PRO EVOLUTION SOCCER 2011
Japon - 2010
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Image de « Pro Evolution Soccer 2011 »
Genre : Sport
Musique : Inconnu
Développeur : Konami
Durée : élevée
Langue : Anglais, Français, Allemand, Espagnol, Italien, Portugais
Distributeur : Konami
Date de sortie : 30 septembre 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Pro Evolution Soccer 2011 »
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LE PITCH
3 ans après la déception de PES 2008, Konami est dans une situation assez étrange : les épisodes suivants étaient à chaque fois meilleures, mais sans atteindre les sommets d’antan, d’où une attente faite de crainte et d’espoir vis-à-vis de cette version 2011.
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La pression à son comble

Malgré les critiques qu'il a subies, PES 2010 avait tout de même pour lui un certain nombre de qualités qui lui ont permis de trouver son public. Mais le passé glorieux de la série et l'avènement d'une véritable concurrence ont clairement tiré les attentes des joueurs vers le haut.

 

Bien que Konami puisse bénéficier du soutien de fans fidèles, la société compte bien reconquérir ceux qui l'ont délaissée. C'est pourquoi les équipes à l'œuvre ont voulu rendre à leur titre l'exigence qui était sienne, sans sacrifier l'accessibilité qui l'a porté au sommet. Ainsi, la version 2011 connaît pas mal d'améliorations, à commencer par un meilleur placement des joueurs sur le terrain, en défense surtout, où nos sportifs laissent moins d'espace qu'auparavant : enfin, les énormes boulevards laissés par des arrières un peu tête-en-l'air sont beaucoup moins fréquents. Le système de passe a également été revu et demande plus de doigté de la part du joueur : une jauge de puissance fait son apparition alors que l'assistance au niveau de la direction se fait moins ressentir. Conséquence, en cas de pression trop longue et de mauvaise direction indiquée, la balle finit en touche sans aucune chance d'être sauvée. Les nombreux ratés sont, au départ, agaçants, mais on se rend compte au bout de quelques matchs que cela récompensera ceux qui feront des efforts dans ce domaine. Les attaques ont également été revus dans le même sens, avec des tirs au poteau de corner si votre athlète n'est pas dans les bonnes conditions (même si certains abus se produisent encore lorsque vous contrôlez une star). Ces ajustements permettent à PES 2011 de retrouver le piment d'autrefois, ou presque, car il est vraiment regrettable que la maniabilité reste aussi rigide. Rendre le jeu plus exigeant en resserrant les espaces ou en requerrant plus de soin dans les gestes tire l'ensemble vers le haut, mais certaines actions, comme de simples contrôles de balle, sont laborieuses, parfois sans raison apparente, et les courses rectilignes des joueurs gâchent des actions pourtant bien engagées. Ce cas de figure est d'autant plus frustrant que nos attaquants sont la plupart du temps incroyablement statiques : faire l'effort de construire une offensive pour voir son avant-centre rester planté à l'entrée de la surface adverse tape forcément sur les nerfs ; cela dit, quand celui-ci se décide à lancer un appel incisif dans un espace créé suite à une action collective, la satisfaction est d'autant plus grande. Pour résumer, il reste de la marge pour des améliorations, mais Konami avance dans le bon sens.

 

engineered for freedom

 

Mais le foot, ça ne se joue pas que sur le terrain, et nos amis tokyoïtes le savent bien : le système de management a aussi connu quelques nouveautés non négligeables. Pour commencer, les développeurs ont voulu rendre la formation plus facile à modifier et ont donc opté pour un système proche du glisser - déposer : si la position d'un joueur ne vous satisfait pas, vous n'avez qu'à le sélectionner pour le faire glisser jusqu'à la zone de votre choix ; il suffit ensuite de modifier son rôle à l'aide de la touche Carré et le tour est jouer. La plus grande nouveauté réside dans la possibilité de pouvoir établir de véritable plan de jeu : si vous voulez adapter votre tactique aux différentes conditions d'un match, vous pouvez les enregistrer avant le début du match. Ainsi, il vous est possible de programmer un changement de formation ou de stratégie à un moment donné, par exemple de passer de 4 à 5 défenseur à la 75e minute ou d'ajouter un attaquant supplémentaire pour revenir au score lorsque vous êtes menés. Il est fort à parier que, une fois ces options rentrées dans nos habitudes, les soirées PES gagneront en rythme ce que les aller-retour dans les menus perdront en fréquence. Autre nouveauté, les dribbles spéciaux ne s'effectuent plus à l'aide de manipulation plus ou moins complexe, mais, c'est désormais dans le menu de management que vous gérerez ceux-ci : parmi la longue liste de gestes technique, vous attribuerez vos 4 favoris à chaque direction stick droit pour une exécution plus simple, mais un choix limité dans le cœur de l'action : là encore, ce sont de toutes nouvelles habitudes à prendre.

 

Muscle ton jeu, robert !

 

Enfin, si vous voulez mettre vos sens du coaching à l'épreuve, vous retrouverez, outre les matchs rapides du mode Exhibition, les différents modes habituels. La Master League n'a pas connu de changement significatif depuis l'année dernière, mais elle est tout de même accompagnée d'une variante on-line. La Master League on-line reprend le système des matchs classés, avec ses différentes divisions, auquel les concepteurs ont ajouté les transferts de joueurs. Le fonctionnement est ici un peu particulier, puisque tous les utilisateurs peuvent posséder un même joueur, mais la subtilité, c'est que plus un joueur est présent dans différentes équipes, plus il sera cher. Le mercato ressemblerait presque au monde de la Bourse, le but étant de savoir quand acheter ou revendre ses poulains pour trouver la meilleure affaire possible. Le mode Deviens une légende connaît également quelques ajustements, comme le fait de directement commencer par jouer de vrais matchs de championnat, et non d'entraînement (ceux-ci n'étaient pas très motivants, il faut dire) ou encore la possibilité, de choisir le second poste que l'on veut occuper ou la carte de talent que l'on veut acquérir. Enfin, les fans de football sud-américains seront heureux de noter l'arrivée du mode Copa Libertadores, aux côtés de la Ligue des Champions : vous aurez le choix entre une quarantaine d'équipes sous licence issues des championnats argentins, brésiliens et bien d'autres, mais malheureusement, celles-ci ne sont jouables que dans ce mode. Le contraire aurait permis de vraiment gonfler le nombre d'équipes jouables, car, cette année encore, PES 2011 est victime des habituels manques à ce niveau. Enfin, ce serait dommage d'occulter les efforts effectués sur le chantier principal sous ce prétexte.

Benoît Barny
















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La réalisation de PES 2011 est loin de faire honte à la série en général : les graphismes sont toujours un point fort du titre, notamment grâce à la modélisation des joueurs qui a encore gagné en finesse avec des corps encore plus réalistes et des visages toujours criants de vérité (même si la texture de ceux-ci affiche cette fois un grain un peu étrange). L'animation évolue dans le bon sens, mais il reste encore des points à revoir : les joueurs sont un brin plus naturels lors de leur sprint, mais demeurent tout de même assez rigides dans leur attitude. C'est d'autant plus regrettable que, à côté de cela, les gestes techniques gagnent encore en diversité, avec de nouveaux dribbles et de nouvelles façons de frapper la balle (mention spéciale aux extérieurs du pied) : si tous les gestes des joueurs connaissaient le même soin, la même précision, nous serions tout proche de la perfection. Enfin, le jeu en ligne s'étoffe grâce à la Master League on-line, mais l'impossibilité de jouer à deux sans avoir un camarade chez soi et le frame rate heurté la plupart du temps jouent largement en sa défaveur.

 
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