MANEATER
Etats-Unis - 2020
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Maneater »
Genre : Action
Musique : Daniel James
Développeur : Blindside Interactive
Durée : élevée
Langue : Voix Anglais, Textes français
Distributeur : Deep Silver
Date de sortie : 22 mai 2020
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Maneater »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Découvrez la puissance ultime en incarnant le plus grand prédateur des mers, un REQUIN terrifiant ! Maneater est un RPG (RequinPG) d'action à un joueur en monde ouvert dans lequel VOUS êtes le requin. Consommez des nutriments pour profiter d'évolutions contre nature. Devenez un énorme requin, un grand prédateur légendaire, pour vous venger du cruel pêcheur qui vous a infligé des mutilations. Mangez. Explorez. Évoluez.
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You're Gonna Need a Bigger Boat

Lassé des multiples jeux de pêche que l'on croise autant du coté des simulations péquenots que des zones bonus de Zelda ou Animal Crossing, Maneater propose généreusement de changer le point de vue, de renverser la table. Attention les adeptes de la mouche et du trophée à écaille, le requin prépare sa revanche.

Le choix porté par les développeurs sur un pauvre petit requin bouledogue, espèce le plus souvent accusée de tous les maux dans nos océans, n'est sans doute pas un hasard. Un rescapé des filets d'un méchant pécheur qui vient de massacrer sa maman... Tout ça parce qu'elle avait massacré quelques nageurs trop gras. Un petit quelque chose du chef d'œuvre Les Dents de la mer 4 (amis connaisseurs c'est cadeaux) qui se donne des airs de pur soft concept, de fantasme ludique comme avait pu l'être il y a quelques années le très bancal Jaws Unleashed. Mais clairement Maneater, malgré sa tonalité constamment déconnante avec sa voix of de téléréalité et ses bouseux à barque et harpons qui feraient les bonnes heures de Youtube, a un tout petit peu plus d'ambition que cela. Imaginé au départ comme un add-on de luxe du sympathique Depth sortie en 2014 sur PC, proposant des battle PVP asymétrique entre nageurs et requins, l'idée a bien germé et est devenue finalement l'indépendant Maneater. Une aventure qui prend entièrement le partie du squale et propose même de survivre, à occupant son temps à récolter des loots, à dégustater tortues et poissons (comme apéritif) et découvrir quelques merveilleux trésors cachés (des plaques d'immatriculation) afin d'engranger de l'EXP pour peu à peu faire grandir et évoluer son sympathique héros. Ni plus ni moins qu'un RPG aux airs de simulation de vie aquatique en open world où tout reposerait sur la lente remontée le long de la chaine alimentaire. Mais bien entendu les premières minutes calmes passées dans les eaux saumâtre du bayou, les petites balades l'aileron à l'air libre sur des airs de « pom-pom, pom-pom, pom-pom » s'oublient très vite, laissant de côté le classique de Spielberg pour se jeter les nageoires grandes ouvertes vers le bordel d'un Peur Bleu, le gros bis débile d'un Piège en eaux troubles, voir carrément le nanar Z d'un Sharknado.

 

Au revoir et adieu jolie fille madrilène


Le menue poisson-chat des premières minutes, l'échelle restreintes des premières brasses va rapidement laisser place à une inexorable mutation vers un prédateur ultime, implacable, une machine à boulotter, voir même, grâce à quelques évolutions totalement improbables (dentitions électrique, armures...) aboutir à une créature préhistorique aux airs de Megalodon craignos. Le must en l'occurrence, en dehors de quelques morsures échangées avec les alligators et des batailles rangées avec des requins tigres, orques et cachalots, restant bien entendu les assauts sadiques et frénétiques sur les plages ensoleillées recouvertes de touristes ruisselant, et sur quelques navires de pécheurs dont les occupants sont croqués en plein saut. Un jeu de massacre dont les aspects RPG, aventures et exploration tournent il est vrai assez court à cause d'une difficulté clairement mal dosée (ça devient rapidement trop facile) et une répétitivité prévisible des missions et des ennemis. Relativement bêta dans son esprit et totalement primaire dans sa nature, Maneater n'est cependant pas l'une de ces crétineries mal torchée qui ont pu marquer les esprits (allez au hasard Goat Simulator), mais bien un vrai jeu au gameplay sobre et accessible qui a su soigner son habillage avec des zones de jeux relativement vastes, une définition qui donne une vraie présence aux fonds marins et surtout des animations plutôt fines et évocatrices. De quoi préserver une certaine efficacité, en tout cas des reins suffisamment solides pour défouler quelques heures au bas mot, et offrir une bien belle revanche à ces pauvres requins finalement bien moins dangereux que n'importe-quel abruti en yacht de plaisance.

Nathanaël Bouton-Drouard










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