PROFESSEUR LAYTON ET LE DESTIN PERDU
Layton Kyôju to Saigo no Jikan Ryôko - Japon - 2008
Image plateforme « Nintendo DS »
Image de « Professeur Layton et le destin perdu »
Genre : Fantastique
Musique : Tomohito Nishiura
Développeur : Level-5
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 22 octobre 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Professeur Layton et le destin perdu »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Une lettre mystérieuse venue du futur annonce au professeur Layton que la ville de Londres court un grave danger. Cette lettre aurait-elle un rapport avec la disparition du Premier ministre lors de la présentation de la machine à voyager dans le temps ?
Partagez sur :
Rond comme une horloge

Nouvelle icone du jeu vidéo qui a le mérite de séduire autant les gamers que le grand public (comme un certain plombier d'ailleurs), notre cher Layton revient dans un troisième chapitre aux challenges toujours aussi alléchants. H.G. Wells n'est pas loin, le craquage de neurones non plus.

 

Faisant désormais partie intégrante du paysage vidéo-ludique moderne, les aventures de Monsieur Layton n'ont plus a faire leurs preuves. Avec le succès incomparable que la série remporte auprès des Japonais (qui ont un épisode d'avance) et désormais dans le reste du monde, Level-5 (Dragon Quest IX, White Knight Chronicles) se doit cependant de concocter un logiciel à la hauteur des attentes des afficionados. Après le petit village à la française et le train lancé sur des rails bien mystérieux, le détective du dimanche et son jeune acolyte ne sont rien de moins qu'envoyés dix ans dans le futur pour découvrir un Londres toujours aussi steampunk, mais où la pègre règne. Un avenir peu reluisant où, semble-t-il, le professeur Layton serait devenu un maître du crime. Une nouvelle inquiétante qui prépare forcément quelques surprises avec entre autres le retour d'un ancien amour du personnage principal. Les auteurs jouent désormais allègrement avec leur univers, les personnages récurrents, et l'oeuvreressemble plus que jamais à un roman du début du XXème siècle... ce qui lui va très bien.

 

un tour de manivelle

 

Un effort plus soutenu dans la narration (les dialogues sont plus incongrus que jamais) apporte d'ailleurs quelques passages plus rythmés qu'à l'accoutumée, en particulier lorsqu'en pleine fusillade dans un casino, il faut réussir à construire un canon lanceur de jetons pour observer une superbe séquence animée qui n'est pas sans rappeler un certains Edgar de la cambriole. Pour le reste,  rien de perturbant, le jeu se parcourt toujours entre petites animations, dialogues textuelles et 160 énigmes qui font uniquement appel à la logique, avec encore une fois un niveau de réflexion légèrement revu à la baisse par rapport au premier épisode. Prendre des notes sur l'écran tactile, retourner la machine dans tous les sens pour changer d'angle d'observation, bien relire les consignes, l'exercice est toujours aussi passionnant et gratifiant. Quelques nouveautés cependant au programme, qui propose cette-fois-ci en plus de résoudre les petits casse-tête de circonstance de reconstituer trois petites histoires en récoltant des autocollants, de trouver le chemin idéal pour une petite voiture sur des circuits parsemés d'embûches et guider un perroquet dans ses livraisons sautillantes. Aucune raison en somme que l'on délaisse cette galerie de personnages au design savoureux et aux rocambolesques mésaventures.

Nathanaël Bouton-Drouard




Partagez sur :
 

Parfaitement pensé pour la DS, Le Destin perdu ne change pas grand chose aux éléments visuels mis en place sur le premier chapitre. Les graphismes sont des plus agréables, les arrières-plans joliment dessinés, les images quasiment fixes alternent avec des vidéos à la fluidité et la mise en scène dignes d'un long-métrage d'animation. La reconnaissance tactile et l'ergonomie des menus sont toujours aussi bien pensés, ne reste plus à Level-5 qu'à faire l'effort de gonfler un peu le livret musical : Tomohito Nishiura signe une nouvelle fois des mélodies sympathiques mais simplistes qui ont vite tendance à agacer. Un peu comme le doublage français (pourquoi ne pas avoir gardé la version anglaise ?) dont le jeu n'est pas toujours des plus passionnés.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021