BATTLEFIELD : BAD COMPANY 2
Suède / Etats-Unis - 2010
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Genre : Guerre
Musique : Mikael Karlsson
Développeur : Digital Illusions CE
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Electronic Arts
Date de sortie : 4 mars 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Battlefield : Bad Company 2 »
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LE PITCH
L’invasion russe a bien eu lieu et rare sont les territoires à rester sous la protection américaine. Une fois encore, en pleine mission, la Bad Company tombe sur une information capitale, devant du même coup l’unique espoir du monde libre… En gros : c’est pas gagné !
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Entre deux feux

USA vs Russie. Un vieux fantasme de développeur de jeu vidéo qui donne lieu dans Bad Company 2 à une version couillue de La 7ème Compagnie, même si on aurait aimé retrouver l'aspect Rois du désert du premier opus. 

 

Il y a deux ans, Bad Company ne faisait office que d'un petit challenger face au mastodonte Call of Duty et en particulier l'épisode Modern Warfare. Mais plutôt que de se contenter d'en copier les recettes, ce FPS militaire choisissait de se démarquer pour mieux affirmer sa contre-proposition : environnements étendus et à l'exploration relativement libre, réalisme assumé, antihéros loin du manichéisme habituel.... Un ton bidasse badass plutôt rafraichissant, qui se prolongeait dans quelques modes multi-joueurs parfaitement rodés. Aujourd'hui Bad Company 2 s'impose comme le principal concurrent du blockbuster made in Activision Modern Warfare 2. La production a clairement profité d'un meilleur soutien, avec un moteur physique (Frosbite de son petit nom) rendant la quasi-intégralité du décor destructible, et une mise ne scène bien plus tournée vers le spectaculaire. Inutile d'espérer trouver une planque, un coup de grenade et le mur explose à la face du joueur, tandis qu'un véhicule lourd torpille la zone entre deux survols de chasseurs. On en prend clairement plein la tête, mais sans jamais se  faire sortir de l'action à la manière d'un produit Infinity Ward.

 

Body Count

 

Une telle débauche de moyens ne se fait toutefois pas sans heurts, puisque désormais l'aventure solitaire se montre bien plus « scriptée » avec des aires de jeu plus restreintes, faisant perdre inévitablement un peu de singularité au titre. Même travail de normalisation avec le scénario, qui plonge désormais nos quatre lascars dans une véritable mission pour sauver le monde libre. Ils ont beau critiquer le système, étaler leur gouaille à tout bout de champs (et pas uniquement dans les cut-scenes), les voilà qui rentrent dans le rang. Cela leur permet cependant de parcourir des décors bien plus variés (jungle, désert, montagnes envahies de blizzard) avec un sens du rythme bien mieux maîtrisé. Et le joueur profite toujours de ce gameplay qui frôle la perfection....même s'il faut en passer par un scénario moitié moins long. Heureusement, pour se rattraper en durée de vie, DICE a une fois encore concocté un multi-joueurs aux petits oignons. Déjà avec des cartes qui démontrent une nouvelle fois la maestria implacable des papas des Battlefield, avec des terrains idéaux pour faire preuve de tactique et d'endurance. Les nombreux véhicules à dispositions (tanks, hélicoptères...), les centaines d'armes, le mode Ruée électrisant et un système d'expérience carrément bien vu ajoutent encore un peu de valeur à l'ensemble. Comble du bonheur, la confrérie d'accros semble toujours présente avec des serveurs pleins à craquer et une bonne humeur ambiante loin de la mauvaise foi et de la nervosité d'en face. Ici, on a déjà choisi notre camp.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Les effets du Frosbite avaient déjà fait leur petit effet sur le premier opus, mais il faut reconnaître que son utilisation fait désormais montre d'une solidité à toute épreuve, avec des environnements entièrement sujets aux différents impacts des troupes en présence. Le tout affiche un réalisme impressionnant, plaçant le pauvre soldat au milieu d'un chaos stressant et total. Surtout que ces effets n'entachent en rien la tenue des différentes textures (quelques petits retards cependant dans l'affichage), la direction artistique ou la modélisation des nombreux amis et ennemis. Sans atteindre la quasi-perfection de Modern Warfare 2, le titre de DICE s'impose facilement dans les FPS les plus réussis de ces dernières années.

 
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