YS IX : MONSTRUM NOX
Japon - 2019
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Ys IX : Monstrum Nox »
Genre : RPG
Développeur : Falcom
Durée : élevée
Langue : Voix anglaises et japonaises, textes français
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 5 février 2021
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Ys IX : Monstrum Nox »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Le célèbre aventurier Adol Christin, dit Adol « le Rouge », et son compagnon Dogi arrivent à Balduq, une ville annexée par l'Empire Romun. Avant d’avoir pu mettre un pied dans la ville, Adol est arrêté. Pendant son emprisonnement, il rencontre une mystérieuse femme nommée Aprilis qui le transforme en « Monstrum », un être doté de dons surnaturels dont celui d'exorciser les monstres.
Partagez sur :
Young & innocent

Après avoir achevé son excellent cycle consacré à Tails of the Cold Steel, Falcom embraye avec une autre de ses sagas phares, dotée d'ailleurs d'une belle longévité : YS. Un 9ème chapitre canonique qui malgré ses extensions monstrueuses garde une forme assez normative.

Grande aventure qui avait fait ses débuts en 1987, les Ys ont toujours eu un peu de difficulté à se faire une place au soleil à coté des grandes licences du RPG japonais. Même si le succès fut toujours suffisant pour assurer la pérennité du titre et permettre un nouveau chapitre des exploration de ce cher Adol, seul et unique héros, que le joueur suit depuis le départ. Un héros unique, mais volontairement peu caractérisé, qui perpet d'aborder chaque chapitre avec un scénario indépendant. Et avec le précédent Lacrimosa of Dana publié en 2017, Ys avait même connu un nouveau souffle, un bon coup de frais avec un scénario bien accrocheur, un moteur de jeu plus acceptable et une dynamisation remarquable d'un gameplay déjà bien nerveux. D'ailleurs Falcom n'a pas chercher à faire mieux reprenant directement celui-ci pour le Monstrum Nox en présence, profitant toujours de l'assignation des capacités sur les différentes touches d'action, permettant des combos frénétiques et dantesques. A cela s'ajoute les nouvelles spécialisations des personnages, liées à leurs transformations de l'épisode, qui ne font qu'ajouter en possibilité et efficacité. Comme l'indique le sous-titre du jeu, même notre brave héros va se retrouver transformé en Monstrum, sorte de malédiction donnée par une jeune femme mystérieuse, et qui va ainsi donner autant un cadre plus dramatique, plus sombre, que d'habitude, que donner une nouvelle saveur aux acolytes et plus particulièrement a leurs attraits dans les phases d'exploration.

 

au-dessus des murs


En effet chacun possède un don unique qui lui permet de grimper à la surface des bâtiments ou s'élever dans les airs, ce qui sied parfaitement aux environnements beaucoup plus verticaux qu'autrefois. Il faut ainsi souvent fouiller les zones les plus élevées afin de découvrir de nouveaux secrets et point d'intérêts indispensables. Étonnant et bienvenue même s'il faut avouer que le potentiel n'est pas toujours aussi affirmé qu'il aurait dû. La faute à un level-design toujours enfermé dans des zones limitées (pas d'exploration libre et ouverte ici) et à une progression assez dirigiste. Même si les développeurs ont multiplié les mini-donjons pleins de pièges et de passages secrets à découvrir, les phases de défense nocturne face à des vagues d'ennemis déchaînés et un bestiaire particulièrement étoffé, Ys IX reste tout de même un opus assez linéaire. Le prix à payer peut-être pour préserver tout du long une écriture de qualité (et en plus dans une très bonne traduction française) qui va révéler les secrets de la ville prison Bladuq avec parcimonie tout en développant avec soins les multiples personnages qui vont rejoindre la petite troupe, tous marqués par leurs petites différences, leur caractères et leurs passés respectifs.... Et bien entendu leurs quêtes secondaires. Emporté par une bande sonore toujours aussi envoûtante et variée, Monstrum Nox ne provoque pas forcément la même surprise que son prédécesseur, mais en confirme les qualités. Un Action RPG parfaitement rythmé, nerveux et surtout une trame parfaitement solide qui font oublier les petites limites techniques et un cadre carcéral dont on se sent parfois vraiment trop prisonnier.

Nathanaël Bouton-Drouard








Partagez sur :

 

Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021