MAD RAT DEAD
Japon - 2020
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Mad Rat Dead »
Genre : Plates-formes
Musique : Divers
Développeur : Nippon Ichi Software
Durée : moyenne
Langue : Anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 30 octobre 2020
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Mad Rat Dead »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Un rat n'a pas pu réaliser son rêve avant sa mort... ça, c’était jusqu'à ce qu'il obtienne une seconde chance ! Avec la possibilité de revivre son dernier jour sur Terre, le joueur doit utiliser son nouveau pouvoir pour faire battre son cœur au rythme de la musique, au risque que son propre temps ne s'épuise.
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Rat ON!

A force de faire n'importe quoi, les laboratoires d'expérimentations ont fini par donner naissance à des rats zombies qui parlent aux fées et sèment leur vengeance on the beat. Enfin ça c'est quand on lance un nouveau titre imaginé par la bande Nippon Ichi.

Après des années de RPG Tactics on sent que ça dégaze chez Nippon Ichi qui n'a de cesse de s'essayer à de nouveaux genres, de nouveaux gameplays. Heureusement le ton décalé, les univers bariolés et l'humour noir ravageur ne sont jamais bien loin. Mad Rat Dead pousse d'ailleurs le bouchon un peu loin Maurice en mettant le joueur dans la peau d'un rat victime d'une vivisection au scalpel. Ressuscité par une bonne fée à queue de musaraigne, le héros nouvelle génération, le cœur à vif et la chair amorphe, doit désormais s'échapper du laboratoire, éliminer les menaces mutantes qui se dressent sur son chemin et bien entendu ourdir sa vengeance pour retrouver enfin la joie de vivre (où un truc comme ça). Malheureusement uniquement en anglais, Mad Rat Dead fait l'effort de glisser un petit scénario décalé et quelques dialogues bien déglingués dont le studio à depuis longtemps le secret. Une ambiance assez réussie qui passe aussi par des graphismes en 2D qui, sans creuser dans le glauque et le scabreux, réussissent à transmettre de petites notes dérangeantes et bizarroïdes que viennent appuyer des créatures assez improbables, des monstres faits de bric et de broc et quelques puzzles de chair géants à démanteler. Un monde de cartoon, joyeux et enfantin... mais mort.

 

Dance of the dead


Autre particularité, et pas des moindres, si Mad Rat Dead est bel et bien un jeu de plateforme dans tout ce qu'il y a de plus classique, des sauts simples et doubles aux assauts bien placés sur les cranes des ennemis, il se conjuge avec une bande son indée et variée (électro, jazz, pop et même rock) qui impose son timing au rongeur. En se faisant l'écho de ses battements de cœur (visibles à l'écran), chaque mouvement doit ainsi suivre le rythme, constamment, inlassablement, que ce soit pour les dash qui permettent d'avancer, les sauts multiples ou les attaques. Éreintant, mais parfois électrisant, ces pressions martelées sur les touches du pad se font souvent en total accords avec les pulsions de la bande sonore, créant des chaînes de combos décoiffants, beaucoup moins cependant avec les caractéristiques réelles des environnements. Si le concept est plutôt bien vu - surtout que les grands jeux de plateformes reposent déjà bien entendu sur la notion de timing - il ne prend malheureusement pas assez en compte les reliefs du level design ou la variété (limitée il est vrai) du bestiaire adverse. De quoi ajouter régulièrement des imprécisions dans les mouvements, de provoquer quelques décès prématurés. Même si les développeurs n'ont pas posé de Game Over ferme et définitif, laissant au joueur le soin de revenir quelques secondes en arrières, ces petits moments de flottements ne pardonnent pas et nécessitent systématiquement une remise en jambe un peu lourde. Imparfait donc, Mad Rat Dead a ces petits airs du jeu concept, encore un peu expérimental, ou toutes les jauges n'ont pas été parfaitement calées. Mais le potentiel est là avec une bonne idée de base, une BO énergétique, une direction artistique maîtrisée et quelques bon moments de plateformes dont les contours zombiesques changent clairement avec les gentils champis et les princesses rose bonbon.

Nathanaël Bouton-Drouard








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