TRIALS OF MANA
Seiken Densetsu 3 - Japon - 2020
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Trials of Mana »
Genre : RPG
Musique : Hiroki Kikuta
Développeur : Square-Enix
Durée : élevée
Langue : Voix Anglaises et Japonaises, Textes français.
Distributeur : Square-Enix
Date de sortie : 24 avril 2020
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Trials of Mana »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Alors que le monde avait sombré dans les ténèbres, la Déesse de Mana dégaina l'épée de Mana pour anéantir les huit bénévodons, des monstres de destruction. Elle scella ces horreurs dans les huit pierres de Mana, empêchant ainsi le royaume de sombrer dans le néant. Affaiblie par la reconstruction du monde, la Déesse prit la forme d'un arbre et tomba en un long et profond sommeil. Mais les forces du mal cherchèrent vite à libérer les bénévodons afin de prendre le contrôle du mon...
Partagez sur :
Palais de justice

Petit rêve lointain et inaccessible des années durant pour les joueurs français, le troisième chapitre de la saga Mana, Trials of Mana aura finalement connu deux sorties hexagonales à quelques mois d'écart seulement. Le classique Super Famicom inclus dans l'excellente compilation Collection of Mana, et un remake 3D tout aussi coloré mais pas forcément aussi inspiré.

Une résurrection en deux étapes particulièrement spectaculaire pour un titre sorti en 1995 mais uniquement sur le marché japonais et qui permet finalement aux joueurs français de choisir aisément leurs armes. Les puristes voulant retrouver l'expérience d'origine se tourneront rapidement vers la cartouche compilation, les autres préférant une approche légèrement plus moderne, plus vive, mettent tous leurs espoirs dans un remake qui, comme beaucoup avant lui, doit trouver le bon équilibre entre le respect du modèle et un habillage plus grand publique que la 2D pixélisée. Malheureusement la nouvelle approche se heurte assez violement à des choix esthétiques plus que discutables. Là où autrefois Seiken Densetsu 3, suite émérite du célèbre Secret of Mana, était un Action-RPG grand luxe célébrant les dernières heures glorieuses de la console Nintendo 16bit avec des graphismes spectaculaires, son double de 2020 a manifestement été conçu comme un projet à budget réduit dans une 3D modeste et loin d'être spectaculaire. Le plus gênant restant cette direction artistique curieuse où la colorimétrie tourne au flashy et les design autrefois charmants ressemblent à un RPG lambda de la décennie précédente, allures érotisées en prime. Avec ses environnements qui soufflent le chaud et le froid des cut-scenes réalisées et montées avec platitude, les seuls vrais bon apports du remake se trouve finalement du coté des sensations dans l'action.

 

Cold case


Celle-ci n'est plus à distance, et donc moins mécanique, grâce à une vue au plus près des personnages et une caméra relativement mouvante. Trials of Mana se dote en l'occurrence d'une petite nervosité inédite rendant légèrement plus souple les enchainements de coups (simple, chargé, spéciaux et esquive) parfaitement souples et rodés, combinés au fameux menu radial pour les magies essentielles et le switch de la gâchette pour alterner entre les trois personnages choisis. A noter aussi l'apparition d'une classe supplémentaire pour chacun de nos petits héros et un New Game + à l'attention des vieux routards. Si Trials of Mana ne proposait plus déjà à l'origine un multi qu'à deux joueurs (contre trois pour Secret of Mana), en 2020 où le online est tout de même largement démocratisé (c'est un euphémisme) l'aventure est tristement et uniquement solo. Un nouveau petit coup du sort pour une grande aventure qui heureusement résiste coûte que coûte et se montre toujours aussi évocatrice et entrainante lorsqu'elle se raccroche à ses origines, à son univers « Mana ». Son scénario de Fantasy relativement classique et linéaire mais découpé en multiples chapitres et autant de points de vue qui se croisent et se décroisent à chaque nouvelle partie, à chaque nouvelle constitution de trio parmi les six proposés, est toujours une petit merveille... Tout autant que les compositions entrainantes et obsédantes d'Hiroki Kikuta (Secret of Mana, Romancing SaGa) dont on préfèrera toujours les notes MIDI (en option dans les menus) aux réorchestrations synthétiques sans âmes.

Loin d'être aussi catastrophique et honteux que le précédent remake de Secret of Mana, celui de Trials of Mana peine cependant à convaincre malgré quelques apports non négligeables et une souplesse qui faisait autrefois défaut. Sans jouer les trahisons divergentes du récent Final Fantasy VII Remake (ce n'est pas du tout le même budget il faut dire), le soft pèche clairement par manque d'ambition esthétique, soit ce qui faisait toute la magie des Seiken Densestsu.

Nathanaël Bouton-Drouard










Partagez sur :
 

Petit jeu des glissements de calendriers Trials of Mana sera donc bien sorti à quelques semaines du luxueux blockbuster Final Fantasy VII Remake, absolument renversant techniquement. Un coup cruel car clairement le soin apporté n'a pas été le même. Sans atteindre les tréfonds du raté Secret of Mana, Trials of Mana manque tout de même de solidité autant dans ses modélisations en 3D assez étriquées, ses décors un peu pauvres et répétitifs, mais aussi de finition laissant entrevoir quelques textures qui apparaissent en décalage et de petits bugs de collisions. Pas forcément aussi spectaculaire qu'il aurait dû être, le titre profite tout de même d'animation plutôt vives et efficaces, ainsi que de quelques attentions appréciables comme les deux choix possibles dans les versions de la bande originale, le doublage des dialogues en anglais et japonais et la traduction française intégrale.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020