VOID TRRLM() ; // VOID TERRARIUM
Japon - 2020
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Void tRrLM() ; // Void Terrarium »
Genre : RPG
Musique : Hajime Sugie
Développeur : Nippon Ichi Software
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 10 juillet 2020
Jeu : note
Technique : note
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portoflio
LE PITCH
Dans un monde contaminé par des champignons toxiques, un robot de maintenance abandonné trouve une jeune fille prénommée Toriko, entre la vie et la mort. Il s’avère qu’il y a de forte chance pour qu’elle soit le dernier être humain présent sur cette planète. Vulnérable face aux dangers dont regorge le monde extérieur, le robot construit un refuge à l’intérieur d’un terrarium, pour lui assurer sa survie. Afin d’améliorer, ainsi que de prendre soin de la santé fragile de ...
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Effet de serre

Créateurs de Disgaea et autres RPGs joyeux et décalés, Nippon Ichi Software nous présente Robbie, petit cousin de Wall-E qui doit lui aussi malgré ses tout petits rouages sauver les restes d'une humanité dévastée. Du post-apo kawai en apparence, mais du Dungeon-crawler sévère dans ses mécanismes.

Lorsque le jeu démarre, notre Terre n'est pas vraiment en meilleur état que dans le classique animé de Pixar. Le paysage est dévasté et l'humanité anéantie par un virus fongique lâché par une IA consternée devant le pouvoir de destruction de cette espèce invasive. Rongé par le remord, cette dernière décide d'aider cependant le sympathique robot de maintenance à préserver la vie de Toriko, petit fille décidément bien frêle. On est loin ici des délires hystériques et des personnages hauts en couleurs du studio, Void Terrarium délivre plutôt une atmosphère assez lourde et délétère où l'espoir ne s'aperçoit que par intermittence et par la mignonnerie de nos deux personnages principaux. Plutôt sombre mais assez poétique dans sa direction artistique le soft propose d'ailleurs un habitat, le fameux vivarium qui sert de «hub », joliment illustré entre les teintes de verts pales et les poussières en suspension, où vont venir s'ajouter peu à peu quelques éléments de confort et de décorations ramenés des missions. L'enjeu premier de l'aventure est ainsi bel et bien d'assurer la survie de la petite demoiselle aux adorables mimiques, en lui fournissant de quoi subsister (nourriture, eau) et résister (un habitat développé), en suivant constamment son état, même en phases d'exploration, sur un moniteur expressif qui rappellera au plus vieux le Tamagotchi nomade.

 

Interdépendance


Car Void Terrarium n'est pas un simulateur de vie (restreint) mais bien un rogue-like, un RPG un peu rustre et affiné qui envoie notre pauvre Robbie aux batteries faiblardes explorer des dungeons aux constructions relativement aléatoires. Le petit bonhomme descend d'étages en étages, s'enfonce dans les profondeurs de bâtiments oubliés, à la recherche de matières premières et d'améliorations indispensables à sa progression. Du grand classique dans le genre, accompagné de l'indécrottable retour au niveau 1 à chaque entrée dans un donjon, et la lente montée en capacités à coups d'items récoltés et d'ennemis écharpés dans des couloirs étroits et des salles mals famées. Une progression lente et ardue, souvent sadiquement punitive où les habilitées permanentes s'arrachent souvent in extremis et se révèlent bien souvent indispensables avant de s'aventurer dans les niveaux suivants. Associé à un facteur chance qui ne penche pas forcément en faveur du joueur, un habillage graphique assez austère et redondant, et une difficulté générale bien présente, Void Terrarium est à réserver aux adeptes du vrai dungeon-crawler qui s'ennuient ferme dans une partie de Pokémon Dungeon Mystère. Mais une fois passée une poignée d'heures tendues et éreintantes, le jeu sait aussi récompenser les plus tenaces en amorçant une courbe de progression exponentielle de plus en en plus galvanisante, boostant efficacement l'explorateur artificielle et multipliant les options pour la petite Toriko. Comme pour le tri et l'écoresponsabilité, tout est une question de volonté.

Nathanaël Bouton-Drouard








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