FAIRY TAIL
Japon - 2020
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Fairy Tail »
Genre : RPG
Musique : Divers
Développeur : Gust
Durée : faible
Langue : Voix japonaises, textes anglais
Distributeur : Tecmo Koei
Date de sortie : 31 juillet 2020
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Fairy Tail »
LE PITCH
Lucy, jeune magicienne, rêve de rejoindre la fameuse guilde de magiciens, la Fairy Tail. Après sa rencontre avec Natsu et Happy, un chat intrépide, le rêve de Lucy devient réalité ! Mais la guilde de Fairy Tail est réputée pour le caractère imprévisible de ses membres. Natsu en est le meilleur exemple, anti-héros drôle et bagarreur !
Partagez sur :
Le diable par la queue

Incontournable du shonen manga de ces dix dernières années, Fairy Tail n'avait jusque-là bizarrement pas connu d'adaptation sur console. C'est (enfin ?) chose faite avec une production Gust qui bien entendu écarte le basique jeu d'action pour se tourner vers le RPG épique.

Enfin épique... Bien moins que le manga phare de Hiro Mashima puisque les développeurs opèrent d'emblé quelques choix étranges dans la construction du jeu. Constituée de pas moins de 63 tomes achevés aujourd'hui, la saga improbable de Natsu et Lucy n'est reproduite ici que de manière parcellaire. Même pas en reprenant le début du récit, mais bien en piochant autours des trois arcs majeurs, à savoir les « Grands Jeux Magiques », l'arc « Eclipse » et « Tartaros », tout en empruntant des bouts à « Hades » et « Avatar » en guise respectivement d'introduction et d'épilogue au jeu. De quoi agacer les grands fans, dérouter clairement les nouveaux venus et surtout construire une trame forcément hiératique et où la monté en puissance et l'amplitude sont relativement absents. Surtout qu'au milieu de tout cela, quelques confrontations mythiques sont esquivées en cutscenes pour des raisons de budget. Le problème, c'est que ces choix narratifs entament considérablement l'équilibre de la petite équipe d'une dizaine de personnages jouables, dont l'émulsion et la grande camaraderie ne pourront jamais être reproduites. Pour en découvrir quelques amorces il faut se tourner alors vers la pelleté de quêtes annexes, présentées sous la forme de requêtes de Guilde, où entre de nombreux aller-retour de livraison et autres chasses aux monstres, quelques scénettes plus ou moins creusées (dont un passage attendu de fan-service en bikini) émergent.

 

De vieux potos


L'occasion d'améliorer les lieux aussi, de se dégotter quelques habilités passives pour les héros, et là encore de booster le relationnel de l'équipe permettant alors, et c'est un comble, de faire apparaitre quelques techniques de groupes (attaques conjointes ou enchainées) et des bonus d'équipe dans les combats principaux. La camaraderie comme ingrédient constituant du gameplay d'un RPG ce n'est pas nouveau (Persona, Cold Steel...) mais l'opération semble ici grefféeà la va vite, venant juste étoffer un peu des combat au tour par tour bien trop classiques pour véritablement passionner le joueur. Gust, pourtant rompu à l'exercice avec son interminable licence des Atelier, se borne au minimum de rigueur avec quelques attaques de zones pseudo-stratégiques en guise de friandises. C'est court, surtout quand en plus de limiter les grandes figures du manga à une poignée d'ennemis modélisés en 3D (tous les autres sont des images fixes dans les dialogues), le bestiaire lambda se réduit là aussi à une petite troupe de créatures qui tourne gentiment en rond. Ce Fairy Tail sent trop souvent le projet de petite envergure, au budget trop étriqué, autant dans ses limitations scénaristiques, sa construction en couloirs fermés et des graphismes relativement pauvres. Seuls nos héros iconiques s'en sortent plutôt bien avec des modélisations et des animations qui font honneur au manga et à l'anime. Un soft bien trop anecdotique et maladroit et dont le Patch Day One (avec la correction des plus gros soucis de traduction française et quelques bugs) ne pourra pas rectifier d'un coup de baguette magique.

Nathanaël Bouton-Drouard








Partagez sur :

 

Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020