WONDER BLADE
Chine - 2020
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Image de « Wonder Blade »
Genre : Action
Musique : Inconnu
Développeur : Puppet Depot Game Studio
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : East2West Games
Date de sortie : 29 octobre 2020
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Wonder Blade »
portoflio
LE PITCH
Le souverain d'un royaume inconnu organise un tournoi avec la main de sa fille pour enjeu. C'est là qu'un mystérieux sorcier décide de gâcher la fête en enlevant la princesse. Mais, heureusement, on peut compter sur un preux chevalier pour partir à la rescousse.
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Chinese crashers

L'explosion du jeu vidéo indépendant à permis de mettre en lumière de nombreux studios installés en dehors du triangle Japon / Etats-Unis / Europe et d'exposer des scènes très active malgré une exposition assez discrète de l'autre côté du globe.

Pour le public occidental, le jeu vidéo asiatique est surtout lié au Japon, dont la renommée a été nourrie par les consoliers et studios de développement historiques. Mais les pays voisin de l'archipel se sont également fait une place non négligeable dans l'industrie : depuis longtemps, les plus grandes sociétés, y compris américaines et européennes, n'hésitent pas à aller trouver un vrai savoir-faire en Chine, en Malaysie ou en Inde, pour ne citer que quelques exemples, pour les soutenir dans leurs productions les plus ambitieuses. À une époque où le marché du jeu vidéo est toujours plus mondialisé, il n'est donc pas étonnant de voir un nombre croissant de productions directement issues de leurs fourneaux. C'est d'ailleurs de l'Empire du Milieu que vient ce Wonder Blade, même si ce dernier laisse de côté le folklore de ses terres natales pour proposer une aventure dans un monde inspiré par les contes européens de preux chevaliers et de damoiselle en détresse. Cela dit, les mimiques et autres borborygmes du roi durant le didacticiel laissent vite comprendre que l'histoire n'est qu'un prétexte pour éliminer orcs, gobelins et autres créatures belliqueuses à la chaîne, le tout dans une ambiance délirante soulignée par un design cartoon coloré. Ce qui ne devrait pas déranger les amateurs d'expérience purement arcade, du reste. Wonder Blade comprend toutefois quelques mécaniques RPG, notamment une montée de niveau qui permet d'améliorer les statistiques de son personnage et d'obtenir diverses compétences, comme des sorts de feu, de glace et de foudre.

le conte est (presque) bon


Sur le papier, la formule est donc séduisante, d'autant que des titres tels que Dragon's Crown ou Castle Crashers, par exemple, l'ont étrenné avec brio. Mais la production de Puppet Depot Game, parue à l'origine sur mobiles, reste loin d'afficher la même ambition et de témoigner du même niveau d'expérience. Wonder Blade ressemble ainsi à une copie petit budget du jeu de The Behemoth, amputée néanmoins de l'un de ses principaux arguments : le jeu à plusieurs. Ainsi, Wonder Blade se joue exclusivement en solo quand ses illustres prédécesseurs cités plus tôt peuvent peuvent accueillir jusqu'à quatre participants en simultanée. Ce manque se fait d'autant plus ressentir que le système de combat se montre relativement aride, les trois sorts élémentaires et autres compétences n'apportant qu'une variété de façade dans le matraquage de boutons. Enfin, des soucis notables d'ergonomie trahissent une conception plutôt maladroite, puisqu'il est notamment impossible de comparer directement les statistiques entre une nouvelle arme trouvée en chemin avec celle que l'on porte et qu'il faut revenir à l'écran titre pour gérer ses points de compétences. Il est même fort probable qu'un joueur un peu trop pressé manque totalement cet aspect au point d'être coincé face au premier boss tant l'interface manque de clarté ; surtout que la traduction des textes semble clairement avoir été assurée par un non francophone, pour un résultat parfois incompréhensible. Par conséquent, si Wonder Blade fait le boulot en tant que jeu apéritif sur mobile grâce à une action qui s'avère tout de même dynamique et défoulante, son manque de finition et surtout de jeu à plusieurs en font un jeu dispensable sur console de salon, sachant qu'il existe des concurrents, récents ou rétro, bien plus convaincants dans son domaine.

Benoit Barny








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