue : Français
Distributeur : LucasArts
Date de sortie : 29 novembre 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Star Wars Le Pouvoir de la Force II »
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LE PITCH
La mort de Galen Starkiller, disciple caché de Dark Vador, signa la naissance de la Rébellion face à l'Empire naissant... Après les événements qui marquèrent la création historique de la Rébellion, Dark Vador décide de cloner le corps de son apprenti défunt, dans le but de créer l'armée Sith ultime. Galen Starkiller s'éveille alors !
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Le côté obscur

Trilogie avortée à l'instar des gigantesques Knights of the Old Republic, Star Wars Le Pouvoir de la Force aura tout de même réussi à donner naissance in extrémis à son second épisode. Un rescapé qui a l'air bien souffrant.

 

Après des années passées à cantonner la saga de George Lucas à quelques Battlefront répétitifs et limités, où seul un petit Republic Commando pouvait réchauffer quelque peu le cœur des fans, Lucasarts ouvrait avec Le Pouvoir de la Force un boulevard pour de futures aventures dans l'univers étendu de Star Wars. Respect de l'esprit original, scénario inédit assez emballant, jeu d'action mettant en avant des pouvoirs surdimensionnés... Une vraie réussite qui, malgré quelques soucis d'ergonomie (menus laborieux), aboutissait à un beat-them-all pas forcément très inventif dans son gameplay et son level design, mais qui alliait un véritable souci narratif à un véritable déluge de séquences explosives. Surtout, la trajectoire tragique de Starkiller faisait mouche, installant avec subtilité un nouveau personnage iconique (à défaut d'être charismatique) dans cette galaxie assombrie par la bêtise de la dernière trilogie cinématographique (on ne parle même pas de Clone Wars). Tout ça pour dire que Le Pouvoir de la Force II suscitait énormément d'attente et une méfiance somme toute assez naturelle. Surtout que sacrifié dans le précédent final, mais inspirateur de la glorieuse rébellion, Starkiller revient désormais sous la forme d'un clone carrément largué, cherchant à retrouver sa belle Juno. Un postulat pas franchement très original, qui nourrit des cinématiques mollassonnes et surtout peine à enthousiasmer les foules par sa simplicité désolante.

 

L'empire foutraque


Présenté comme un méchant de pacotille, l'énorme Dark Vador fait presque office de figurant... enfin moins tout de même que Yoda (5 minutes sur Daghoba sans pouvoir prendre la manette en main), Bobba Fett ou la Princesse Leïa. Beaucoup d'énergie et de clins d'œil pour pas grand-chose, surtout que les fameux choix moraux se limitent ici a une pauvre décision caricaturale à la dernière minute. A croire que l'équipe de développement est partie en vacances ou a tout simplement été limogée pour laisser bosser les stagiaires, puisque même dans le cœur du système de jeu, tout à été simplifié à l'extrême (gestion de l'expérience, attaques limités, zéro combo), ce que même un nouveau pouvoir comme la suggestion, permettant de pousser les ennemis au suicide ou à se retourner contre leurs collègues, n'arrive pas à faire oublier (sincèrement, vous ne penserez jamais à placer ce type d'attaque en pleine action). Cet affadissement certain se perpétue par des niveaux désormais concentrés autour de 3-4 décors réutilisés à l'envi, d'un level design sans étoffe et d'un manque de renouvellement agaçant des ennemis. Les QTE ennuient et les coups de double sabre s'enchaînent sans fureur : à force de balancer des effets dévastateurs dans tous les sens et de détruire des vaisseaux gigantesques d'une simple pichenette, plus rien ne paraît vraiment spectaculaire. On aurait alors pu souligner une certaine réussite technique (modélisations, animations, effets spéciaux généreux), ainsi qu'un boss gigantesque qui constitue un joli hommage à King Kong tout en citant Shadow of Collosus, mais tout cela paraît désuet lorsque le joueur doit passer trente minutes dans l'usine à clones de Kamino à sauter de support à support comme un Mario en maison de repos. Aucune ambition ici, si ce n'est de profiter de l'engouement suscité par le premier, et finalement le seul Pouvoir de la Force.

Nathanaël Bouton-Drouard









 

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Déjà très agréable visuellement, le premier Pouvoir de Force se voit dépassé par son petit frère. Les modélisations sont bien plus précises, les animations ont plus de gueule, le moteur Havok gère sérieusement les interactions physiques et surtout les quelques décors et environnements affichent une impression de grandeur et de profondeur digne des meilleurs moments des films, tandis que les effets lumineux et explosions de Force jouent la carte d'un spectaculaire accrocheur. En gros l'atmosphère est là (encore une jolie BO de  Mark Griskey, d'ailleurs), mais l'âme manque.

 
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